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Alexandre Varille

égyptologue français

Alexandre Varille
Égyptologue
Pays de naissance Drapeau de la France France
Naissance
Lyon
Décès (à 42 ans)
Joigny
Nationalité française

Alexandre Varille (né le à Lyon, mort le à Joigny) est un égyptologue français.

BiographieModifier

Au cours de ses études qui lui valent une licence de droit et de lettres, il rencontre Victor Loret, son professeur d'égyptologie à l'université de Lyon, qui lui transmet sa passion de l'archéologie égyptienne. Varille commence à travailler en Égypte en 1931 et l'année suivante, il est membre de l'Institut français d'archéologie orientale au Caire.

En 1939, il fouille les portes monumentales de Ptolémée III et Ptolémée IV du temple de Médamoud, lesquelles sont maintenant au musée des beaux-arts de Lyon.

Il mène aussi des fouilles intensives dans le temple de Karnak-Nord de 1940 à 1943. Au cours de cette campagne, Alexandre Varille ainsi que son collaborateur Clément Robichon rencontrent René Adolphe Schwaller de Lubicz qui séjourne avec sa famille en Haute-Égypte. Ensembles, ils ne tardent pas à fonder le « Groupe de Louxor » en 1943. Sa vision des fouilles en est bouleversée : la symbolique égyptienne devrait pouvoir être intégrée aux méthodes archéologiques concernant les époques antérieure à l'occupation romaine. Fruit de cette collaboration, la parution en 1946 de Dissertation sur une stèle pharaonique (stèle D52 du musée d'art et d'archéologie de Genève) qui vient offrir un décryptage philologique et ésotérique nouveau concernant la langue hiéroglyphique dans la plus pure tradition des connaissances traditionnelles, et dans celle de Clément d'Alexandrie (cf. Stromates). On doit à Alexandre Varille et Clément Robichon un bel album de photos sur la terre des pharaons, intitulé En Égypte (Hartmann, Paris, 1931), album remanié en 1951 avec une vision anthropologique plus ample intégrant le symbolisme de l'ancienne Égypte. Une version anglaise de l'ouvrage sous le titre Eternal Egypt paraîtra en 1955 à New-York, traduite par Laetitia Gifford.

En 1944, Varille est engagé comme expert par le Service des Antiquités, tout en continuant ses recherches avec le « Groupe de Louxor » auquel viendront se joindre le « gardien » de la vallée des rois, Alexandre Stoppelaeare, et l'archéologue belge Arpag Mekhitarian. Alexandre Varille se passionne également pour l'une des figures de proue de l'art architectural égyptien du Nouvel Empire, le concepteur des colosses de Memnon au XIVe siècle av. J.-C.. La thèse universitaire d'Alexandre Varille lui sera consacrée et publiée de manière posthume sous les auspices de Jean Vercoutter sous le titre Inscriptions concernant l'architecte Amenhotep, fils de Hapou (IFAO, 1968).

Victor Loret dont il avait été l'élève préféré à Lyon, lui lègue ses archives. Quelques années plus tard, Alexandre Varille présente sans succès sa thèse controversée sur l'école de la symbolique égyptienne à l'Institut de France. Le roi Farouk dont il est l'ami vient de lui confier personnellement la responsabilité des fouilles archéologiques en Haute-Égypte. Mais Alexandre Varille trouve subitement la mort à 42 ans dans un accident de voiture au début de 1951, en Bourgogne alors qu'il se dirige vers Lyon. Ce drame est suivi en 1952 du coup d'État égyptien de Naguib qui met fin au rêve du « Groupe de Louxor », celui d'une entière et complète remise en cause du statut des fouilles archéologiques égyptiennes[1],[2], à l'aune des découvertes sur la symbolique égyptienne[3].

Les archives Varille sont vendues en 2000 à Ars Libris, à Boston. L'université de Milan les acquiert en 2002 pour 225 000 euros.

Notes et référencesModifier

  1. Alexandre Varille in Un Point de vue nouveau sur l'architecture pharaonique, Revue Synthèses, Bruxelles, 1951
  2. André Rousseaux dans La querelle des égyptologues, Le Figaro Littéraire du 8 avril 1950
  3. Dallage - profil du pharaon - traité en mosaïque de la partie sud du temple couvert de Louxor

Liens externesModifier