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Allées Charles-de-Fitte

voie de Toulouse, France
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Allées Charles-de-Fitte
(oc) Alèas Carles de Fita
Situation
Coordonnées 43° 35′ 54″ nord, 1° 25′ 49″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Ville Toulouse
Quartier(s) Saint-Cyprien
Commençant no 8 place du Fer-à-Cheval
Aboutissant Pont des Catalans
Morphologie
Longueur 1 100 m
Histoire
Anciens noms 1re partie : Allée des Guinguettes (début du XIXe siècle) ; allée Bonaparte (1834) ; allée de la République (1875)
2e partie : Allée de Garonne (début du XIXe siècle)
Allée Charles-de-Fitte (1906)
Protection Secteur sauvegardé (1986)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Allées Charles-de-Fitte (oc) Alèas Carles de Fita

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

(Voir situation sur carte : Toulouse)
Allées Charles-de-Fitte (oc) Alèas Carles de Fita

Les allées Charles-de-Fitte (en occitan : alèas Carles de Fita) sont une voie du centre historique de Toulouse, en France. Elle forme la limite entre le quartier Saint-Cyprien, à l'est, et les quartiers de la Patte-d'Oie et du Fer-à-Cheval, à l'est, dans le secteur 2 de la ville. Elle limite en partie le secteur sauvegardé de Toulouse.

ToponymieModifier

Les allées Charles-de-Fitte rendent hommage à Charles de Fitte, homme politique, figure socialiste marquante du XIXe siècle à Toulouse. Né le 27 août 1857 près d’Agen, issu d’une vieille famille noble désargentée, il renonce à une carrière militaire et devient en 1880 ouvrier typographe à L’Intransigeant, journal parisien lancé par Henri Rochefort. En 1886, il s’installe à Toulouse, dans le quartier populaire de Saint-Cyprien. Il est typographe correcteur à La Dépêche de Toulouse. Aux élections municipales de mai 1888, il est élu sur la liste radicale de Camille Ournac et devient l’un des premiers conseillers ouvriers de la ville. Il obtient la création d’une Union des syndicats de la Haute-Garonne, future Bourse du Travail, inaugurée le 17 juillet 1892, place Saint-Sernin. Il meurt prématurément en 1893. Il est enterré au cimetière Rapas, ses obsèques étant suivies par 2 000 personnes[1].

DescriptionModifier

Voies rencontréesModifier

Les allées Charles-de-Fitte rencontrent les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Place du Fer-à-Cheval
  2. Rue du Docteur-Delherm (d)
  3. Rue Marie-Magné (d)
  4. Rue de Cugnaux (g)
  5. Rue des Teinturiers (d)
  6. Place Roguet (g)
  7. Place intérieure Saint-Cyprien (d)
  8. Place Jean-Diébold (g)
  9. Rue des Trois-Canelles (g)
  10. Square Jean-Pujol (d)
  11. Rue Réclusane (d)
  12. Rue Marthe-Varsi (g)
  13. Rue de Bourrassol (g)
  14. Place des Abattoirs (g)
  15. Allée Charles-Malpel (d)
  16. Rue Robert-Champeaux (d)

HistoireModifier

 
Les abattoirs de Toulouse en 1937, sur les allées Charles-de-Fitte.

Après la démolition des remparts à Saint-Cyprien fut créé sur leur emplacement, entre la porte de l'Isle et la porte de Muret, le ballouart. Ce boulevard fut prolongé au nord jusqu'à la Garonne. De la porte Saint-Cyprien, il prit vers le nord le nom d’Allée de Garonne, et vers le sud, Allée des Guinguettes. De 1834 à 1870, les Guinguettes prirent le nom d'Allées Bonaparte. En mai 1875, on voulut nommer le tout Allées de la République. Finalement, la mort de l'homme politique Charles de Fitte décida le conseil municipal à donner à l'ensemble son nom.

Lieux et bâtiments remarquablesModifier

  • no  17 : caserne de pompiers Jacques Vion.
    La caserne de pompiers Jacques-Vion est construite en 1967 par l'architecte Pierre Debeaux. Elle se compose de plusieurs corps de bâtiment autour de deux cours. Le garage est couvert d'une toiture en béton de 30 mètres de long. Sa structure, en voiles minces à double courbure, repose sur les quatre piliers d'angle. Les autres bâtiments de la caserne abritent l'administration, les logements, un amphithéâtre, un gymnase, une piscine, une tour de séchage, une tour de plongée, une station service et des ateliers[2].
  • no  44 : immeuble.
    L'immeuble, haut de 19 étages, est construit en 1956 par l'architecte Robert-Louis Valle. L'ossature est en béton banché. Le rez-de-chaussée, est décoré d'un plaquage en pierre. La façade est animée par l'alternance des fenêtres et des loggias, dotées de garde-corps. Au dernier étage, le séchoir collectif est remplacé par des appartements[3].
  • no  58 : maison de charité Saint-Nicolas ; MATOU[5].
  • no  63 : immeuble.
    L'immeuble, construit dans la première moitié du XIXe siècle, est un exemple des constructions néo-classiques de la ville. Le rez-de-chaussée est traité en bossage. La porte centrale, voûtée en plein cintre, était encadrée de fenêtres rectangulaires. À gauche, elles ont été transformées en une grande ouverture de boutique rectangulaire, autrefois ornées de deux têtes de chevaux. À droite, une des fenêtres a été transformée en porte. Au 1er étage, les fenêtres sont rectangulaires et dotées de garde-corps en fonte pour les travées latérales. Pour la travée centrale, la fenêtre est en plein cintre et surtout mise en valeur par un balconnet soutenu par des consoles et doté de son garde-corps. Les travées sont séparées par des pilastres aux chapiteaux ioniques en terre cuite, qui supportent un entablement et une corniche moulurée, surmontée d'un attique orné de frises en terre cuite[6].
  • no  65 : immeuble[7].
  • no  73 bis : central téléphonique des PTT.
    Le central téléphonique des PTT est construit en 1959 par l'architecte Paul de Noyers[8].
  • no  101-109 : immeuble.
    L'immeuble de style Art Déco, construit par l'architecte de la ville Jean Montariol dans les années 1930, est typique de la politique de construction d'habitations à bon marché de l'Entre-deux-guerres. Il présente sur les allées Charles-de-Fitte sa façade principale en deux pans de douze et neuf travées, séparés par un angle coupé de quatre travées. Elle est rythmée par l'alternance des travées couvertes de briques de parement et des travées en béton peint, en légère saillie aux étages. Toutes les fenêtres sont dotées de garde-corps aux motifs géométriques simples. Au 2e étage, elles sont plus hautes et possèdent un balcon[11].

Notes et référencesModifier

  1. Mathieu Arnal, « Non, Charles de Fitte n’est pas seulement une artère de la ville de Toulouse », actu.fr, 4 novembre 2018 (consulté le 15 novembre 2018).
  2. Julien Fouquet, Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, Fiche IA31106061, 2012 et 2016.
  3. Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, Fiche IA31132583, 2008.
  4. Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, Fiche IA31132700, 2008.
  5. Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, Fiche IA31132361, 2008.
  6. Marie-Emmanuelle Desmoulins, Fiche IA31105569, 1992.
  7. Marie-Emmanuelle Desmoulins, Fiche IA31105780, 1992.
  8. Annie Noé-Dufour, Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, Fiche IA31116685, 1992 et 2010.
  9. Notice no PA00094674, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Louise-Emmanuelle Friquart, Laure Krispin et Annie Noé-Dufour, Fiche IA31116684, 1992 et 2008.
  11. Nathalie Prat, Fiche IA31116615, 1992 et 2008.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

  • « Fiches d'information détaillée Patrimoine Architectural », Inventaire général Région Occitanie, Ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le 13 novembre 2018).