Amable Audin

archéologue, fondateur du Musée de la civilisation gallo-romaine

Amable Audin
Archéologue
Image illustrative de l’article Amable Audin
Présentation
Naissance
Lyon 3e, Drapeau de la France France
Décès (à 90 ans)
Lyon 4e, Drapeau de la France France
Nationalité française
Activité de recherche
Découvertes principales Site antique de Lyon : odéon, théâtre et pseudo-sanctuaire de Cybèle.
Autres activités Conservateur des collections gallo-romaines de Lyon
Entourage familial
Parents Marius Audin
Famille frère : Maurice Audin (éditeur)

Amable Audin est un archéologue français né à Lyon le et mort dans la même ville en le [1]. Il est l'un des spécialistes du monde gallo-romain de Lugdunum (Lyon).

Plan relief de Lugdunum selon les théories d'Amable Audin, exposé au musée gallo-romain de Fourvière.

FamilleModifier

Amable Audin appartient à une très ancienne famille d'humanistes et imprimeurs lyonnais.

Son père, l'imprimeur Marius Audin[2] (imprimerie « Aux deux Collines »), s’intéresse beaucoup à l’histoire, notamment à celle de l'imprimerie, et fonde en 1942 le musée des Arts et Traditions populaires de Beaujeu (69)[3].

Il a un frère : l'éditeur Maurice Audin, qui fonde le musée de l’imprimerie à Lyon[3].

BiographieModifier

Né à Lyon le [4], Amable Audin se passionne pour l'archéologie dès sa jeunesse. Il effectue sa première fouille à l'âge de vingt ans.

À partir de 1952, il succède à Pierre Wuilleumier à la direction des fouilles du site archéologique romain de Fourvière et enrichit le patrimoine de l'antique ville romaine de Lugdunum (Lyon) de plusieurs monuments majeurs : l'odéon, le théâtre et le pseudo-temple de Cybèle, puis l'amphithéâtre des Trois Gaules. Audin recueille aussi dans ses notes les renseignements archéologiques des multiples découvertes fortuites dans les quartiers de Vaise et du cinquième arrondissement de Lyon. Ses notes et ses plans sont parfois la seule documentation de vestiges ensuite détruits par les travaux urbains. Il en publie en 1956 une synthèse : La topographie de Lugdunum, plusieurs fois enrichie et rééditée[5].

En 1968, il est le premier à observer un tronçon du rempart romain qui sera dégagé en 2012 et à côté duquel on trouvera le murus gallicus.

Conservateur des collections gallo-romaines de la ville de Lyon, il réussit à convaincre le maire Louis Pradel de la nécessité de construire un musée lyonnais de la civilisation gallo-romaine : le musée gallo-romain de Fourvière voit le jour en 1975, et Amable Audin en est le premier conservateur.

Il est membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Il a fait partie du comité de patronage de Nouvelle École[6].

Il meurt à Lyon le [4],[7].

PublicationsModifier

  • « Liste de 57 publications de 1943 à 1985 », avec liens en ligne, sur persee.
  • [Audin 1945] Les Fêtes Solaires - Essai sur la religion primitive, Presses Universitaires de France, coll. « Mythes et Religions », .
  • [Audin 1947] « Le confluent et la croisée de Lyon », Géocarrefour, vol. 22, nos 1-4,‎ , p. 99-130 (lire en ligne [sur persee]).
  • [Audin 1951] « Janus, le génie de l'Argiletum », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, Lyon, no LH-10,‎ , p. 52-91 (lire en ligne).
  • [Audin 1956] Essai sur la topographie de Lugdunum, Lyon, Institut des études rhodaniennes de l’université de Lyon, coll. « Revue de géographie de Lyon, Mémoires et Documents » (no 11), (réimpr. 1964 (3e édition augmentée)), 1re éd., 175 p..
  • [Audin 1965] Lyon, miroir de Rome dans les Gaules, Fayard, coll. « Résurrection du passé », , 224 p..
  • [Audin 1984] La conspiration lyonnaise de 1790 et le drame de Poleymieux, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, .

En collaborationModifier

  • [Couchoud & Audin 1952] Paul-Louis Couchoud et Amable Audin, « Requiem aeternam… L'ascia, instrument et symbole de l'inhumation », Revue de l'histoire des religions, vol. 142, no 1,‎ , p. 36-66 (lire en ligne [sur persee]).

AnecdoteModifier

Amable et Maurice Audin partageaient un même bureau, et Amable s'occupait parfois d'édition comme Maurice d'archéologie.

Notes et référencesModifier

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. [Le Mer & Chomer 2007] Anne-Catherine Le Mer et Claire Chomer, Carte archéologique de la Gaule 69/2 : Lyon, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, coll. « Académie des inscriptions et belles-lettres », , 1re éd., 884 p. (ISBN 978-2-87754-099-5), p. 118.
  3. a et b Favier 2009, p. 8.
  4. a et b Acte de naissance d'Amable Audin, Archives municipales numérisées[Où ?] de l'état civil de Lyon, no 3/1899/1203. Date et lieu du décès mentionnés en marge de l’acte.
  5. Le Mer & Chomer 2007, p. 121-122.
  6. [Camus & Monzat 1992] Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 358.
  7. https://deces.matchid.io/search?size=n_60_n&q=Amable+Audin

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • [Burdy] Jean Burdy, « Audin, Amable », dans Dominique Saint-Pierre (dir.=, Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon, Éditions de l'Académie, , p. 70-72.
  • [Favier 2009] Guillaume Favier, D’un musée du livre au musée lyonnais de l’imprimerie : une fondation par Maurice Audin (master 2 en Histoire - Cultures de l’écrit et de l’image), Université Lumière Lyon 2, , 121 p. (lire en ligne [PDF] sur enssib.fr).  

Liens externesModifier