Alexandre Camille Taponier

général français
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Officier général francais 3 etoiles.svg Alexandre C. Taponier
Naissance
Valence (Drôme)
Décès (à 82 ans)
Paris
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1767-1801
Commandement 8e division de l'armée de la Moselle
Gouverneur de la XIIIe division militaire (Bretagne)
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres de Vendée
Faits d'armes Bataille de Wissembourg
Bataille de Trippstadt
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 5e colonne.

Alexandre-Camille Taponier, né le à Valence (Drôme), mort le à Paris, est un général de division de la Révolution française qui s'illustre particulièrement lors des guerres de la première coalition, aux batailles de Wissembourg le et de Kaiserslautern du 28 au .

BiographieModifier

Il entre dans le régiment des Gardes françaises le . À la prise de la Bastille le , Taponier, alors sergent dans un régiment de grenadiers, se trouve parmi la foule massée devant la Bastille et prend la tête de l'assaut de la prison. À la suite de cette action d'éclat, il est fait lieutenant puis capitaine dans les semaines qui suivent. Le 1er septembre suivant il est affecté aide-major dans la garde nationale de Paris. Il participe en 1791 au blocus de la forteresse de Landau, puis il est promu capitaine le , au 103e régiment d'infanterie de ligne. Il est fait chevalier de Saint-Louis le , puis il sert à l'armée de la Moselle de 1792 à 1795.

Il se distingue le à la première bataille de Wissembourg, et il est nommé adjudant-général chef de bataillon provisoire le suivant. Il est promu général de division le , et il s'empare d'Hornbach le , puis il se distingue à Kaiserslautern du 28 au , où il enlève huit pièces de canon, ainsi qu'à la bataille de Geisberg du 26 au , à la Bataille des Vosges les 2 et , et au siège de Luxembourg fin 1794 et début 1795. Le il passe à l'armée de Rhin-et-Moselle comme commandant de la 4e division, et il est réformé le , pour cause de blessures. Le il commande la 8e division de l'armée de Rhin-et-Moselle sous le général Gouvion-Saint-Cyr. Il se fait également remarquer le à la bataille de Rastatt et à la bataille d'Ettlingen (en) le suivant, vainqueur à Cannstadt le , sert à Neresheim le , mais il est relevé de son commandement à la demande du général Moreau qui l’accusait d’avoir levé des contributions arbitraires en .

Réformé le , il se retire à Vanves. Il est rappelé à l'armée d'Angleterre le et le , il commande la 13e division militaire à Pontivy jusqu'au . Chargé de s'opposer aux tentatives de débarquement des Anglais sur les côtes de Bretagne, il tient en échec les entreprises des chouans dans le Morbihan, notamment par la manœuvre préliminaire de la bataille de la Tour d'Elven le .

 
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.

Le il est mis au traitement de réforme et cesse ses fonctions le suivant. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , et il est admis à la retraite le . Il est inhumé au cimetière du Montparnasse[1]. Son nom est inscrit sur le panneau du pilier nord de l’arc de triomphe de l’Étoile.

HommageModifier

La rue Campagne-Première dans le 14e arrondissement de Paris a été nommée ainsi par le général Taponnier, propriétaire de terrains alentour, qui voulait évoquer sa première campagne, celle de Wissembourg en 1793.

SourcesModifier

  • Charles-Nicolas Beauvais, Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, de 1792 à 1815, vol. 26, C. L. F. Panckoucke, , p. 210
  • coll., Dictionnaire historique des batailles, sièges, et combats de terre qui ont eu lieu pendant la Révolution française, vol. 2, Paris, Libr. Menard et Desenne, , p. 416
  • André Blanc, Valence à travers les hommes, Valence, Éditions SOREPI,
  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p. 484
  • « Cote LH/2567/46 », base Léonore, ministère français de la Culture

Notes et référencesModifier

  1. Alexandre Camille Taponier Cimetière du Sud dit du Montparnasse ; 3e division, à droite

Liens externesModifier