Alphonse Poitevin

chimiste français

Louis-Alphonse Poitevin né le à (Conflans-sur-Anille et mort le dans la même ville, est un ingénieur chimiste et photographe français.

Alphonse Poitevin
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Fonction
Maire de Conflans-sur-Anille (d)
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Archives nationales (F/18/1813)Voir et modifier les données sur Wikidata
Portrait

BiographieModifier

Poitevin étudia de 1843 à 1845 à l’École Centrale de Paris[1], et fut affecté comme ingénieur aux salines de Dieuze, de Montmorot et de Gouhenans. Il dirigea les verreries d’Ahun-les-Mines et de Folembray.

Ses connaissances de chimie, Alphonse Poitevin les appliqua à la recherche de nouveaux procédés concernant la photographie encore balbutiante. Nommé par ses pairs le 3e homme de la photographie à l'égal de Niépce et de Daguerre, il inventa entre autres :

  • la photolithographie, premier procédé permettant de reproduire une image et donc utilisé pour l'imprimerie ;
  • Le cyanotype (1861) ;
  • la photographie inaltérable dite « au charbon[2] » ;
  • le procédé d'impression aux encres grasses en couleur ;
  • un procédé d'encrage des billets pour les rendre infalsifiables.

En 1863, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[3].

Frédéric Proust, photographe, s'est vu confier la gestion de sa collection et de ses archives par les descendants de Poitevin. Il a réhabilité un des plus anciens ateliers photographiques du monde, créé par Alphonse Poitevin au 171, rue Saint-Jacques à Paris, pour s'y installer.

 
Le nom Poitevin figurant aux côtés des grands noms de la photographie comme Niepce, Daguerre et Talbot lors d'un concours de photographie en 1897

DistinctionsModifier

ÉcritsModifier

  • Traité de l'impression photographique sans sels d'argent, contenant l'histoire, la théorie et la pratique des méthodes et procédés de l'impression au charbon, de l'hélioplastie…, Paris, Leiber, 1862 (Lire en ligne)
  • Traité des impressions photographiques, Paris, Gauthier-Villars, 1883 ; Marseille, Laffitte reprints, 1983

Notes et référencesModifier

  1. D'après « Anciens élèves de l’École Centrale de Paris », sur Centrale-histoire.centraliens.net (consulté le ), où l'on peut consulter notamment l’Annuaire des anciens élèves de l’École centrale (1889).
  2. Cf. à ce sujet Jean Yvon Guilloux, « Le procédé au charbon », sur Galerie photo (consulté le )
  3. « Cote LH/2190/39 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier