Alexis Larrey

chirurgien (1750-1827)

Alexis Larrey, né le à Beaudéan et mort le à Toulouse, est un chirurgien français.

Alexis Larrey
Image dans Infobox.
Portrait de Larrey par Jean-Paul Laurens.
Fonction
Membre honoraire (d)
Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse
Biographie
Naissance
Décès
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ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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BiographieModifier

Né à Beaudéan, en Bigorre, Alexis Larrey part étudier à Toulouse, grâce à la protection du baron de Beaudéan. À l'âge de 15 ans, il commence des études de chirurgie à l'hospice de Saint-Joseph-de-la-Grave, sous Bonnet, chirurgien-major de cet établissement. En 1776, il échoue de peu au concours de chirurgien-major de l'Hôtel-Dieu, mais il est nommé garçon chirurgien. Finalement, après la mort de Bonnet, la même année, il remporte le concours ouvert pour son remplacement. Il épouse sa fille et obtient une nombreuse clientèle[1].

En , Alexis Larrey est nommé professeur d'obstétrique à l'École royale de chirurgie de Toulouse. Mais le , les universités sont supprimées par décret de la Convention nationale. Cependant, l'administrateur du département, Delherm, avec l'appui du représentant du peuple, Pierre Paganel, prévoit en remplacement de la faculté de médecine de la ville la création d'une École supérieure provisoire de chirurgie, qu'il confie à Alexis Larrey. L'École provisoire est fondée dans l'immeuble de l'ancienne Académie des sciences (emplacement de l'actuel no 20 bis rue des Fleurs), et dispense des cours d'enseignement publics et gratuits, que fréquentent Jacques-Mathieu Delpech, Jean-Étienne Esquirol, E. Rumèbe et le neveu d'Alexis Larrey, Dominique-Jean Larrey[2],[3]. Il y enseigne particulièrement l'anatomie. Peu de temps après, le , il est nommé chirurgien-major à l'Hôtel-Dieu[3].

De même, lors du rétablissement de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, il en est membre honoraire. Il reçoit le même titre dans la Société de médecine, chirurgie et pharmacie de Toulouse[1]. Divers travaux communiqués à la section de chirurgie de l'Académie nationale de médecine lui valent le titre de membre associé correspondant en 1825. Son mérite reconnu le désigne comme directeur et professeur de l'École secondaire de médecine de Toulouse, à sa création[4].

Alexis Larrey laisse des Mémoires et Observations, qui ont été envoyés avec des pièces pathologiques à l'Académie royale de chirurgie[2].

Il est décoré de la Légion d’honneur[4].

HommagesModifier

À Toulouse, son portrait orne la galerie des Illustres de la faculté de médecine, sur les allées Jules-Guesdes[5].

Dans la même ville, la rue Alexis-Larrey, où se trouvait autrefois l'hôpital militaire, porte son nom.

Notes et référencesModifier

  1. a et b François-Xavier Feller, Dictionnaire historique : ou histoire abrégée des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talens, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours, Paris, L. Lefort, , 8e éd., 668 p. (lire en ligne), p. 631.
  2. a et b Feller, 1845, p. 226.
  3. a et b Caire 1997, p. 46 et 50.
  4. a et b Jacques Raige-Delorme et Amédée Dechambre, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, t. 1 : Lab-Lar, Paris, V. Masson, , 783 p. (lire en ligne), p. 464.
  5. Charlotte Mendes, Les portraits de la faculté Jules-Guesdes à Toulouse, thèse de l'université Paul-Sabatier, 2014, p. 56-57, (lire en ligne).

PublicationsModifier

  • Dissertation sur la complication des plaies et des ulcères, connue sous le nom de pourriture d'hôpital, Paris, , in-4°.

BibliographieModifier

  • Ducasse fils, Notice historique sur Alexis Larrey,… : lue dans la séance publique de l’Académie royale... de Toulouse, le 15 janvier 1829, Toulouse, Impr. de Caunes, , 23 p., in-8 ° (lire en ligne).
  • Biographie universelle des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, t. 4, Paris, Fay, , 494 p. (lire en ligne), p. 226
  • Henri Nux, « Alexis Larrey (1750-1827), chef de famille et chef d'école », Toulouse médical, 52e année, no 1, , p. 39-54.
  • Michel Caire, « Esquirol en 1805 : titres, travaux, services rendus », Histoire des sciences médicales, Société française d'histoire de la médecine, vol. XXXI, no 1,‎ , p. 45-52 (lire en ligne).

Liens externesModifier