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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fava.

Amand-Joseph Fava
Image illustrative de l’article Amand-Joseph Fava
Photographie de Mgr Fava par Pierre Petit
Biographie
Naissance
Ordination sacerdotale par le Cardinal Florian-Jules-Félix Desprez
Décès (à 73 ans)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le Cardinal Florian-Jules-Félix Desprez
Dernier titre ou fonction Évêque
Évêque de Grenoble
Évêque de Fort-de-France et Saint-Pierre

Blason
Accepit Puerum et Matrem ejus
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Amand-Joseph Fava[1] né le 11 février 1826 à Evin-Malmaison (Pas-de-Calais) et décédé le 17 octobre 1899, était un évêque français.

Sommaire

BiographieModifier

Évêque de Fort de France et de Saint-Pierre (1871-1875)Modifier

Il est nommé Évêque de Fort de France et de Saint-Pierre le et consacré par Mgr Florian Desprez, archevêque de Toulouse le . Son épiscopat est marqué par la volonté de réaffirmer l'autorité de l'Église et de l'ordre colonial en Martinique. Fidèle à ses convictions ultra-conservatrices, il rappelle sans cesse la nécessaire obéissance aux autorités, particulièrement à celle des clercs[2] et développe aussi le culte du Sacré-Cœur[3]. En 1873, il lance un chantier de rénovation de la cathédrale Notre-Dame-du-Bon-Port[4]. Il affirme aussi son refus d'un clergé indigène, d'origine mulâtre, en fermant le Grand Séminaire de Saint-Pierre, il s'agit pour lui d'éliminer les jeunes gens de couleur qui ne serait pas assez motivés en les obligeant à se former à Paris[5]. Enfin, il s'oppose fermement à la création par le Conseil général de la Martinique d'un lycée laïque qui ferait concurrence au Séminaire-Collège des Spiritains[6].

Évêque de Grenoble (1875-1899)Modifier

Son épiscopat à Grenoble est émaillé par de nombreuses luttes avec la franc-maçonnerie qui lui valent entre autres l'inimitié de la municipalité de sa ville épiscopale. À la suite d’une lettre qu’il adresse à son clergé le 22 janvier 1886, le Conseil d’État prononce l’abus contre lui, le motif étant d'« exciter son clergé au mépris du gouvernement de la République ». Il fonde le journal La Croix de l’Isère et fait promulguer de nouveaux statuts pour son chapitre cathédral. En 1883-1884, une façade en ciment moulé est appliquée sur la cathédrale Notre-Dame par l'architecte Alfred Berruyer (cet ajout sera supprimé en 1990). Le congrès national de l’ACJF (Action Catholique de la Jeunesse Française) se tient à Grenoble en 1892. En 1896, Mgr Fava fête son jubilé épiscopal et reçoit à cette occasion du pape Léon XIII le pallium.

Militant antimaçonniqueModifier

Connu pour ses livres et pamphlets antimaçonniques, il est le fondateur en 1884, la même année que l’exhortation de Léon XIII, de la revue La Franc-maçonnerie démasquée, revue mensuelle des doctrines et des faits maçonniques. En 1892, l'évêque cède sa revue à l'abbé Gabriel de Bessonies[7].

ThéoriesModifier

Mgr Fava voyait en la franc-maçonnerie, « la mère de toutes les révolutions »[8]. Il fait remonter l'origine de la maçonnerie au socinianisme[9], reprenant la thèse de Jacques-François Lefranc.

PortraitsModifier

BibliographieModifier

  • Bernard Bligny (dir.), Le diocèse de Grenoble, Beauchesne, Paris, 1979.
  • Alfred Rastoul, Souvenirs d'un jubilé épiscopal, Grenoble, 1896.

PamphletsModifier

  • Lettre pastorale de Monseigneur l'évêque de Grenoble : à son clergé et aux fidèles de son diocèse ... sur l'apostasie maçonnique, Grenoble : Baratier et Dardelet, 1885. 23 p.

LivresModifier

  • La Franc-Maçonnerie, Paris, 1880.
  • Croisade réparatrice des francs-catholiques, 1881.
  • Discours sur le secret de la Franc-Maçonnerie, 1882.
  • Le Secret de la Franc-Maçonnerie, Lille, 1883.
  • Appel aux catholiques français et aux catholiques des diverses nations, 1896.
  • Y a-t-il des femmes dans la franc-maçonnerie ?, avec Léo Taxil, H. Noirot, (1891)
  • Philippe Delisle, Histoire religieuse des Antilles et de la Guyane françaises : Des chrétiens sous les tropiques ? 1815-1911, Paris, Karthala, , 343 p. (ISBN 2-84586-085-4)
  • L’église martiniquaise et la piété populaire XVIIe – XXe siècles : catalogue de l’exposition, février-mai 2001, Fort-de-France, Archives départementales de la Martinique, , 123 p. (ISBN 2-86149-021-7), p. 18-19

Sur Amand-Joseph FavaModifier

  • L'existence des loges de femmes affirmée par Mgr Fava évêque de Grenoble et par Léo Taxil; recherches à ce sujet et réponse à M. Aug. Vacquerie, rédacteur du Rappel, par Adolphe Ricoux (Léo Taxil lui-même sous pseudonyme), Paris : Téqui, [1891?]

Liens et références externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Et non Armand-Joseph, comme on le voit parfois écrit : absolument toutes les sources d'époque (livres dont Mgr Fava était l'auteur, annuaires diocésains, etc) consultables dans les archives indiquent bien le prénom Amand et non Armand, il convient donc de rectifier cette erreur.
  2. Philippe Delisle, Histoire religieuse des Antilles et de la Guyane françaises : Des chrétientés sous les tropiques ? 1815-1911, Paris, Éditions Karthala, coll. « Mémoire d'Églises », (ISBN 2-84586-085-4, OCLC 44971779, notice BnF no FRBNF37119805), p. 183
  3. ibidem p. 191
  4. ibidem p. 161
  5. ibidem p. 245
  6. ibidem p. 275
  7. revue Politica Hermetica n°4, 1990, Maçonnerie et antimaçonnisme: de l'énigme à la dénonciation, p.39 Livre en ligne
  8. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article « Révolution française », p.725
  9. Amand-Joseph Fava, Discours sur le secret de la Franc-Maçonnerie, 1882, p.9