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L'allomorphe est l'équivalent en morphologie de l'allophone en phonologie[1]. De même que plusieurs réalisations d'un phonème sont possibles, un morphème peut prendre plusieurs formes selon des contextes phonologiques ou morphologiques. Il s'agit d'une unité concrète faisant partie d'une unité abstraite.

DescriptionModifier

Un allomorphe a un même sens ou une même fonction et une forme différente. Pour parler d'un morphème, on choisit en général le morphe (la forme) qui apparait dans le plus de contextes.

  1. Exemples d'allomorphes en variantes libres :
    tu t'assois / tu t'assieds ; il s'assoit / il s'assied ; je paye / je paie etc.
    en anglais, le pluriel a trois allophones [-s], [-z] et [-iz] qui sont des variantes phonologiques des deux allomorphes du pluriel, la flexion -s (cats / dogs) et la flexion -es (buses), respectivement.
  2. Exemples d'allomorphes en variante contextuelle (ou variante combinatoire) :
    je / j’ / me / m’ / moi.

Un verbe conjugué se réalise sous la forme de plusieurs allomorphes ; quatre allomorphes dans le cas du verbe aller : all-, i-, v-, aill-, ce qui donne : nous allons / nous irons / il va / qu'il aille.

Autres aspectsModifier

  • Pour certains auteurs[réf. nécessaire], le terme allomorphe ne désigne que les variantes contextuelles.

RéférencesModifier

  1. Joëlle Tamine-Gardes, « Introduction à la morphologie », L Information Grammaticale, vol. 10,‎ , p. 37–39 (DOI 10.3406/igram.1981.2429, lire en ligne, consulté le 5 février 2016)