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Alfred Armand Robert Saint-Chamans
Naissance 29 septembre 1781
Paris
Décès 7 mars 1848 (à 66 ans)
Montmort
Origine Drapeau de la France France
Grade Général
Années de service 1801-1830
Conflits Guerres de l'Empire
Expédition d'Espagne

Alfred Armand Robert comte de Saint-Chamans également appelé Alfred Armand Robert de Saint-Chamans ou Alfred Armand Robert Saint-Chamans est un militaire français ayant servi durant le Premier Empire et la Restauration, né le 29 septembre 1781 à Paris et décédé le 7 mars 1848 au château de la Charmoye à Montmort dans la Marne.

Sommaire

BiographieModifier

Fils de Joseph Louis vicomte de Saint-Chamans, baron de Peschier et d'Auguste Céleste Pinel Dumanoir, Alfred Armand Robert commence sa carrière militaire le 1er octobre 1801 en tant que cavalier au 9e dragons régiment dans lequel il devient brigadier le 15 janvier 1802 puis maréchal des logis le 2 avril suivant.
Le 17 février 1803, il est promu sous-lieutenant au 6e régiment de dragons et fait les campagnes de l'an XII et de l'an XIII sur les côtes françaises.
Le 15 mars 1804, il devient sous-lieutenant aide de camp du maréchal Soult, puis toujours attaché au service de ce dernier, il est promu lieutenant aide de camp le 24 février 1805, capitaine aide de camp le 25 décembre suivant, chef d'escadrons aide de camp le 11 juillet 1807 et colonel aide de camp le 19 mai 1811 puis colonel provisoire commandant le 20e régiment de dragons en juin suivant suivant.
Il effectue les campagnes de l'an XIV, de 1806 et de 1807 à la Grande Armée et celles de 1808, 1809, 1810 et 1811 en Espagne et au Portugal. Le 10 juin 1807, à la bataille d'Heilsberg, il est blessé d'un coup de feu à la cuisse.

Confirmé dans son grade le 14 octobre 1811, il prend le commandement du 8e régiment de chasseurs à cheval, puis du 7e régiment de chasseurs à cheval le 10 février 1812. Durant la campagne de Russie, il est blessé d'un coup de lance près de Lepel le 24 octobre 1812. En 1813, durant la campagne d'Allemagne, il blessé par un coup de feu au bas ventre le 22 mai lors du combat de Reichenbach puis il est fait prisonnier de guerre le 16 octobre suivant à la bataille de Leipzig après avoir « fortement contusionné » par un boulet de canon.
Rentré de captivité au début de la première Restauration, il devient, le 3 avril 1814, colonel aide de camp du général Dupont alors ministre de la guerre.
Le 11 mai 1814, il est nommé colonel du régiment de chasseurs du Roi et est placé en non activité le 26 mars 1815 durant les Cent-Jours.
Lors de la seconde Restauration, il est réintégré en tant que maréchal de camp et colonel du régiment des dragons de la garde royale, le 8 septembre 1815.
Devenu disponible le 6 juin 1821, il est nommé inspecteur de cavalerie le 19 juin 1822, puis il est employé à partir du 9 octobre de la même année au corps d'observation des Pyrénées puis le 12 février 1823 au 2e corps de l'armée d'observation des Pyrénées avant de participer à l'expédition d'Espagne ou il se distingue à la tête des 4e et 20e régiments de chasseurs à cheval lors du combat de Campillo de Arenas. Le 25 octobre 1823, il est nommé commandant de la 1re brigade de la 2e division de cavalerie de la garde royale à l'armée des Pyrénées puis commandant de la 1re brigade de la 2e division de cavalerie de la garde royale en Espagne le 3 décembre suivant.
Le 17 septembre 1830, il est réformé et mis à la retraite le 1er octobre 1831.
Il décède au château de la Charmoye à Montmort dans la Marne, le 7 mars 1848.

Titres et décorationsModifier

Famille et généalogieModifier

Son frère Louis Marie de Saint-Chamans né le fut Auditeur au Conseil d'État, préfet de l'Isère (sans suite), préfet du Vaucluse de 1815 à 1817 et préfet de la Haute-Garonne du 29 mars 1817 au 10 novembre 1823.

BibliographieModifier

  • Mémoires du général Comte de Saint-Chamans, ancien aide de camp du Maréchal Soult, 1802-1832

Notes, sources et référencesModifier

  • Les ouvrages cités en bibliographie