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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la localité canadienne. Pour la paroisse civile du même nom, voir Paroisse d'Allardville. Pour les autres significations, voir Allard.

Allardville
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Subdivision régionale Gloucester
Statut municipal District de services locaux
Maire
Mandat
aucun
aucun
Fondateur
Date de fondation
Jean-Joseph-Auguste Allard
Constitution 1966
Démographie
Population 1 410 hab. (2011 en diminution)
Densité 2,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 25″ nord, 65° 29′ 26″ ouest
Superficie 48 405 ha = 484,05 km2
Divers
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1315006
Localisation

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Allardville

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Allardville

Allardville est un DSL du comté de Gloucester, au nord-est du Nouveau-Brunswick. Il comprend aussi les hameaux de Daulnay et Jeanne-Mance.

GéographieModifier

Géographie physiqueModifier

SituationModifier

Allardville est situé à 20 kilomètres à vol d'oiseau et à près de 25 kilomètres de route au sud de Bathurst, dans la région Chaleur. Le DSL a une superficie de 483,95 km2.

Le village est bâti sur un plateau culminant a 178 mètres d'altitude au sud-ouest du village. Le plateau est entrecoupé par les vallées et les gorges des différentes rivières.

Allardville possède un territoire en forme de trapèze, limitrophe de la paroisse de Bathurst à l'ouest et au nord, de New Bandon-Salmon Beach au nord-est, de Saint-Sauveur à l'est, de la paroisse d'Alnwick au sud et de la paroisse de Newcastle au sud-ouest.

Allardville est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie[1].

HydrographieModifier

 
Plusieurs rivières moyennes prennent leur source à Allardville, dont la Grande Rivière Tracadie (photo à son embouchure).

La rivière Bass prend sa source dans le lac Bass puis coule vers le nord avant de se déverser plus loin dans la baie des Chaleurs. La rivière Tabusintac prend sa source à la frontière ouest puis, après un cours sinueux orienté vers l'est, se jette dans le golfe du Saint-Laurent. La Grande Rivière Tracadie prend sa source à 5 kilomètres au nord du village puis se jette elle aussi dans le golfe.

Géographie humaineModifier

TransportModifier

Article connexe : Transport au Nouveau-Brunswick.

Allardville est desservi par les routes 8, 134, 160 et 360. La route 8 est une autoroute qui passe à l'ouest. Il y a aussi un arrêt d'autobus interurbains. La ligne d'Halifax à Rivière-du-Loup du Chemin de fer de la côte est du Nouveau-Brunswick passe à 11 kilomètres à l'ouest. Cette ligne est desservie par des trains de passagers et de marchandises mais il n'y a pas d'arrêt à Allardville. La gare la plus proche est celle de Bathurst. La construction d'un aéroport régional est projetée. Il y avait autrefois l'aéroport de Tabusintac à Jeanne-Mance, le long de la route 134. Entretemps, il y a l'aéroport de Bathurst. Les cours d'eau ne sont pas navigable dû aux rapides.

QuartiersModifier

Le chef-lieu du village est Allardville, situé à l'intersection des routes 160 et 134. Le village s'étend sur un ou deux kilomètres dans chaque point cardinaux le long des deux routes, en plus de quelques rues résidentielles au centre. Un hameau est situé à quatre kilomètres au nord, le long de la route 134. À 7 kilomètres au sud d'Allardville, toujours le long de la route 134, se trouve Daulnay. Jeanne-Mance est situé 6 kilomètres plus loin au sud, le long de la même route. Les trois agglomérations d'Allardville, Daulnay et Jeanne-Mance forment en fait la même agglomération continue. Allardville-Est est situé à 8 kilomètres à l'est d'Allardville, le long de la route 160. Beaubois[2] se confond avec Allardville-Est. Il y a aussi un hameau au bord du lac de la Branche Est, situé à 4 kilomètres au sud du village. Allardville compte également le lieu-dit de Bear Landing, situé le long de la rivière Tabusintac[3], ainsi que le point ferroviaire de Bruce, situé à la frontière avec la paroisse de Bathurst[4].

LogementModifier

HistoireModifier

ToponymeModifier

OrigineModifier

La seigneurie de Népisiguit est concédée en au Sieur Jean Gobin, un marchand de Québec; elle avait un territoire long de 12 lieues et profond de 10 lieues, à partir du littoral de la baie et probablement centré sur la rivière Népisiguit ce qui, selon William Francis Ganong, inclut le site d'Allardville[5]. Gobin donne la seigneurie à Richard Denys de Fronsac[5]. La seigneurie, par l'héritage à sa femme, tombe aux mains de Rey-Gaillard, qui la possédait en 1753[5]. Cooney parle d'une concession à un certain Enaud, qui est vraisemblablement Philippe Hesnault, seigneur de Pokemouche et peut-être agent de Gobin[5].

En 1825, le territoire d'Allardville est touché par les Grands feux de la Miramichi, qui dévastent entre 10 000 km2 et 20 000 km2 dans le centre et le nord-est de la province et tuent en tout plus de 280 personnes[6],[7].

FondationModifier

La Grande Dépression frappa durement le Canada, en particulier des provinces pauvres comme le Nouveau-Brunswick. La province favorise le secours direct aux chômeurs plutôt que les travaux publics. Le comté de Gloucetser est touché à la fois par un accroissement de la population, par des mises à pied dans les usines de pâtes et papier, par la fermeture de scieries et par une baisse des prises de poisson. Face l'insuccès de l'aide directe, un programme de retour à la terre sur les terres de la couronne est inauguré en 1932, avec à sa tête l'abbé Jean-Joseph-Auguste Allard. En mai, une pétition est envoyée à Leonard Percy DeWolfe Tilley, ministre des Terres et des Mines du Nouveau-Brunswick, pour lui demander d'ouvrir des terres à la colonisation, au sud de Bathurst. Allrd continue à élaborer le projet et, une fois les sols analysés et déclarés convenables à l'agriculture, 44 lots sont arpentés. Le , l'abbé présente le projet à 300 colons potentiels. La loi permettait normalement à chaque famille de recevoir 600 $, soit 200 $ de chaque palier du gouvernement, pour subvenir à leur besoins. La province étant trop appauvrie, aucun des hommes présents n'accepta l'offre, craignant de mourir de faim durant l'hiver avec seulement 200 $. L'abbé promit alors 400 $ autres dollars par colon, provenant de sa fortune et de dons privés. 40 hommes acceptèrent cette offre[8].

Le lendemain , le groupe traverse la forêt à pied. Peu de temps après, ils construisent un abri de branches. Aucun des hommes n'a d'expérience en agriculture. La plupart étant ruinés, l'abbé leur fournit de la nourriture, des vêtements, des outils, des planches, du papier, de la vitre, des clous, et des médicaments Arrivés à pied avec seulement quelques vivres et outils, ils fondèrent le village à 19 kilomètres au sud de Bathurst, dans une forêt dense le long de la route menant à Miramichi.


Des années 1930 à nos joursModifier

Le bureau de poste d'Allardville est fondé en 1934[9]. Beaubois a un bureau de poste entre 1939 et 1957[2].

L'école François-Xavier-Daigle est inaugurée en 1964[10].

Le , un vol de cuivre dans trois sous-stations d'Énergie NB, dont l'une à Allardville, a privé d'électricité des milliers d'utilisateurs[11].

DémographieModifier

Évolution démographique d'Allardville depuis 2001
2001 2006 2011
1 6331 4421 410
 

AdministrationModifier

Comité consultatifModifier

En tant que district de services locaux, Allardville est en théorie administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président. Il n'y a actuellement aucun comité consultatif.

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Carmel Raiche    
         
Les données manquantes sont à compléter.

Commission de services régionauxModifier

Allardville fait partie de la Région 3[12], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le [13]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[14]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[14]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[15].

Représentation et tendances politiquesModifier

  Nouveau-Brunswick: Allardville fait partie de la circonscription de Nepisiguit, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Ryan Riordon, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2010.

  Canada: Allardville fait partie de la circonscription d'Acadie-Bathurst. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Yvon Godin, du NPD. Il fut élu lors de l'élection de 1997 contre le député sortant Doug Young, en raison du mécontentement provoqué par une réforme du régime d’assurance-emploi[16].

Chronologie municipaleModifier

 
Situation sur une carte des paroisses civiles du comté de Gloucester (certains DSL et municipalités ne sont donc pas montrés).

Projets de fusionsModifier

Allardville a déjà étudié la possibilité de se fusionner avec des localités environnantes afin d'améliorer ses services[17].

ÉconomieModifier

L'activité économique de la région est dominée par l'exploitation forestière, les mines et les télécommunications[17]. Le plus grand nombre d'emplois est toutefois disponible dans les services publics[17]. L'activité économique est en fait concentrée à Bathurst[17]. Au village, le développement résidentiel est au ralenti à cause de l'insécurité causée par la fermetures de mines et d'usines[17].

Entreprise Chaleur, un organisme basé à Bathurst faisant partie du réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique de la région[17].

Une succursale de la Caisse populaire Chaleur est située à Allardville, le siège social étant à Bathurst[18]; la caisse fait partie des Caisses populaires acadiennes.

Vivre à AllardvilleModifier

  Image externe
  Photo de l'église Christ-Roi, par rebapep / Léola, sur Flickr.

L’école François-Xavier-Daigle accueille les élèves de la maternelle à la 8e année. C'est une école publique francophone faisant partie du sous-district 4 du district scolaire Francophone Nord-Est[10]. Allardville possède aussi deux casernes de pompiers Allardville possède un bureau de poste, un dépanneur général, une station d'essence Esso ainsi qu'un restaurant, mais la population doit fréquemment se rendre à Bathurst, où se trouvent la majorité des commerces et services de la région[17].

Allardville, comme plusieurs localités de la région Chaleur, partage ou achète plusieurs de ses services. Ainsi, l'aménagement du territoire est de la responsabilité de la Commission d'urbanisme de Belledune[17]. Le service de police est assuré par le poste de la Gendarmerie royale du Canada de Bathurst[17]. Cette ville dispose de l'hôpital régional Chaleur et d'un poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick.

La Commission des déchets solide Nepisiguit-Chaleur gère le dépotoir de Red Pine à Allardville. Tous les déchets de la péninsule acadienne sont envoyés au centre de transbordement de Tracadie-Sheila. Des 23 000 tonnes de déchets annuellement, 4 % y sont recyclés[19]. Le reste est enfouis au dépotoir, qui remplace douze anciens dépotoirs depuis la fondation de l'organisme le .

L'église Christ-Roi est une église catholique romaine faisant partie du diocèse de Bathurst.

Les francophones bénéficient du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi qu'à l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe. Ils ont aussi accès à l'hebdomadaire Hebdo Chaleur, publié à Bathurst. Les anglophones bénéficient des quotidiens Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean ainsi que de l'hebdomadaire Northern Light, de Bathurst.

CultureModifier

PersonnalitésModifier

Municipalités limitrophesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, (ISBN 2921166062), p. 141.
  2. a et b « Noms de lieux du Nouveau-Brunswick - Beaubois », sur Archives provinciales du Nouveau-Brunswick (consulté le 22 janvier 2012).
  3. « Noms de lieux du Nouveau-Brunswick - Bear Landing », sur Archives provinciales du Nouveau-Brunswick (consulté le 22 janvier 2012).
  4. « Noms de lieux du Nouveau-Brunswick - Bruce », sur Archives provinciales du Nouveau-Brunswick (consulté le 28 janvier 2012).
  5. a b c et d (en) William Gagnong, A Monograph of historic sites in the province of New Brunswick, Ottawa, J. Hope, (lire en ligne), p. Carte no. 39, p. 318-319
  6. (en) J. Clarence Webster, Historical Guide to New Brunswick, Fredericton, New Brunswick Government Bureau of Information and Tourist Travel, , 119 p., p. 61-62.
  7. (en)« Great Miramichi Fire », sur http://www.gnb.ca/ (consulté le 27 août 2012).
  8. http://archives.gnb.ca/Associates/Newsletters/2006-23-Fall-f.pdf
  9. « Noms de lieux du Nouveau-Brunswick - Allardville », sur Archives provinciales du Nouveau-Brunswick (consulté le 6 septembre 2014).
  10. a et b [PDF] « Francophone Nord-Est », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 2 novembre 2012)
  11. (fr) Radio-Canada - 9 juillet 2008 - Des milliers d'abonnés privés de courant
  12. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  13. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1er novembre 2012).
  14. a et b « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  15. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  16. (fr) Réal Fradette, « Qui arrivera à défaire Yvon Godin », dans L'Acadie Nouvelle, 20 décembre 2008 [lire en ligne (page consultée le 20 décembre 2008)].
  17. a b c d e f g h et i « District de services régionaux 3 », sur Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables (Rapport Finn), sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 26 juillet 2011).
  18. « Caisse populaire Chaleur », sur Caisses populaires acadiennes (consulté le 1er janvier 2010).
  19. (fr) COGEDES - Informations générales.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope, , 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,