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Allan Muhr

joueur français de rugby à XV
Allan Muhr
Description de l'image Allan H. Muhr.jpg.
Fiche d'identité
Nom complet Allan Henry Muhr
Naissance
à Philadelphie (États-Unis)
Décès (à 62 ans)
à Neuengamme (Allemagne)
Surnom le Sioux
Poste deuxième ligne,
troisième ligne centre
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
????-????
 ????-????
 ????-????
SCUF
Stade français
Racing Club de France
? (?)
 ? (?)
 ? (?)
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1906-1907Drapeau : France France3 (6)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Allan Henry Muhr, surnommé le Sioux, né le à Philadelphie et mort le à Neuengamme, est un joueur américain de rugby à XV, qui a joué avec l'équipe de France et dans le championnat de Paris (au sein du SCUF, puis du Stade français, et enfin du Racing club de France) au poste de deuxième ligne ou de troisième ligne.

BiographieModifier

 
Le capitaine Allan Muhr, décoré de la Croix de Guerre durant le premier conflit mondial, comme ambulancier.
 
Allan H. Muhr au milieu des années 1920.

Capitaine de la sélection française qui rencontre les gallois du Swansea RFC en 1904, Allan Muhr dispute le premier match officiel du XV de France — auquel participe également comme second étranger l'Anglais William Crichton (licencié au Havre AC) dans les rangs tricolores[1] — le , face aux All-Blacks alors en tournée européenne. Muhr dispute son premier test match le contre l'équipe d'Angleterre, c'est le deuxième match international du XV de France. Muhr joue son deuxième et dernier match international le contre l'équipe d'Angleterre. Muhr est le premier marqueur d'essai des tricolores face aux Anglais. Il arbitre les finales du championnat de France en 1906 et 1907 (alors qu'il est encore international), et il est patron des sélectionneurs du XV de France de 1911 à 1919 (sorte de président d'un « Comité de sélection » avant l'heure)

Joueur de tennis de 1901 à 1909 notamment lors de tournoi de plage durant l'été, il joue à Dieppe à Le Touquet-Paris-Plage et à Étretat où il atteint la finale. Il participe aux championnat d'Europe de tennis à Paris en 1901, aux championnat de France indoor 1902, et surtout aux championnat de France 1909, ancêtres du tournoi de Roland-Garros joué à Bordeaux cette année-là[2]. En , il participe aussi activement à la création de la Fédération Internationale de Tennis à Londres, aidé par Pierre Gillois pour la délégation française. La première réunion officielle de la F.I.T. se tient le à Paris[3].

Muhr est le capitaine de l'équipe de France de tennis pour les années Coupe Davis 1912, 1922 et 1923. En 1924, il participe activement à l'organisation française des Jeux olympiques à Paris aux côtés du baron Pierre de Coubertin, et également à ceux d'hiver organisés pour leur première édition en France (à Chamonix), cette fois-ci aux côtés de Frantz Reichel[4]. Il est également membre la direction de la Fédération française de rugby. On lui attribuera cette phrase célèbre à l'issue de la finale des Jeux Interalliés entre la France et les USA en  : « C'est ce qu'on peut faire de mieux sans couteaux, ni revolvers... ».

Il exerce également les métiers d'interprète et de journaliste sportif. Il est Commandant de l'armée américaine des services de la Croix-Rouge en France. Déporté par les nazis, il meurt de faim dans un camp de concentration près de Hambourg. Il est fait Commandeur de la Légion d'honneur à titre posthume.

PalmarèsModifier

  • Champion de France en 1901 et 1903 (capitaine en 1903)
  • Finaliste du championnat de France en 1904 et 1905 (et capitaine les deux fois)

Statistiques en équipe nationaleModifier

  • 3 sélections en équipe de France
  • 6 points (2 essais)
  • Sélections par année : 2 en 1906, 1 en 1907

Notes et référencesModifier

  1. L'équipe de 1896 face à l'Écosse comprenait déjà plusieurs étrangers (Paulo do Rio Branco da Silva Paranhos, Hadley, et Billings), mais elle était une sélection officieuse en l’absence alors de fédération
  2. « Allan H. Muhr », sur www.tennisarchives.com (consulté le 8 juillet 2013)
  3. Le Temps, 5 février 1913, p.6.
  4. [PDF] (en) « May try new plan at Olympic games », The New York Times,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier