Allan (Drôme)

commune française du département de la Drôme

Allan
Allan (Drôme)
Vue générale d'Allan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Yves Courbis
2020-2026
Code postal 26780
Code commune 26005
Démographie
Gentilé Allanais, Allanaises
Population
municipale
1 737 hab. (2018 en augmentation de 6,63 % par rapport à 2013)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 00″ nord, 4° 47′ 15″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 420 m
Superficie 28,81 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montélimar-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Allan

Allan est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Allanais(e)s.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située à 6 km au sud de Montélimar. Elle appartient à la Drôme provençale.

Géologie et reliefModifier

HydrographieModifier

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

Allan est traversé par l'autoroute A7 (sorties 18). Le village est accessible par les routes départementales RD 56 et RD 169.

La gare SNCF la plus proche est celle de Montélimar. L'aéroport le plus proche est celui d'Avignon. Une ligne régulière de transport en commun relie Montjoyer à Montélimar et passe par Allan[1].

Une gare TGV ?Modifier

La construction d'une gare TGV à Allan est évoquée depuis 1994 dans le cadre du projet de la LGV Méditerranée. Elle permettrait, selon ses promoteurs, de mieux desservir Montélimar, le sud de la Drôme, l'Ardèche et le Gard. Son isolement, son absence de liaison au réseau ferré régional, et la suppression des TGV à Montélimar ville (au détriment des Ardéchois) lui sont cependant reprochés (risque d'augmentation du trafic routier). Le projet attend son financement. Les travaux seraient envisagés pour 2020 ou 2025. En 2018, l'état ne souhaitait pas investir dans cette gare[2].

La gare TGV avait aussi été envisagée à Lapalud. En effet, les deux lignes (LGV Méditerranée et ligne classique PLM Paris-Lyon-Marseille-Vintimille) se situent côte à côte, permettant ainsi une interconnexion optimale.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Allan est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Morphologie urbaineModifier

Les ruines de l'ancien village (totalement abandonné à la fin du XIXe siècle) et celles du château d'Allan dominent le nouvel Allan, anciennement appelé « La Bégude ».

ToponymieModifier

Aland en occitan.

AttestationsModifier

  • 1138 : Alon[7].
  • 1183 : Santa-Maria de Alondo (Masures de l'Isle-Barbe, 117)[8].
  • 1345 : Castrum de Alondo (archives de la Drôme, E 606)[8].
  • 1362 : Aloudum (Inventaire des dauphins, 95)[8].
  • 1442 : Castrum de Alando, terra Alandi (choix de docum., 279)[8].
  • 1442 : Alanda (lieu de culte consacré à la Vierge Marie[7].
  • 1540 : Alundum (A. du Rivail, De Allobrogibus, 116)[8].
  • XVIIe siècle : Alan (rôle des bénéfices du diocèse de Saint-Paul)[8].
  • XVIIIe siècle : Aloud (inventaire de la chambre des comptes)[8].
  • 1891 : Allan, commune du canton de Montélimar [8].

ÉtymologieModifier

Allan dériverait d'un anthroponyme germanique Alon[7].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Un site néolithique de hauteur a été étudié au Jas des chèvres[réf. nécessaire].

ProtohistoireModifier

Au quartier de Beauvoir, Raymond Vallentin du Cheylard donne dans les Cahiers Rhôdaniens (IV, 1957, p. 70) les résultats complets des fouilles de son oncle sur le sanctuaire des déesses-mères[9].

Antiquité : les Gallo-romainsModifier

Allan est situé sur l'ancienne voie Agrippa.

Sur le territoire du nord de la commune (Bondonneau), les fondations de thermes romains ont été mis au jour durant la première moitié du XIXe siècle, remontant à une période allant du IIe au IVe siècle. Des fouilles archéologiques ont été entreprises. Parmi les objets retrouvés, a été trouvée une hanse en argent finement ciselée, exposée au musée du Louvre. Les eaux venaient de Grange-Neuve et de multiples petites piscines ont été localisées[réf. nécessaire].

Selon la Chronica Gallica de 452, le patrice Aetius accorde des terres abandonnées dans la région de Valence à un groupe d'Alains commandés par un certain Sambida en 440 (d'où la possible origine du nom Allan).

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

La seigneurie[8] :

  • Possession des Adhémar.
  • 1421 : la terre passe (par mariage) à Lancelot, bâtard de Poitiers, dont la petite-fille s'unit en 1515 chez les Pape-Saint-Auban.
  • 1515 : passe (par mariage) aux Pape-Saint-Auban.
  • Vers 1730 : passe (par mariage) aux Leriget de la Faye.
  • Passe (par mariage) aux La Tour du Pin, derniers seigneurs d'Allan.

Au Moyen Âge, une chapelle est élevée à l'endroit des anciens thermes. De nombreux malades venaient se faire soigner, l'eau ayant réputation d'avoir des vertus, ce qui donna au lieu le nom de Saintes-Fontaines[10].

1119 : première mention du prieuré de l'ordre de Saint-Benoît et de la dépendance de l'abbaye de l'Île-Barbe[11] :

  • 1183 : Ecclesia Sanctae Mariae de Alondo (Masures de l'Isle-Barbe, 117).
  • 1891 : Barbara, ruines et quartiers de la commune d'Allan.

XVIe siècle: introduction du mûrier en France[12].

Avant 1790, Allan était une des terres adjacentes de Provence, et comme tel du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix. La paroisse était du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux, l'église sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. La cure de la collation de l'évêque diocésain et les dîmes y appartenaient, moitié à l'évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux et moitié au chapitre de Montélimar, qui étaient l'un et l'autre aux droits du prieur du lieu[8].

De la Révolution à nos joursModifier

 
Les eaux de Bondonneau par Charles-François Combe (1858).

En 1790, Allan fut compris dans le canton de Donzère, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans celui de Montélimar[8].

En , la vague hygiéniste qui s'empare de la France conduit des investisseurs à s'intéresser à la source thermale de Bondonneau. Ses eaux sont bientôt réputées dans toute la France. On construit un grand hôtel, des écuries, et même un casino (1884). L'aventure prend fin en 1914 avec la Première Guerre mondiale. Les locaux tombent en ruine et l'entreprise disparaît[13]. En 1992, la source thermale est toujours abandonnée[12].

Politique et administrationModifier

Tendance politique et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1793 novembre 1796 Antoine Estran    
novembre 1796 septembre 1797 Michel Gouteron    
septembre 1797 mai 1798 Etienne Martin    
mai 1798 août 1800 Antoine Estran    
août 1800 janvier 1815 Michel Gouteron    
janvier 1815 mars 1815 Jacques Michel Ferrent    
mars août 1815 Jean Baptiste Biscarrat    
août 1815 septembre 1821 Jean Pic    
septembre 1821 27 décembre 1821 Jean-Louis Mazet   Propriétaire (assassinée lors de son mandat)
27 décembre 1821 février 1822 Joseph Colombon   Intérim
février 1822 octobre 1830 Joseph François Beauchon    
octobre 1830 décembre 1834 M. Petit    
décembre 1834 mai 1838 M. Champel    
mai 1838 novembre 1846 Xavier Colombon    
novembre 1846 décembre 1853 Jean-Louis Mazet   Mort en fonction
décembre 1853 septembre 1865 Thomas Pic    
septembre 1865 1870 Xavier Blaise Colombon   Filateur
1870 avril 1871 Régis Laurans    
avril 1871 mai 1884 Charles Alexandre Prieur    
mai 1884 juillet 1885 André Ferrent    
juillet 1885 janvier 1888 Frédéric Calvier    
janvier 1888 mai 1892 Amédée Lauzier    
mai 1892 1902 Jules Lauzier    
1902 février 1916 Camille Laurans   Agriculteur
février 1916 novembre 1919 Victor Beauchon    
novembre 1919 après 1922 Florian Laurans    
    Georges Almoric    
1945 1965 Anselme Vidal    
    Léopold Besson    
avant 2001 mars 2008 Edmond Blanc    
mars 2008 En cours
(au 1er juillet 2020)
Yves Courbis[14] PS[15] Agriculteur

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Politique environnementaleModifier

Finances localesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2018, la commune comptait 1 737 habitants[Note 3], en augmentation de 6,63 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7947768509111 1241 1219661 0341 105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0731 1091 0791 0831 065976917876823
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
856816795662641626652570579
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6126628651 1451 2491 3851 5701 5961 612
2017 2018 - - - - - - -
1 7271 737-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Allan dépend de l'académie de Grenoble. Les élèves débutent leurs études sur la commune, dans le groupe scolaire regroupant l'école maternelle (54 enfants) et l'école élémentaire (86 enfants), dans six classes[20]. Une école primaire privée est également installée sur la commune, regroupant 46 écoliers dans deux classes[21]. Les collèges et lycées les plus proches sont situés à Montélimar, dont un lycée spécialisé dans les métiers de la logistique et du transport[22].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Fête patronale : premier dimanche de septembre[12].

LoisirsModifier

  • Chasse et pêche[12].

SantéModifier

Services et équipementsModifier

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

La paroisse catholique d'Allan fait partie du diocèse de Valence, doyenné de Cléon-d'Andran[23].

ÉconomieModifier

En 1992 : céréales, cultures fruitières, lavande, ovins, vin AOC (Coteaux du Tricastin)[12].

Allan fait partie de la zone de production des vins AOC (Grignan-les-Adhémar).

TourismeModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

  • Source thermale (abandonnée)[12].

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

Allan (Drôme) possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Ligne de bus n° l331 [PDF]
  2. https://www.francebleu.fr/infos/transports/l-etat-confirme-son-desengagement-du-projet-de-gare-tgv-pres-de-montelimar-1539889365
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  7. a b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, page 826, (ISBN 2600001336)
  8. a b c d e f g h i j et k J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 5
  9. André Pelletier, André Blanc, Pierre Broise, Jean Prieur, Histoire et archéologie de la France ancienne, Rhône-Alpes (de l'âge du fer au Haut Moyen Age), Le Coteau (42120), Horvath, (ISBN 27171-0561-1), page 215
  10. Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, Montélimar, 1901, p. 353en ligne.
  11. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), Barbara, page 18
  12. a b c d e f g h i et j Michel de la Torre, Drôme; le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Allan
  13. « Les thermes de Bondonneau » par Marylène Marcel-Ponthier, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle, 42, 2010.
  14. Allan sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  15. [1]
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. école primaire d'Allan.
  21. école privée d'Allan.
  22. collèges et lycées.
  23. paroisse d'Allan.
  24. « village ancien », notice no PA00117097, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « chapelle Barbara », notice no PA00116881, base Mérimée, ministère français de la Culture.