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Alles fühlt der Liebe Freuden

air de l'opéra ''La Flûte enchantée'' de Mozart

Alles fühlt der Liebe Freuden (littéralement Toute la création connaît les joies de l’amour) est l'air chanté lors du second acte par Monostatos, le serviteur maure de Sarastro, un ténor, dans l'opéra de Mozart Die Zauberflöte.

L'airModifier

Cet air chanté par Monostatos sert à matérialiser les sentiments du personnage.

Voici la première phrase de ce dernier :

 

La musiqueModifier

La musique de cet air décrit l'amour que ressent Monostatos à la vue de Pamina endormie.

Le texteModifier

Le texte est tiré du livret en allemand de l'ami de Mozart, Emanuel Schikaneder, qui jouait aussi le rôle de Papageno lors de la première représentation.

Texte original allemand
Traduction française


Alles fühlt der Liebe Freuden,
schnäbelt, tändelt, herzet, küßt
und ich soll die Liebe meiden,
weil ein Schwarzer häßlich ist!
Ist mir denn kein Herz gegeben,
bin ich nicht von Fleisch und Blut?
Immer ohne Weibchen leben
wäre wahrlich Höllenglut.
Drum so will ich, weil ich lebe,
schnäbeln, küssen, zärtlich sein!

Lieber, guter Mond, vergebe,
eine Weiße nahm mich ein!
Weiß ist schön – ich muß sie küssen.
Mond! verstecke dich dazu!
Sollt’ es dich zu sehr verdrießen,
o, so mach die Augen zu.

Toute la création connaît les joies de l’amour,
tout badine, se caresse et s’embrasse
et moi seul, je fuirais l’amour
parce qu’un homme noir est laid !
Ne m’a-t-on pas donné un cœur ?
Ne suis-je pas de chair et de sang ?
Vivre éternellement sans femme
vaut bien tous les tourments de l’enfer !
C’est pourquoi, tant que je vivrai,
je veux prodiguer caresses, tendresse et baisers !

Madame la lune, pardonnez-moi :
une peau blanche m’a séduit !
La blancheur est belle et mérite un baiser.
Lune ! cachez votre visage !
Ou, si cela vous chagrine de trop,
alors fermez les yeux.

Liens externesModifier