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Alliance pour la démocratie directe en Europe

Alliance pour la démocratie directe en Europe
Présentation
Chef Roger Helmer
Fondation
Disparition [1]
Secrétaire générale Yasmine Dehaene
Vice-président Mischaël Modrikamen
Trésorier Willem Toutenhoofd
Positionnement Droite
Idéologie Démocratie directe
Populisme de droite
National-conservatisme
Euroscepticisme
Groupe au Parlement européen Europe de la liberté et de la démocratie directe
Site web efddgroup.eu
Présidents de groupe
Parlement européen Nigel Farage
Représentation
Députés européens
28 / 754
Chambres basses nationales
67 / 2 273

L’Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE ; en anglais : Alliance for Direct Democracy in Europe) est un parti politique au niveau européen fondé en 2014 et composé de partis membres du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe.

Sommaire

HistoriqueModifier

Né en 2014, il se compose de partis politiques eurosceptiques. Au niveau des groupes politiques au Parlement européen, il est affilié à l’Europe de la liberté et de la démocratie directe[2]. Il est reconnu par le Parlement européen en 2015. Trois membres du UKIP, le principal mouvement de l’ADDE, ont choisi de ne pas appartenir au parti[3].

Pour l’année 2015, la subvention maximale concédée par le parlement est de 1 241 725 [4], avec en plus, 730 053  pour sa fondation politique, l’Initiative pour la démocratie directe en Europe (IDDE)[5].

En novembre 2016, le Parlement européen lance une procédure contre l'Alliance pour la démocratie directe en Europe pour avoir utilisé des fonds européens dans le financement de neuf sondages réalisés dans le cadre des élections générales britanniques de 2015 pour le compte de UKIP. L'ADDE est alors contrainte de rembourser 172 655 euros et ne reçoit pas les 20 % restants de la subvention (soit 248 345 euros) qui lui avait été allouée au titre de l'année 2015. Aussi, le parti belge membre de l'ADDE, le Parti populaire est accusé d'avoir bénéficié de quelque 23 000 euros pour l'organisation d'un congrès et la diffusion d'un journal. L'ADDE réagit alors par un communiqué, se disant victime d'un « harcèlement délibéré »[6].

Pour ne pas s'être enregistrée auprès de l'Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes (l'organisme chargé d'enregistrer, contrôler et superviser l'accès et l'utilisation des fonds) dans les délais, l'ADDE se prive de fonds européens pour l'année 2018 alors qu'elle pouvait prétendre à recevoir entre 1 500 000 et 1 800 000 d'euros[7],[8].

Partis membres et observateursModifier

Partis membresModifier

Pays Parti - MEP Députés européens Députés nationaux
  Belgique Parti populaire
0 / 22
1 / 150
  France Debout la France
1 / 72
1 / 577
Joëlle Bergeron (indépendante)
1 / 72
0 / 577
  Lituanie Ordre et justice
1 / 11
11 / 141
  Pays-Bas Pour les Pays-Bas (nl)
0 / 26
0 / 150
  Pologne Robert Iwaszkiewicz (Liberté)
1 / 51
0 / 460
  Royaume-Uni UKIP
22 / 73
0 / 650
  Suède Démocrates de Suède
2 / 22
49 / 349

Parti observateurModifier

Pays Parti Députés européens Députés nationaux
  République tchèque Petr Mach
1 / 21
0 / 200

Positionnement politiqueModifier

Le mouvement lutte pour la construction d'une Europe respectueuse de la volonté des peuples et de la souveraineté des États qui la composent. Pour cela, il souhaite permettre à chaque pays de retrouver la liberté et la maitrise de ses lois, de son budget et de ses frontières. L'objectif affiché est de défendre une Europe des coopérations et projets (à l'image d'Airbus, Ariane, etc.) qui soient basés sur une participation volontaire des États et axés sur la création d'emplois, l'innovation, la recherche et le développement.

Comme son nom l'indique, l'alliance demande à favoriser la transparence politique, la démocratie directe à travers l'ensemble du continent européen et soumettre au référendum toute décision qui consisterait à un transfert de souveraineté d'un État membre à l'Union européenne. Les membres qui composent cette alliance dénoncent régulièrement la bureaucratie et le caractère arbitraire des institutions européennes actuelles.

Notes et référencesModifier

  1. Dissolution anticipée - Liquidation (dissolution volontaire)
  2. (en) Jake Morris et Nick Hopkins, « UKIP secures control of £1.5m EU cash, Newsnight learns », BBC,‎ (lire en ligne).
  3. (en) « Ukip to get £1.5m EU taxpayers’ cash by forming new political party », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  4. (en) « Grants from the European Parliament to political parties at European level per party and per year », European Parliament,‎ (lire en ligne [PDF]).
  5. (en) « Grants from the European Parliament to political foundations at European level per foundation », European Parliament,‎ (lire en ligne [PDF]).
  6. « Le parti europhobe britannique Ukip devra rembourser Bruxelles », sur Les Échos, (consulté le 15 octobre 2017).
  7. (en) « Far-right political groups miss EU funding deadline », sur EU Observer, (consulté le 15 octobre 2017).
  8. (it) « L'alleanza dell'Ukip perde accesso a 1,5 milioni fondi Ue », sur Ansa, (consulté le 15 octobre 2017).