Alliance pour la paix et la liberté

mouvement politique européen

Alliance pour la paix et la liberté
Image illustrative de l’article Alliance pour la paix et la liberté
Logotype officiel.
Présentation
Président Roberto Fiore
Fondation [1]
Siège Sentier de Montigny 6060, Gilly, Belgique
Vice-président Nick Griffin
Think tank Europa Terra Nostra
Positionnement Extrême droite[2]
Idéologie Ultranationalisme[3]
Groupe au Parlement européen Non-inscrits
Site web apfeurope.com
Représentation
Députés européens
3  /  705

L'Alliance pour la paix et la liberté (en anglais : Alliance for Peace and Freedom, APF) est un mouvement politique européen créé en 2015, rassemblant divers mouvements ultranationalistes en Europe. Son premier secrétaire général est Roberto Fiore, il en devient président en . Son vice-président est Nick Griffin, tandis que son secrétaire général est le Suédois Stefan Jacobsson. La plupart des partis membres ont appartenu au Front national européen, dissous en 2009.

Le parti souhaite établir un réseau de mouvements nationalistes à travers l'Europe qui coopéreront pour renforcer leurs idéaux communs[4]. Le parti coopère et soutient d'autres groupes nationalistes européens non membres, notamment l'ex-parti membre grec Aube dorée, les Italiens du Mouvement social – Flamme tricolore[5], l'Alternative pour la Suède (en)[6] et les Chypriotes du Front populaire national[7].

IdéologieModifier

L'Alliance pour la paix et la liberté est qualifiée de néonazie par plusieurs journaux[8],[9],[10], et de néofasciste par d'autres[10],[11],[12].

Le groupe œuvre pour « une Europe des nations souveraines dans laquelle les États indépendants travaillent ensemble sur une base confédérée », et pour la pérennité et la sauvegarde des traditions européennes « ancestrales » telles que la tradition chrétienne[13].

L'APL travaille à la coordination des partis nationalistes européens à travers le continent. Il a contribué à la création de la coalition l'Italie pour les Italiens (en) composée de Forza Nuova, membre de l'APL, et de Mouvement social – Flamme tricolore. En 2017, l'APL a contribué à la formation de la coalition du Bloc d'identité nationale en Europe, dans lequel les deux partis membres de l'APL, le Parti Roumanie unie et Noua Dreaptă, se sont alliés avec le Parti de la Grande Roumanie[14]. En 2019, l'APL a participé à la formation de la coalition ADÑ Identidad Española, composée du parti membre Democracia Nacional, ainsi que de trois autres formations non-membres : FE-JONS, Alternativa Española et La Phalange[15].

En Europe centrale et orientale, l'APL entretient des relations avec les milieux conservateurs russes et soutient la Russie de Vladimir Poutine, en particulier dans le contexte de la crise ukrainienne et de la guerre civile syrienne[16]. Le groupe soutient le président biélorusse Alexandre Loukachenko et entretient des relations avec le Parti libéral-démocrate de Biélorussie[17]. Il soutient fortement les nationalistes serbes et est opposé à la reconnaissance internationale du Kosovo, il a par ailleurs travaillé par le passé avec le Parti radical serbe[18].

Au Moyen-Orient, il entretient des relations amicales avec le gouvernement baasiste syrien[19], Nick Griffin, vice-président du groupe ayant déjà été invité plusieurs fois par Bachar el-Assad comme ambassadeur[19]. Des réunions entre le groupe et le Parti social nationaliste syrien ont eu lieu, avec le soutien public de l'APL envers le PSNS[20]. Le groupe entretient des relations avec le Hezbollah libanais et a organisé au moins une réunion avec les dirigeants de l'organisation chiite libanaise[21],[22],[23]. Le groupe a été en contact régulier avec le dirigeant libanais Michel Aoun et le Courant patriotique libre au pouvoir[24].

L'APL entretient également des relations avec l'ancien chef du Front national français, Jean-Marie Le Pen, qui a été expulsé de son parti en 2015[25]. Ce dernier a rejoint le groupe en [12],[26].

Europa Terra NostraModifier

L'Europa Terra Nostra est la fondation politique européenne officielle de l'APL. L'ETN a été fondée le à Berlin où elle continue de fonctionner en tant que groupe de réflexion officiel de l'APL et sert de cadre européen pour les groupes de réflexion nationaux reconnus par les partis membres de l'APL[27],[28].

Partis membresModifier

Liste des membres actuels[29]
Pays Parti Leader Groupe politique européen pour la législature 2019-2024 Sièges au Parlement européen Sièges au sein des Parlements nationaux Gouvernement
  Allemagne Parti national-démocrate d'Allemagne[30] Frank Franz Aucun
0  /  96
0  /  709
Opposition
  Belgique Mouvement Nation[30] Hervé Van Laethem Aucun
0  /  21
0  /  150
Opposition
Flandres et Identité[31] Rob Verreycken Aucun
0  /  21
0  /  150
Opposition
  Espagne Démocratie nationale[30] Pedro Chaparro Aucun
0  /  54
0  /  350
Opposition
  France Comités Jeanne (affilié)[26] Jean-Marie Le Pen Aucun
0  /  74
0  /  577
Opposition
Parti nationaliste français (affilié)[32] Yvan Benedetti Aucun
0  /  74
0  /  577
Opposition
  Grèce Union patriotique populaire grecque[33] Christos Rigas Aucun
0  /  21
0  /  300
Opposition
Conscience populaire nationale (en)[34] Ioánnis Lagós Non-inscrits
1  /  21
0  /  300
Opposition
  Italie Forza Nuova[30] Roberto Fiore Aucun
0  /  73
0  /  630
Opposition
  Roumanie Noua Dreaptă[5] Tudor Ionescu Aucun
0  /  32
0  /  136
Opposition
Parti Roumanie unie[30] Robert Bugă Aucun
0  /  32
0  /  136
Opposition
  Slovaquie Parti populaire « Notre Slovaquie »[30] Marian Kotleba Non-inscrits
2  /  14
17  /  150
Opposition
  Tchéquie Parti ouvrier de la justice sociale[30] Tomáš Vandas (en) Aucun
0  /  21
0  /  200
Opposition
Liste des anciens membres
Pays Parti Leader Départ
  Danemark Parti des Danois (en) Daniel Carlsen Dissous en [35]
  France Dissidence française[36] Vincent Vauclin Dissous en 2020
  Grèce Aube dorée Nikólaos Michaloliákos Départ en 2017
  Suède Parti des Suédois (en) Stefan Jacobsson Dissous en [37]

RéférencesModifier

  1. (en) « How the European far right became mainstream », sur Politico, (consulté le 8 janvier 2016).
  2. Daniel Mützel, « European Parliament funding of neo-Nazi conference rings alarm bells », EURACTIV,‎ (lire en ligne, consulté le 3 août 2019)
  3. (en) « The Kremlin ‘hosts’ the European extreme right », sur www.osw.waw.pl, (consulté le 21 mai 2016).
  4. (en) « Where we stand », sur apfeurope.com.
  5. a et b (en) « Milan Congress and Meeting », sur apfeurope.com.
  6. (en) « Alliance for Peace and Freedom », sur en-gb.facebook.com (consulté le 2 septembre 2019).
  7. (en) « Alliance for Peace and Freedom », sur en-gb.facebook.com (consulté le 2 septembre 2019).
  8. « Le Parlement européen finance une conférence néonazie », sur EurActiv.fr, (consulté le 21 mai 2016).
  9. Jean-Pierre Stroobants, « Des fonds européens pour un rassemblement de néonazis », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 21 mai 2016).
  10. a et b (it) « 600mila euro ai neofascisti di Fiore, Parlamento Ue lancia procedura per bloccare i fondi », sur Repubblica.it, (consulté le 21 mai 2016).
  11. (en) « Manfred Weber calls for defunding of 'neo-fascist' political group », sur politico.eu, (consulté le 21 mai 2016).
  12. a et b « Jean-Marie Le Pen rejoint un parti européen néofasciste », sur Le Monde.fr, (consulté le 6 avril 2018).
  13. (en) « Statement of Principles », sur apfeurope.com (consulté le 16 juillet 2016).
  14. (ro) « Partidul lui Sebastian Ghiță, la braț cu PRM și "Noua Dreaptă" », sur cotidianul.ro, .
  15. (en) « Alliance for Peace and Freedom », sur en-gb.facebook.com (consulté le 2 septembre 2019).
  16. (en) « To Russia with love, from Europe's far-right fringe », sur ft.com, (consulté le 15 mars 2020).
  17. (en) « Belarus – report on APF delegation to a stronghold of social nationalism », sur apfeurope.com.
  18. (en) « Nick Griffin visits Serbia – more APF expansion on the way », sur apfeurope.com.
  19. a et b (en) « Alliance of Peace and Freedom delegation: Europe must take Syria's side and fight terrorism », sur syriatimes.sy, (consulté le 15 mars 2016).
  20. (en) « Report on latest APF visit to Syria », sur apfeurope.com.
  21. (en) « Hizbullah Official In Beirut Receives Visiting Far-Right 'Alliance For Freedom And Peace' Party Members From UK, Italy, Belgium, Germany, And Croatia – Who Express Support For Hizbullah's Fight Against Israel », sur MEMRI.
  22. (en) « Far-right European party members meet Hezbollah official », sur Israel National News (consulté le 6 septembre 2019).
  23. (en) « APF delegation meets Hezbollah leader », sur www.foiaresearch.net (consulté le 6 septembre 2019).
  24. (en) « Alliance for Peace and Freedom », sur www.facebook.com.
  25. (en) « Success for APF conference in Paris » [archive du ], sur apfeuropa.com, (consulté le 7 janvier 2018).
  26. a et b (en) « France's Jean-Marie Le Pen joins European far-right alliance », sur thelocal.fr, (consulté le 15 juin 2018).
  27. (en) « STATUTES », sur apfeurope.com.
  28. (de) « Über uns », sur europa-terra-nostra.com.
  29. (en-GB) « Statutes – APF » (consulté le 26 avril 2020)
  30. a b c d e f et g (en) « STATUTES », sur apfeurope.com (consulté le 6 septembre 2019).
  31. (en) Stefan Jacobsson, « APF welcomes “Vlaanderen Identitair” (VLI) as partner in Flanders – APF », sur apfeurope.com, (consulté le 22 février 2020).
  32. « Après New York, l'Allemagne : Marine Le Pen est-elle maudite dans son tour du monde des populistes ? », sur Atlantico.fr (consulté le 6 septembre 2019).
  33. (en) « The Popular Hellenic Patriotic Union (LEPEN) is a member of the European Political Party , Alliance for Peace and Freedom (APF). », sur ellinikipatriotikienosi.blogspot.com, (consulté le 11 juin 2019).
  34. (el) « Στην ευρωομάδα APF η ΕΛΑΣΥΝ. Ο Γ. Λαγός εκπρόσωπος της ομάδας στο ευρωκοινοβούλιο [+βιδεο] » (consulté le 24 septembre 2020)
  35. « Danskernes Parti nedlægger sig selv: Partiformanden har trukket sig – Politik », sur web.archive.org,
  36. « La Dissidence Française rejoint l’APF », sur la-dissidence.org, (consulté le 8 septembre 2019).
  37. « Svenskarnas parti läggs ned | Expressen », sur Expressen

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier