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Alexandre Manceau

graveur et auteur dramatique français
Alexandre Manceau
Alexandre Manceau (1817-1865).jpg
Alexandre Manceau en 1864 (photo de Nadar).
Naissance
Décès
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PalaiseauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Maître
Lieu de travail

Alexandre Manceau, né à Trappes le et mort à Palaiseau le , est un graveur et auteur dramatique français.

BiographieModifier

Élève d'Alexandre Vincent Sixdeniers, graveur sur cuivre, artiste au talent reconnu, il exposa régulièrement au Salon à partir de 1842.

Convié par Maurice Dudevant – dit Maurice Sand, le fils bien-aimé – pour fêter Noël 1849 à Nohant, il y resta quinze ans et devint le secrétaire-intendant, l’amant, le compagnon, l’homme-lige de George Sand, de treize ans plus âgée ; il rédigea avec elle son journal sous le nom d'agendas.

Il aimait le théâtre et avait sans doute acquis à Paris une expérience de comédien amateur. Il prit rapidement une place prépondérante dans les activités du « grand théâtre de Nohant » qui se développa considérablement à partir de cette époque et continua dans le même temps son travail de graveur.

On lui doit, notamment, le portrait de George Sand par Thomas Couture, un Hamlet d’après Louis-Henri de Rudder (1841), un Napoléon à Fontainebleau d’après Paul Delaroche (1852), le Zouave blessé d’après Horace Vernet (1864) et les cinquante illustrations du livre de Maurice Sand, Masques et bouffons. Il écrivit en outre un acte en vers, Une journée à Dresde, qui fut joué à l’Odéon en janvier 1864.

En 1864 Maurice Sand, jaloux de l'amour que porta sa mère à son ancien camarade, mais aussi craignant tant pour lui que pour elle la contamination de sa tuberculose naissante, lui fit quitter Nohant en l'absence de celle-ci :

« Dernière soirée à Nohant : Nous nous en souviendrons tous je crois. Il n’y a donc rien à écrire sur cette dernière veillée, mais je pense malgré moi que pendant les 14 ans que j’ai passés ici, j’ai plus ri, plus pleuré, plus vécu que pendant les 33 ans qui les ont précédés. Me voilà désormais seul avec elle, quelle responsabilité, aussi quel honneur et quelle joie ! »

— Alexandre Manceau, agenda, 11 juin 1864

Tuberculeux, il meurt le dans la maison que George Sand avait achetée pour s'y retirer avec lui à Palaiseau, alors petit bourg de campagne à 18 km au sud-ouest de Paris, et qu'elle revendra en  ; connue depuis sous le nom de "villa George Sand".

GravuresModifier

SourcesModifier

  • Évelyne Bloch-Dano, Le dernier amour de George Sand, Paris, Grasset, 2010, 320 p. (ISBN 978-2-246-73201-3)
  • Renseignements sur sa mort dans la correspondance de Gustave Flaubert, vol. IV de la Pléiade.
  • Michelle Perrot, George Sand à Nohant, Paris, Seuil, 2018, 444 p. (ISBN 9782020820769)

Liens externesModifier