Alexandre Oulianov

Alexandre Ilitch Oulianov (en russe : Александр Ильич Ульянов), né le 1er avril 1866 ( dans le calendrier grégorien) à Nijni Novgorod et mort pendu le 8 mai 1887 ( dans le calendrier grégorien) à la forteresse de Chlisselbourg, était un anarchiste russe, l'un des meneurs du complot qui visait à répliquer celui des Pervomartovtsi (en russe : Первомартовцы, « Ceux du 1er mars »). Il est le frère aîné de quatre ans de Lénine, leader de la révolution russe de 1917.

Alexandre Ilitch Oulianov
Image dans Infobox.
Alexandre Ilitch Oulianov (1887)
Biographie
Naissance
Décès
(à 21 ans)
Chlisselbourg
Nom dans la langue maternelle
Александр Ильич УльяновVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Александр Ильич УльяновVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Simbirsk classical gymnasium (d)
Université d'État de Saint-PétersbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Père
Mère
Fratrie
Lénine
Olga Oulianova (d)
Maria Ilinitchna Oulianova
Dmitri Ilitch Oulianov (en)
Anna Ielizarova-OulianovaVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Condamné pour

Alexandre Oulianov avait rejoint le reliquat du groupe terroriste Narodnaïa Volia (« La Volonté du Peuple ») qui avait commis l'assassinat de l'empereur Alexandre II en 1881. Avec ses complices, il prépara une tentative d'assassinat d'Alexandre III. Le complot devait avoir lieu le 1er mars 1887 ( dans le calendrier grégorien), 6 ans jour pour jour après l'attentat contre Alexandre II, mais la police éventa le complot et en , les conspirateurs furent arrêtés.

Au cours de son procès, Alexandre Oulianov prononça un discours politique justifiant le recours au terrorisme devant le tribunal[1]. Il fut condamné à mort et pendu en compagnie de ses camarades Pakhomi Andreïouchkine, Vassili Gueneralov, Vassili Ossipanov et Pierre Chevirev.

L'exécution de son frère Alexandre radicalisa son frère cadet le futur Lénine qui n'avait que 17 ans et s'impliqua davantage dans les mouvements étudiants et les activités de propagande révolutionnaire, rompant avec l'action révolutionnaire « romantique » des anarchistes. Sa sœur Anna soupçonnée de complicité proteste de son ignorance dans une supplique au tsar et n'est condamné à un exil de cinq ans à Kokouchkino[2].

Dans les artsModifier

Le film de fiction Le Cœur d'une mère, de Marc Donskoï, dépeint certains aspects de la vie des Oulianov — le procès d'Alexandre, notamment — vus à travers le regard de la mère (Maria Alexandrovna Oulianova).

 
Plaque commémorative apposée sur les lieux de l'exécution (forteresse de Chlisselbourg).

Notes et référencesModifier

  1. Orlando Figes, La Révolution russe, Denoël, p. 205.
  2. Jean-Jacques Marie, Lénine, la Révolution permanente, Payot 2011 p. 234

Voir aussiModifier