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Ambroise-Polycarpe de La Rochefoucauld

personnalité politique française
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Ambroise-Polycarpe
de La Rochefoucauld
Polycarpe, vicomte de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, ministre de la Maison du roi, Pierre-Louis Delaval, 1827
Polycarpe, vicomte de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, ministre de la Maison du roi, Pierre-Louis Delaval, 1827

Titre 1er duc de Doudeauville
(1780-1841)
Autres titres Grand d'Espagne
Pair de France
Vicomte de La Rochefoucauld
7e Marquis de Surgères
Successeur Sosthène Ier de La Rochefoucauld
Arme Cavalerie
Années de service 1781 - 1792
Commandement Gouverneur de Chartres
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Autres fonctions Pair de France
Ministre d'État
Biographie
Dynastie Maison de La Rochefoucauld
Naissance
Paris
Décès (à 76 ans)
Château de Montmirail (Marne 51210)

Orn ext Duc et pair de France (Restauration) OSE.svg
Blason La Rochefoucauld.svg

Ambroise-Polycarpe, vicomte de La Rochefoucauld (Paris, Château de Montmirail (Marne), ), 1er duc de Doudeauville, est un militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Sommaire

BiographieModifier

Ambroise-Polycarpe de La Rochefoucauld était le petit-fils d'Alexandre-Nicolas de La Rochefoucauld (1709-1760), marquis de Surgères, « dont Voltaire a cité le nom avec éloges[1] » et le fils du vicomte Jean-François de La Rochefoucauld (1735-1789), maréchal de camp, et d'Anne-Sabine-Rosalie de Chauvelin, troisième fille de Germain Louis de Chauvelin (1685-1762), marquis de Grosbois, garde des sceaux de France.

Devenu grand d'Espagne par diplôme de création en 1780[1], il a été connu, depuis cette époque, sous le titre de duc de Doudeauville[2].

À quatorze ans, Ambroise-Polycarpe-Doudeauville épouse une descendante de Louvois, Mlle de Montmirail. Entré, deux ans après, au service comme sous-lieutenant de dragons, il appartint aux armées du roi jusqu'en 1792. À cette époque, il était major en second de cavalerie[1].

Officier supérieur, gouverneur et grand-bailli d'épée de la ville de Chartres à l'époque de la Révolution française[2], ce fut en sa qualité de grand-bailli qu'il présida, en 1789, l'assemblée de ce bailliage lors de l'élection des députés aux États généraux[3].

Il émigra et se livra à une suite de voyages d'études dans divers pays de l'Europe. Rentré en France sous le Consulat (1800[3]), il se tint à l'écart de la politique, et, malgré les avances de Napoléon Ier, n'accepta de lui que les fonctions de membre du conseil général de la Marne[1].

Lors du rétablissement du trône des Bourbons, le duc de Doudeauville fut nommé par S.A.R. Monsieur, lieutenant-général du royaume (futur Charles X de France), commissaire extraordinaire du Roi dans la 2e division militaire (Mézières), le [3]. Louis XVIII le nomma, le 4 juin suivant, à la Chambre des pairs, avec institution de pairie au titre ducal dont il était revêtu comme grand d'Espagne[3], et, le 13 août de la même année, il fut créé chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis[3]. M. de La Rochefoucauld y siégea parmi les plus ardents royalistes, vota pour la mort dans le procès du maréchal Ney, et s'attacha particulièrement à combattre la liberté de la presse, « où il voyait une source de ruine pour le pays »[1].

Lors du retour de l'île d'Elbe, en , le duc de Doudeauville signa l'adresse que les fondateurs de l'Association paternelle des chevaliers de Saint-Louis envoyèrent au roi. Dès que le roi fut de retour dans sa capitale, il nomma Doudeauville président du collège électoral du département de la Marne, et depuis lors, ce dernier présida ce collège sans interruption, pour toutes les sessions, ainsi que le conseil général du même département. Il fut aussi nommé, par le roi, président du conseil supérieur de l'École polytechnique[3].

Nommé, le [3], directeur général des Postes, il acquit la réputation d'un administrateur habile et introduisit dans son service des améliorations notables[1].

Il devint successivement ministre d'État, membre du conseil privé le , officier de la Légion d'honneur le 17 août suivant, « chevalier commandeur » des ordres du Roi, le et enfin, le 4 août de la même année, Charles X le nomma ministre-secrétaire-d'État au département de la Maison du roi en remplacement du maréchal de Lauriston : il conserva ce ministère jusqu’au [1]. Un des principaux actes de son passage aux affaires fut l'acquisition, pour le domaine royal, de la terre de Grignon et l'établissement sur cette terre de l'Institution royale agronomique de Grignon, connue aujourd'hui sous le nom d'École d'agriculture de Grignon.

« Il blâma, dit-on, l'attitude du pouvoir aux obsèques de son cousin François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld-Liancourt[1] », combattit également, en 1827, le licenciement de la garde nationale, et, lorsque cette mesure eut été adoptée, donna sa démission de ministre () pour se livrer tout entier à la direction d'établissements de bienfaisance[1].

Très attaché à la branche aînée des Bourbons, il vit avec tristesse la révolution de Juillet 1830[1]. Après avoir pris la parole à la Chambre des pairs, contre les propositions qui tendaient au bannissement perpétuel des princes qu'il avait servi, il écrivit au président () qu'il ne siégerait plus, et son nom fut, à partir de cette date, rayé de la liste des pairs de France.

Le duc de Doudeauville, « imitant les actes de bienfaisance et de libéralité qui depuis des siècles ont été, pour ainsi dire, l'apanage de toutes les générations de sa famille »[4], a fondé, à Montmirail, un hospice auquel il a depuis accordé différentes sommes pour contribuer à son entretien[4].

RécapitulatifsModifier

Ascendance & postéritéModifier

Fils de Jean-François de La Rochefoucauld (1735-1789), marquis de Surgères, comte de Morville[Lequel ?], de Turny et de Vernisy, seigneur d'Armenonville, maréchal de camp, et d'Anne-Rosalie Chauvelin, le duc de Doudeauville avait pour frères et sœurs :

  1. Anne Alexandrine Rosalie ( - exécutée à Paris le 18 ventôse an II : , guillotinée), mariée avec Armand Alexandre Roger de La Rochefoucauld (1748-1774), comte de Durtal, sans postérité ;
  2. Louis Charles (1754-1757) ;
  3. Alexandrine Espérance Aglaé (1759-1760) ;
  4. Alexandre Louis Eugène (1760-1764) ;
  5. Anne Dominique (1761-1764).

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Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Robert & Cougny 1891, p. 600.
  2. a et b Courcelles 1827, p. 112.
  3. a b c d e f g h et i Courcelles 1827, p. 113.
  4. a et b Courcelles 1827, p. 114.
  5. a et b Velde 2005, p. Lay peers.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Pour approfondir 

ChronologiesModifier