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Albert Dumont (archéologue)

historien et archéologue français, spécialiste de l'Antiquité gréco-romaine
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Albert Dumont
Fonction
Recteur
Académie de Montpellier
-
Émile Charles (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Académie des inscriptions et belles-lettres
Société philologique hellénique de Constantinople (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Albert Dumont (Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, -La Queue-les-Yvelines, ) est un helléniste et archéologue français, fondateur de l'École française de Rome.

BiographieModifier

Élève du lycée Charlemagne, il fait ses études à l'École normale supérieure et est reçu premier à l'agrégation d'histoire. Membre de l'École française d’Athènes de 1864 à 1868, il pratique l'étude systématique des documents archéologiques, visite les collections particulières grecques et établit des catalogues.

Devenu Directeur de l'École française d’Athènes (1875-1879), il parvient à faire de l'école un concurrent à la hauteur de l'Institut allemand et fonde le Bulletin de correspondance hellénique et la Bibliothèque des écoles d'Athènes et de Rome.

Dumont est le premier membre de l’École d'Athènes à s’intéresser à la préhistoire. Entretenant des rapports avec Gabriel de Mortillet, il analyse les céramiques de Santorin recueillies en 1870 et procède à l'étude des inscriptions céramiques en établissant un véritable corpus admiré même des savants allemands.

En 1870, avec Jules Chaplain, il obtient une mission du ministère de l'Instruction publique pour étudier les vases grecs peints et découvrir leur provenance. Malheureusement, le déclenchement de la Guerre franco-allemande de 1870 met fin à la mission et les deux hommes s'engagent alors dans les ambulanciers. Au retour de la paix, ils peuvent enfin reprendre leurs travaux.

Soutenu par le monde universitaire, Albert Dumont obtient par décret du la création d'un cours d'archéologie à Rome qui au moment de sa nomination comme directeur devient le l'École française de Rome. Il la quitte l'année suivante pour prendre la direction de l’École française d'Athènes qu'il transforme en véritable institut de recherche. Il forme alors toute une série de célèbres archéologues : Jean Bayet, Raymond Bloch, Maxime Collignon, Théophile Homolle, Jules Martha, Eugène Müntz, Louis Duchesne ou encore Edmond Pottier.

Directeur de l'enseignement supérieure de 1879 à 1884, il réorganise toute l'université française, y introduit l'archéologie, crée des chaires d'archéologie à Paris et Bordeaux et confie à Émile Cartailhac un cours de préhistoire à la Faculté des lettres de Toulouse.

Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1882.

PublicationsModifier

  • Note sur les monuments de l'âge de la pierre trouvés en Grèce, 1866-1867
  • Essai sur la chronologie des archontes athéniens postérieurs à la CXIIe Olympiade, 1870
  • L'administration et la propagande prussiennes en Alsace, 1871
  • Marques des anses d'amphores, 1872
  • Sur les vases d'Acrotiri, in Journal des savants,
  • Le Balkan et l'Adriatique, 1873
  • Les vases peints de la Grèce propre, avec J. Chaplain, in Journal des savants, septembre- et avril-
  • Peintures céramiques de la Grèce propre : recherches sur les noms d'artistes lus sur les vases de la Grèce, Imprimerie nationale, Paris, 1874 (lire en ligne)
  • Inscriptions et monuments figurés de la Thrace, 1876
  • Essai sur l'éphébie attique, 1875
  • Études d'archéologie athénienne, Ernest Thorin éditeur, Paris, 1879 (lire en ligne)
  • Terres cuites orientales et gréco-orientales : Chaldée, Assyrie, Phénicie, Chypre et Rhodes, Imprimerie nationale, Paris, 1884 (lire en ligne)
  • Les Céramiques de la Grèce propre, posth., 1888-1890
  • Mélanges d'archéologie et d'épigraphie, posth., 1892 (lire en ligne)

AnnexesModifier