Alfred Meyer-Waldeck

officier de marine allemand

Alfred Wilhelm Moritz Meyer (à partir d': Meyer-Waldeck), né le à Saint-Pétersbourg et mort le à Bad Kissingen, est un officier de marine de la marine impériale allemande qui fut gouverneur de la concession allemande de Kiaou-Tchéou, avec la ville de Tsingtao.

Alfred Meyer-Waldeck
Bundesarchiv Bild 146-1980-111-62, China, Tsingtau, Besuch Gouverneuers Sun Pao-Chi.jpg
Alfred Meyer-Waldeck (debout 2e à gauche) lors d'une visite de Sun Pao-Chi, en avril 1910, à Tsingtau
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
Bad KissingenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Alfred Wilhelm Moritz Meyer-WaldeckVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Arme
Grades militaires
Conflits
Distinctions

BiographieModifier

Alfred Meyer naît à Saint-Pétersbourg, où son père est diplomate. Alfred Meyer entre dans la marine impériale en tant que cadet le . Il navigue sur la frégate SMS Niobe et passe l'année scolaire 1884-1885 à l'École de marine de Kiel, puis, jusqu'au , il poursuit sa formation sur la SMS Moltke et il est nommé sous-lieutenant de marine.

Il sert à partir jusqu'à sur le SMS König Wilhelm, retourne à l'École de marine d' à , prend du service à bord du SMS Moltke et de la SMS Niobe en , puis au 1er détachement d'artillerie de marine, jusqu'au . Il est ensuite officier de garde sur le SMS Kaiser et il est nommé lieutenant de marine, le .

Du au , il est officier-instructeur sur le brick SMS Musquito, puis du au officier sur le bateau-école SMS Gneisenau. Il sert ensuite en tant que premier officier sur l'aviso SMS Wacht et de au est en service au commandement suprême de la marine impériale. Il passe au premier escadron de torpilleurs, où il parvient au poste de commandant de torpilleur et de Flaggleutnant, c'est-à-dire d'aide de camp de la deuxième flottille de torpilleurs. Il accède au grade de Kapitän zur See, le .

Sa carrière prend un tournant, lorsqu'il suit les cours de premier niveau de l'académie de marine de Kiel du au , puis, après avoir été à l'inspection des torpilleurs, ceux du second niveau. À sa sortie de l'académie, il navigue à partir du vers le Panama et devient premier officier du croiseur auxiliaire SMS Geier, pour inspecter la base de stationnement allemande. Il est, pour son voyage de retour, nommé premier officier du SMS Hyäne et ensuite pendant deux mois sur le garde-côte SMS Hagen. Ensuite Alfred Meyer-Waldeck sert à l'état-major de l'amirauté, jusqu'au . Entretemps il est nommé korvettenkapitän, le .

C'est en , qu'il obtient le droit d'ajouter Waldeck à son nom de famille, de la part de l'administration de la principauté de Waldeck-Pyrmont.

 
Vue de Tsingtao en 1914
 
La résidence du gouverneur

Le Kapitän zur See succède à Oskar von Truppel en tant que gouverneur du territoire de Kiaou-Tchéou en Chine, qui a été concédé à bail à l'Empire allemand en 1899 pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans, et dont le port et la ville principale se trouve à Tsingtao. Le Japon déclare la guerre à l'Allemagne, le , en exigeant la colonie allemande. Il télégraphie à l'empereur Guillaume II qui ordonne de résister jusqu'au bout. Le siège de Tsingtao débute une semaine après, et les Allemands se rendent aux Japonais et à leurs alliés britanniques, le . Les Allemands ont résisté pendant deux mois. Meyer-Waldeck reçoit la croix de fer de 1re classe, selon un télégramme du Kaiser lui-même.

Le Kapitän zur See Meyer-Waldeck est interné au Japon au camp de Bando[1] avec les soldats et civils allemands de l'ancienne concession. Il est libéré en .

Il est nommé contre-amiral[2] en 1915, puis vice-amiral, le (il est encore en détention). Il retourne en Allemagne par le vapeur Nankai Maru.

Il donne sa démission de la marine, le . Il écrit ses Mémoires et s'éteint le .

DécorationsModifier

ŒuvreModifier

  • Bilder von der Belagerung Tsingtaus, Munich, 1921, in almanach Auf See unbesiegt

NotesModifier

  1. Près de Naruto (Tokushima)
  2. Grade équivalent à celui de vice-amiral d'escadre dans la hiérarchie militaire française

SourceModifier