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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rabbe.
Alphonse Rabbe
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Alphonse Rabbe, né le [1] à Riez (actuelles Alpes-de-Haute-Provence), mort le à Paris, est un journaliste, un historien, un écrivain romantique et un poète en prose français.

Sommaire

BiographieModifier

Alphonse Rabbe passe une enfance sans histoire en Provence, puis en 1802 quitte la maison familiale et à Paris travaille dans des ateliers de peintres comme celui de Jacques Louis David. Il revient en Provence continuer ses études de droit avant de repartir à Paris tenter le théâtre. Finalement, Napoléon ayant conquis l'Europe, il entre dans l'administration militaire en Espagne pendant deux ans. Après cette mission, il revient en France, ayant contracté la syphilis. Ensuite il participe à des travaux historiques. En 1815 Alphonse Rabbe prend parti pour la Restauration et agit avec les royalistes de Provence. Mécontent du poste ridicule qu'on lui offre en échange de ses services lors de la Seconde Restauration, il se lance dans l'opposition Libérale et républicaine. Il fonde un journal libéral, Le Phocéen à Marseille, qui lui vaudra des persécutions, des procès et beaucoup d'ennuis. Aussi, abandonnant Le Phocéen, il écrira, à partir de 1822, dans de nombreux journaux libéraux comme L'Album ou Le Courrier français (fondé en 1820) des articles sur les beaux-arts avec des idées libérales. Il continue les travaux historiques pour vivre. Il est sans cesse en contact avec des romantiques. Victor Hugo devient son ami. À partir de 1825, il vit en marge, gagné par sa maladie, défiguré et obligé de se droguer à l'opium pour diminuer ses souffrances. Il se persuade qu'on lui a volé un roman, La Sœur grise (dont personne n'a jamais trouvé trace). Il écrit son Album d'un pessimiste dont il a publié quelques extraits en 1823 et qui fut publié à titre posthume en 1835 par son neveu Léon Rabbe.

Malade, Alphonse Rabbe, selon la plupart, se suicide en absorbant de l'opium en 1829[2],[3],[4].

En hommage, la bibliothèque de Riez a été baptisée à son nom en 2007[5].

PostéritéModifier

La réputation d'Alphonse Rabbe est liée à son Album d'un pessimiste. Ses amis, comme Alexandre Dumas, Victor Hugo dans ses Chants du Crépuscule, Sainte-Beuve dans Portraits contemporains, ou des auteurs comme Charles Baudelaire, dans ses Fusées, ont gardé son souvenir. Plus tard André Breton ne l'oubliera pas dans son Manifeste du surréalisme.

Quelques œuvresModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Travail pour l'introduction du Voyage pittoresque en Espagne par A.Laborde, 1808
  • Précis d'histoire de la Russie, 1812
  • Résumé de l'histoire d'Espagne, 1823
  • Résumé de l'histoire du Portugal, 1823
  • Résumé de l'histoire de la Russie, 1825
  • Histoire d'Alexandre I empereur de Russie, 1826
  • [posthume] Album d'un pessimiste. Variétés littéraires, politiques, morales et philosophiques, précédé d'une pièce en vers de Victor Hugo, et d'une notice par Louis-François L'Héritier, Paris, Librairie de Dumont, 1835 — sur Gallica.

Notes et référencesModifier

  1. Et non en 1786 comme l'indiquent la plupart des biographies, selon Lucienne de Wieclawik, Alphonse Rabbe dans la mêlée politique et littéraire de la Restauration : thèse principale pour le Doctorat ès Lettres présentée à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l'Université de Paris, A. G. Nizet, 1963, 595 pages, p. 86.
  2. Selon Jules Claretie, Élisa Mercœur, Hippolyte de La Morvonnais, George Farcy, Charles Dovalle, Alphonse Rabbe, Paris, Librairie de Mme Bachelin-Deflorenne, 1864, p. 109-110, Mignet se trompe quand il parle d'un accident à la suite de l'absorption d'une trop forte dose d'opium.
  3. Louis Désiré Véron, Revue de Paris, Paris, 1836, tome 32, p. 58.
  4. Yves Touraine, Le suicide ascétique : essai, Nouvelles Éditions Debresse, 1960, 115 pages, p. 76.
  5. Alphonse Rabbe est abondamment évoqué dans Le Roman des Brigands de Robert Niel (Château-Arnoux, 2007) (ISBN 9782953056310).

Liens externesModifier