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Alcoa
logo de Alcoa
illustration de Alcoa

Création 1894
Dates clés 1929 : prend le nom Alcoa
Fondateurs Charles Martin Hall, Arthur Vining Davis (en), Alfred E. Hunt et Andrew MellonVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonyme avec appel public à l'épargneVoir et modifier les données sur Wikidata
Action New York Stock Exchange (AA)Voir et modifier les données sur Wikidata
Slogan « Faire progresser chaque génération »
Siège social New York et Pittsburgh
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Klaus Kleinfeld (PDG)
Directeurs Klaus Kleinfeld (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Production d'aluminium et d'alumine
Produits Aluminium et alumineVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales AFL Automotive
Effectif 14 000 fin 2018
Site web www.alcoa.com

Capitalisation 3 581 M$ en septembre 2019
Chiffre d'affaires en augmentation 13 403 M$ en 2018
Résultat net en augmentation 227 M$ en 2018

Alcoa, abréviation de « Aluminum Company of America », (NYSE : AA) est une entreprise américaine, troisième plus grand producteur d'aluminium au monde derrière Rusal et Rio Tinto Alcan. Son siège opérationnel est situé à Pittsburgh aux États-Unis. En 2006, l'entreprise était présente dans quarante-trois pays et employait 127 000 personnes. Fin 2015, elle est présente dans trente pays et emploie 60 000 personnes[1].

HistoireModifier

En 1886, Charles Martin Hall, diplômé de l'Oberlin College , découvre le processus de fusion de l'aluminium, presque simultanément avec Paul Héroult en France. Il s'est rendu compte qu'en faisant passer un courant électrique dans un bain de cryolite et d'oxyde d'aluminium, l'aluminium, qui était alors un métal semi-rare, restait un sous-produit. Cette découverte, maintenant appelée procédé de Hall-Héroult, est toujours le seul procédé utilisé pour fabriquer de l'aluminium (voir également le processus de Bayer - Bayer process (en)).

Charles Martin Hall et Alfred Ephraim Hunt créent la Pittsburgh Reduction Company en 1888.Elle prend le nom d'« Alcoa » en 1929.

En 1955, dans le cadre du Heavy Press Program, elle commence à exploiter trois presses hydraulique dont une de 50 000 short tons de pression qui est la plus puissante du monde à sa mise à service et qui reste, en 2014, la plus grande utilisé par l'industrie aux États-Unis.

Alcoa est propriétaire aux États-Unis d’une partie de son énergie. Alcoa possède, en 1980, environ la moitié de l’électricité nécessaire à sa production consolidée[2].

Après la dislocation de l'URSS, Alcoa prend le contrôle d'une usine russe à Samara qui possède une presse hydraulique de 75 000 tonnes qui sera également la plus puissante au monde de 1957 à 2013[3].

 
La presse à forger de 50 000 short tons exploitée par Alcoa en 1985 sur son site de Cleveland.

Histoire récenteModifier

En 2000, Reynolds Metals Company fusionne avec Alcoa.

Le , Alcoa fait une offre de rachat de 27 milliards de dollars US au groupe canadien Alcan dans le but de devenir le plus grand producteur mondial d'aluminium, mais c'est le groupe anglo-australien Rio Tinto qui fera finalement l'acquisition d'Alcan la même année.

Le , Hydro-Québec et Alcoa signent une entente portant sur la livraison d'énergie électrique au Québec. Cette entente, qui durera jusqu'en 2040, assure le maintien de la fourniture d'électricité aux trois alumineries d'Alcoa au Québec, situées à Baie-Comeau, à Bécancour et à Deschambault. De plus, elle permet à Alcoa de procéder à la modernisation de son usine à Baie-Comeau et d'en augmenter sa capacité de production. Cette dernière augmente ainsi de 110 000 tonnes par an, atteignant au total 548 000 tonnes[4].

Le , Alcoa annonce qu'il va supprimer 13 500 emplois et réduire sa production[5]. Elle a aussi annoncé mettre fin à 1 700 postes contractuels[6].

Le , Alcoa sort de l'indice boursier Dow Jones. La firme donnait traditionnellement le coup d'envoi à la saison de publication des résultats trimestriels de plusieurs entreprises.

En , Alcoa acquiert Firth Rixson, une entreprise américaine d'aéronautique, pour 2,85 milliards de dollars[7].

En , Alcoa annonce l'acquisition de RTI International Metals, spécialisée dans le titane pour l'industrie aéronautique et automobile, pour 1,3 milliard de dollars[8].

En , Alcoa annonce son intention de se scinder en deux entreprises distinctes, une spécialisée dans les activités métallurgiques pour l'aéronautique et l'automobile, qui prendra le nom d'Arconic et l'autre restant sur une activité plus généraliste, qui gardera le nom d'Alcoa[9],[10]. La scission est annoncée être effective en [11].

 
Pièces en titane pour l'avion de combat F-15 Eagle avant et après traitement par la presse à forger de 50 000 short tons d'Alcoa (1985).


ActionnairesModifier

Liste des principaux actionnaires au [12].

Nom %
Capital Research & Management. 10,8%
Capital Research & Management. 9,88%
The Vanguard Group. 9,22%
Wellington Management. 4,91%
Norges Bank Investment Management 4,27%
Orbis Investment Management. 3,22%
The Baupost Group. 3,13%
Dimensional Fund Advisors. 2,90%
Capital Research & Management. 2,89%
BlackRock Fund Advisors 2,84%


FilialesModifier

AFL Automotive est une filiale de production de pièces pour l'automobile. Installée au Mexique, elle employait 29 000 personnes en 2002. Le , Alcoa annonce la suppression de 4 250 postes pour la fin .

CommunicationModifier

Activité de lobbyingModifier

Auprès des institutions de l'Union européenneModifier

Alcoa Europe SA est inscrite depuis 2008 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2015 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 600 000 et 700 000 euros[13].

Aux États-UnisModifier

Selon le Center for responsive politics, les dépenses de lobbying d'Alcoa aux États-Unis s'élèvent en 2015 à 2 360 000 dollars[14].

CritiquesModifier

Alcoa figure en 2016 au premier rang du Top 100 des pollueurs atmosphériques aux États-Unis publié par l'Institut de recherche en politique économique de l'Université du Massachusetts à Amherst[15].

2018 : les entreprises Alcoa et Rio Tinto annoncent la création de la coentreprise Elysis destinée à rendre la production d'aluminium moins polluante, via une technologie réduisant les émissions de gaz à effet de serre lors de la procédure de fusion du métal, avec l'aide de l'entreprise Apple[16].

Notes et référencesModifier

  1. (en) 2015 Annual report - Site officiel
  2. "HISTOIRE DES SITES PRODUCTEURS D’ALUMINIUM Les choix stratégiques de Pechiney 1892 - 1992", par René LESCLOUS, page 72 [1]
  3. (en) « History of Samara Metallurgical Plant( ZAO Alcoa SMZ) », Site officiel
  4. Alcoa et Hydro-Québec ont renouvelé des ententes jusqu'en 2040 - Le Devoir, 20 décembre 2008
  5. Alcoa va supprimer 13.500 emplois et réduire sa production - La Tribune/AFP, 7 janvier 2009
  6. Alcoa supprime 13 500 emplois - Le Devoir, 7 janvier 2009
  7. (en) Alcoa Buys Jet Engine Parts Maker Firth Rixson for $2.85 Billion - Michael J. de la Merced, The New York Times, 26 juin 2014
  8. (en) Alcoa to buy titanium supplier RTI to boost aerospace business - Nick Carey, Reuters, 9 mars 2015
  9. (en) Alcoa to split into two as aluminum glut batters legacy business - Nick Carey, Reuters, 28 septembre 2015
  10. (en) Alcoa spins off smelting business; aero, auto unit now 'Arconic' - Nick Carey, Reuters, 29 juin 2016
  11. Aluminium : la scission d'Alcoa le 1er novembre - Le Figaro/AFP, 29 septembre 2016
  12. Zone Bourse, « Alcoa : Actionnaires. », sur www.zonebourse.com (consulté le 3 octobre 2019)
  13. « Registre de transparence », sur europa.eu (consulté le 12 novembre 2016)
  14. (en) « Opensecrets.org », sur opensecrets.org (consulté le 12 novembre 2016)
  15. (en) « Toxic 100 Air Polluters Index », sur www.peri.umass.edu (consulté le 14 novembre 2016)
  16. https://www.apple.com/newsroom/2018/05/apple-paves-the-way-for-breakthrough-carbon-free-aluminum-smelting-method/

AnnexesModifier