Ouvrir le menu principal

Alfred Durand-Claye

ingénieur français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Claye.
Alfred Durand-Claye
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 46 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinction

Alfred Augustin Durand-Claye[1] est un ingénieur français, né le à Paris où il est mort le .

Ingénieur en chef de la ville de Paris, collaborateur de Jean-Charles Alphand, il est l'artisan de l'assainissement de Paris.

Sommaire

BiographieModifier

Il naît à Paris rue d'Enghien, dernier enfant, de Denis Agricola Durand-Claye (1794-1847), avocat, docteur de la Faculté de droit de Paris, avoué à Paris[2], puis chef de division au ministère de la justice, puis juge de Paix à Paris, et de Joséphine Esther Maréchal (décédée en 1874), fille d'un sous-préfet de Dreux.

Il entre en 1851 au Collège Sainte-Barbe où, quand il le quitte, il reçoit le prix exceptionnel de l'Association amicale des anciens barbistes, prix qui n'est pas décerné annuellement, mais que l'on donne seulement à l'élève exceptionnel qui le mérite par sa conduite et ses succès[3].

Comme son frère aîné, il entre premier, en 1861, à l'École polytechnique dont il sort major en 1863 pour entrer à l'École des ponts et chaussées dont il sort premier en 1866.

En novembre 1866, il est nommé ingénieur ordinaire de 3° classe. Il est attaché au service de la Ville de Paris sous les ordres d'Edmond Humblot, directeur général des eaux et des égouts de Paris pour y étudier spécialement les questions d'utilisation des eaux d'égout et d'assainissement de la Seine. Partisan du tout l'égout, on lui doit un projet de déversement des eaux d'égout de Paris dans la Forêt de Saint-Germain-en-Laye.

En avril 1873, il est nommé ingénieur de ingénieur de 2e classe. Il est également professeur à l'École des ponts et chaussées et à l'École des Beaux-Arts de Paris où il donne des cours de stéréotomie à partir de 1868[4].

Le 3 février 1875, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et le 29 décembre 1885 officier.

Souffrant de rhumatismes articulaires , il meurt d'une embolie le 27 avril 1888 ; ses obsèques ont eu lieu le lundi 30 avril à l'Église de la trinité et il est inhumé au Cimetière Montmartre. Plusieurs discours sont prononcés sur sa tombe : par Alphonse Darlot, président du Conseil municipal de Paris, Eugène Poubelle, préfet de la Seine, Jean-Charles Alphand, directeur des travaux de la ville de Paris, Lagrange, inspecteur au service du département de la Seine, Paul Dubois, de l'école des Beaux-Arts, Pillet, au nom de ses amis et Émile Trélat, directeur de l'école spéciale d'architecture[5]. Georges Bechmann lui succédera à la tête du service des eaux et de l'assainissement de la Ville de Paris.

HommagesModifier

 
Buste à Asnières

PublicationsModifier

  • Stabilité des voûtes en maçonnerie (1867)
  • Mille et Alfred Durand-Claye, Note sur les essais d'utilisation et d'épuration des eaux d'égout de Paris (1869)
  • Mémoire sur l'assainissement de la ville de Bruxelles (1870)
  • Situation de la question des eaux d'égout et de leur emploi agricole en France et à l'étranger (1873)
  • Assainissement de la Seine (1875)
  • État de la question des eaux d'égout en France et à l'étranger (1877)
  • Les travaux d'assainissement de Danzig, Berlin, Breslau (1881)
  • Rapport sur le matériel et les procédés des industries agricoles et forestières, Ministère de l'agriculture et du commerce (1880)
  • Vidanges et égouts (1883)
  • L'épidémie de fièvre typhoïde à Paris en 1882 : études statistiques (1883)
  • Hydraulique agricole et génie rural, avec Félix Launay

RéférencesModifier

  1. Son grand père, Michel Denis Durand (1761-1813) se fait appeler Durand-Claye, en ajoutant à son patronyme celui de son épouse, Marie Charlotte Claye.
  2. Feuilles d'annonces du département d'Eure-et-Loir, 24 mai 1821 : "Par Ordonnance du Roi, du 24 mai 1821, M. Durand-Claye, de Chartres, avocat, docteur de la Faculté de droit de Paris, y demeurant, rue Beaurepaire, n°24, a été nommé avoué près la Cour royale de la même ville, en remplacement de MM. Chaseray, décédé, et Boys-de-Loury, démissionnaire"
  3. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1265650t/f16.item.r=dreux%20dreux.zoom
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1265650t/f18.item.r=dreux%20dreux.zoom
  5. L'Union Agricole du 3 mai 1888, reprenant un article publié par le Petit Journal.

Liens externesModifier