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Les Aleuades (en grec ancien Ἀλευάδαι) sont une famille aristocratique thessalienne originaire de Larissa, dont l’ancêtre éponyme mythique est Aleuas, un tagos (ταγός, magistrat fédéral commandant la confédération thessalienne[1],[2]). Leurs rivaux étaient les familles des Scopades originaires de Crannon, et des Créondes de Pharsale.

Au XIIe siècle av. J.-C., la Thessalie est envahie par des tribus doriennes du Nord et du Nord-Ouest migrant vers le Sud, mais ce sont les Thessaliens de Thesprotie qui dominèrent la région. Les Thesprotes sont, avec les Molosses, une des principales tribus d'Épire. Ils réduisent au servage la population indigène. Quelques familles nobles, dont celle des Aleuades, s’imposent chacune dans un canton. Les Aleuades furent la plus puissante des familles de Thessalie. Le premier du nom, Aleuas surnommé « Le Rouge »[3] du fait de sa chevelure rousse, était appelé roi, et descendait des Héraclides par un ancêtre commun, Thessalos[4],[5],[6],[7]. Les Aleuades n’ont pas hésité à se faire mercenaires des Perses tout en entretenant des relations avec Athènes ; ce sont eux qui ouvrirent la Thessalie à Xerxès Ier et qui agirent pour que Amyntas III fasse la guerre et renverse Alexandre de Phères. Au Ve siècle av. J.-C., le roi Archélaos Ier de Macédoine soutient la famille des Aleuades à Larissa.

Hérodote dénomme ses membres par le mot "roi" (βασιλεῖς)[8],[9].

Évocations historiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) William Smith, Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology : Aleuas, or Aleuadae, vol. 1, Little, Brown and Company, William Smith, (lire en ligne), p. 109–110
  2. Pindare, Pythiques X, 8.
  3. Πύῤῥος
  4. Suda, s. v. Ἀλευάδαι
  5. Ulpien, ad Dem. Olynth. i
  6. Scholie d'Apollonios de Rhodes (III, 1090)
  7. Marcus Velleius Paterculus, I, 3
  8. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], VII. 6
  9. Comp. Diodore de Sicile (XV, 61) ; (XVI, 14)
  10. Ménon (70a et passim)

BibliographieModifier

  • Platon, Œuvres complètes, Flammarion, sous la direction de Luc Brisson, Paris, 2008 (page 2129)