Alsaphot
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Alsaphot est une marque française d'appareils photographiques produits de 1947 à 1970 par la société Alsetex.

Alsaphot Maine I
Alsaphot Maine II

HistoireModifier

Alsaphot était le département photographique de la société ALSETEX (Alsacienne d'études et d'exploitation) qui sera rachetée plus tard par Schneider et la Banque de Paris. Alsetex comportait deux autres branches : la Société alsacienne d'explosifs et d'applications chimiques et la Société de recherche et d'études d'exploitation. La maison mère se trouvait à Richwiller, dans le Haut-Rhin. Elle possédait quatre autres usines, à Grenoble, Angers, Précigné dans la Sarthe et Woensdrecht aux Pays-Bas.

La société Alsetex[1] existe toujours mais ne produit plus d'appareils photographiques Elle est spécialisée dans la conception et la fabrication de munitions complètes pour l'armée Française et les armées étrangères, ainsi que des matériels d'interventions pour les forces de sécurités militaires et civiles, pyrotechnie civile et militaire.

La marque Alsaphot a été lancée au lendemain de la Guerre, un moment très favorable à l'industrie photographique en France où la demande était forte et le marché protégé. Parmi ses nombreuses créations se distinguent deux appareils particulièrement ingénieux, l'un et l’autre conçus par Lucien Dodin. Le Cyclope (1950) est un 6x9 (cm) rendu compact par un astucieux jeu de miroirs, le film étant tourné vers le photographe tandis que l'objectif est déporté à hauteur du viseur. L'Alsaflex (1952) est un petit 24x24 (mm) réflex mono-objectif à obturateur à rideaux métalliques et objectifs interchangeables. La miniaturisation du système de visée est obtenue par réflexion latérale, le miroir escamotable pivotant autour d'un axe vertical (la licence sera reprise en 1963 par Olympus pour la série Pen F, réflex de poche de format 18x24).

Elle a construit en sous-traitance un troisième appareil remarquable le Bioflex (1954), un reflex bi-objectifs 6×6 (cm) parmi les plus perfectionnés de son temps, créé par PRELUX, puis commercialisé par une Société de la Côte d'Or. La Société Commerciale BIOFLEX était domiciliée à Paris, au 43 de la rue de Courcelles (17e arrondissement). La réalisation des pièces et le montage se faisaient pour l’essentiel à Angers, puis la fabrication lui a été retirée vers 1957. Les objectifs des modèles les plus élaborés étaient signés Boyer, SOM-Berthiot ou Sagem.

Comme la plupart de ses homologues en France, l’entreprise périclita dans les années soixante avec la montée en puissance des importations allemandes et japonaises.

L’insigne de la marque était une cigogne en vol tenant au bec une banderole Alsaphot en forme de film perforé.

Notes et référencesModifier

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