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Ambassade de France en Italie
Drapeau de la France
France
Vue de la mission diplomatique
Le Palais Farnèse.

Lieu Piazza Farnese 67
Rome 00186
Coordonnées 41° 53′ 41″ nord, 12° 28′ 15″ est
Ambassadeur Christian Masset
Nomination
Site web http://www.ambafrance-it.org/

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Ambassade de France en Italie

Géolocalisation sur la carte : Rome

(Voir situation sur carte : Rome)
Ambassade de France en Italie

Voir aussi : Ambassade d'Italie en France
Ambassadeurs françaisConsuls français

L'ambassade de France en Italie est la représentation diplomatique de la République française auprès de la République italienne. Elle est située à Rome, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2017, Christian Masset, aussi accrédité auprès de la République de Saint-Marin.

Sommaire

AmbassadeModifier

L'ambassade occupe le Palais Farnèse, sur la Piazza Farnese à Rome, lequel accueille aussi la Résidence de France ainsi que l'École française de Rome. Le consulat de France se trouve dans une rue à l'arrière du palais, au no 251 de la Via Giulia.

HistoireModifier

Article détaillé : Palais Farnèse.

En 1874, la France obtient de louer une partie du Palais Farnèse auprès de François II, dernier roi des Deux-Siciles en exil, et y installe l’ambassade. Auparavant, aux XVIIe et XVIIIe siècles, des ambassadeurs des rois de France auprès de la cour de Rome y résidèrent à diverses reprises[1].

L'édifice était né de l'ambition d'Alexandre Farnèse (1468-1549), devenu cardinal puis pape, qui souhaitait une résidence à la hauteur de son pouvoir et à la dimension de sa progéniture. Plusieurs architectes, parmi lesquels Michel-Ange, se succèdent pour mener à bien cette œuvre qui ne fut terminée qu'en 1603, le palais passant aux descendants de Farnèse, son petit-fils Alexandre « Le Jeune » puis son arrière-petit-fils Édouard, tous deux cardinaux. Il fut néanmoins rarement habité, le pouvoir étant alors plutôt à Parme qu'à Rome. Il fut alors fréquemment loué, au XVIIe siècle à d'illustres Français, tels Jean du Bellay, oncle du poète, Alphonse de Richelieu, frère du premier ministre, le duc de Chaulnes, le duc d'Estrées ou le marquis de Lavardin.

Au XVIIIe siècle, le palais entra dans le patrimoine des Bourbon de Naples. Les ambassadeurs de France ou de Naples venaient y donner des spectacles pyrotechniques, afin d'éblouir la Cour. En 1818, le roi Ferdinand Ier s'y installa, entreprenant au passage les premiers travaux importants depuis la construction de l'édifice.

Rome étant devenue la capitale du Royaume d'Italie, Emmanuel de Noailles se mit en quête d'une résidence honorable pour son ambassade. L'affaire fut rapidement conclue avec François II et l'année suivante, en 1875, l'autre partie du bâtiment abrita l'École française d'histoire et d'archéologie.

Le palais fut acheté par l'État français en 1911, pour la somme de 3,4 millions de francs. Mais devant l'émoi des Italiens, le gouvernement de Rome racheta l'édifice en 1936, avec un bail de 99 ans et un loyer symbolique d'une lire en échange de l'entretien du bâtiment par la France. Réciproquement et dans les mêmes conditions, la France offre à l'Italie l'Hôtel de La Rochefoucauld-Doudeauville pour y installer son ambassade.

La restauration complète du Palais Farnèse a commencé en 1998 grâce à un partenariat avec le Ministère de la Culture italien.

Ambassadeurs de France en ItalieModifier

Avant le RisorgimentoModifier

à FlorenceModifier

  Grand-duché de Toscane
  Royaume d'Étrurie
1807-1814 
  Empire français (annexion)
  Grand-duché de Toscane

à NaplesModifier

  Royaume de Naples
  Royaume de Naples
  Royaume de Naples
  Royaume des Deux-Siciles
  Royaume d'Italie

à TurinModifier

  Duché de Savoie
1802-1814 
  Empire français (annexion)
  Royaume de Sardaigne

à VeniseModifier

 
L'entrée de Jacques–Vincent Languet, Comte de Gergy, ambassadeur de France à Venise au Palais des Doges, le 4 novembre 1726 (tableau de Canaletto, Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).
  République de Venise
  République italienne

Relations diplomatiquesModifier

La République de Saint-MarinModifier

Les relations politiques entre Saint-Marin et la France remontent au Directoire, avec l'ouverture en 1855 d'une légation sanmarinoise à Paris. C'est le consulat général de Florence qui a toujours assuré la représentation de la France. En 1997, la France a nommé pour la première fois l'ambassadeur de France en Italie comme représentant diplomatique auprès de la République de Saint-Marin.

ConsulatsModifier

Outre celui de Rome, il existe trois autres consulats généraux de France en Italie, basés à Turin, Naples et Milan, ainsi que plusieurs consuls honoraires situés à :

Communauté françaiseModifier

Le nombre de Français établis en Italie est estimé à 70 000. Au 31 décembre 2016, 44 112 sont inscrits sur les registres consulaires en Italie[5]. Au 31 décembre 2014, les 46 113 inscrits étaient ainsi répartis entre les quatre circonscriptions consulaires : Rome : 15 978 • Milan : 18 085 • Naples : 3 425 • Turin : 8 625[6].

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004
30 71735 68241 13341 797
2005 2006 2007 2008
41 49444 49744 56146 224
2009 2010 2011 2012
46 61846 55448 35246 987
2013 2014 2015 2016
46 89646 11344 83544 112
2017 2018 - -
43 87741 544--
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016)

Circonscriptions électoralesModifier

Depuis la loi du [7] réformant la représentation des Français établis hors de France avec la mise en place de Conseils consulaires au sein des missions diplomatiques, les ressortissants français d'Italie élisent pour six ans des conseillers consulaires dans chacune des circonscriptions suivantes :

  1. Rome, Naples, La Valette (Malte) et Cité du Vatican (Vatican) : 5 conseillers ;
  2. Milan, Turin et Gênes : 5 conseillers.

Ces derniers ont trois rôles :

  1. ils sont des élus de proximité pour les Français de l'étranger ;
  2. ils appartiennent à l'une des quinze circonscriptions qui élisent en leur sein les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ;
  3. ils intègrent le collège électoral qui élit les sénateurs représentant les Français établis hors de France. Afin de respecter la représentativité démographique, deux délégués consulaires sont élus dans les deux circonscriptions (un dans la 1re et un dans la 2e) pour compléter ce collège électoral.

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, l'Italie appartenait jusqu'en 2014 à la circonscription électorale de Rome[8] comprenant aussi Malte, Saint-Marin et le Vatican, et désignant quatre sièges. L'Italie appartient désormais à la circonscription électorale « Europe du Sud » dont le chef-lieu est Rome et qui désigne cinq de ses 21 conseillers consulaires pour siéger parmi les 90 membres de l'Assemblée des Français de l'étranger[9].

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, l'Italie dépend de la 8e circonscription.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. En 1701 : Le Roi déclare le 12 avril Charmont, secrétaire de son cabinet, ambassadeur à Venise, à la place de la Haye, qui demande depuis longtemps à revenir.
  2. En 1704, on conte le 19 février comme une chose certaine que les bruits qui ont couru d'une déclaration des Vénitiens contre les Couronnes ne sont pas bien fondés, et on sait seulement que la république est fort mécontente de l'ambassadeur de France, qui se nominait Hennequin de Charmont, lequel était secrétaire du cabinet du Roi, après avoir été son procureur général au Grand Conseil.

RéférencesModifier

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