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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alexandre II.
Circle-icons-calendar.svg Sauf précision contraire, les dates de cette page sont sous-entendues « avant Jésus-Christ ».
Alexandre II d'Épire
Coin of Alexander II of Epirus.png
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
ÉpireVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activité
Père
Mère
Fratrie
Olympias II d'Épire
Hélénos d'Épire (d)
Ptolémée d'Épire (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants

Alexandre II d'Épire, né vers 295 et mort vers 252/247 av. J.-C.[1], est un roi d'Épire à partir de 272, quand il succède à son père, Pyrrhus Ier, de la famille des Éacides.

Sommaire

OrigineModifier

Alexandre II d'Épire est le fils de Pyrrhus Ier de sa seconde épouse Lanassa, fille d'Agathocle, roi de Syracuse. Le jeune prince suit son père en Italie mais il reste à Locres pour commander les troupes lorsque Pyrrhus passe en Sicile.

RègneModifier

 
Épire dans l'Antiquité

Alexandre II se trouve en Épire lors de la mort de son père et lui succède en 272. Il épouse à cette époque Olympias II qui est sans doute sa demi-sœur[2]. Le nouveau roi procède à l'évacuation de Tarente, conclut la paix avec Antigone II Gonatas et renonce à toutes les conquêtes récentes de Pyrrhus Ier dans le Péloponnèse, en Thessalie et en Macédoine.

Entre 271 et 265, à l'occasion d'une guerre en Illyrie contre le roi Mytilos (en), il étend son royaume sur l'Illyrie du sud, jusqu'au Shkumbin. C'est à cette époque que naissent les trois enfants du couples : Phthia, Pyrrhus II et Ptolémée.

En 264, Alexandre II entreprend l'invasion de la Macédoine. Antigone II Gonatas, lors du siège d'Athènes, doit mener une campagne rapide pour chasser Alexandre du royaume de Macédoine. Alexandre est ensuite vaincu par Démétrios II à Dedeia. L'année suivante, celui-ci lance une contre-offensive qui se termine par l'invasion de l'Épire. Alexandre II doit s'exiler en Acarnanie. Le traité de paix signé en 263/262 entre les Étoliens et les Acarnaniens permet sa restauration.

Alexandre est mentionné dans l'édit no 13 de l'empereur indien Ashoka (v. 255), de la dynastie Maurya, comme l'un des bénéficiaires d'une mission de prosélytisme bouddhiste, avec un Antiochos (Antiochos II Théos), un Ptolémée (Ptolémée II Philadelphe), un Antigonos (Antigone II Gonatas), un Magas (Magas de Cyrène, qui exerçait à l'époque le pouvoir sur la Cyrénaïque) et un Alexandre (certainement Alexandre II d'Épire)[3],[4].

En 253/247, à la suite de la révolte d'Alexandre, fils de Cratère, dit Alexandre de Corinthe (en), contre son oncle Antigone II Gonatas, Alexandre II d'Épire, avec la ligue étolienne, contribue au démembrement de la ligue acarnanienne (en) et annexe Médion et le nord-ouest de l'Acarnanie.

Alexandre II, dont la mort n'est pas datée, disparaît vers 252/247[5], au plus en 242, et laisse la régence de ses fils mineurs à leur mère Olympias II.

PostéritéModifier

Notes et référencesModifier

  1. L' Épire de la mort de Pyrrhos à la conquête romaine: (272 - 167 av. J. C.), Presses Univ. Franche-Comté, (présentation en ligne)
  2. fille de Pyrrhos et de sa première épouse Antigonè ?
  3. Édouard Will Histoire politique du monde Hellénistique, Annales de l'Est, Nancy, 1966, p. 238.
  4. Édits d'Ashoka (en langue Gandhari), no 13 (paragraphe 9). Il n'existe aucune mention de cet événement dans les sources occidentales.
  5. Édouard Will op. cit., p. 292.

SourceModifier