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André Mahé (écrivain)

écrivain français
(Redirigé depuis Alain Sergent)
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André Mahé
Alias
Alain Sergent
Naissance
Décès (à 74 ans)
Neuilly-sur-Marne
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
roman, essai

Œuvres principales

Un anarchiste de la Belle Époque : Alexandre Jacob, 1950, Seuil

André Mahé, né le et mort le à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) est un écrivain libertaire français.

Il prend le pseudonyme d'Alain Sergent après la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

BiographieModifier

Il collabore à la revue anarchiste Défense de l'homme et travaille avec Louis Pauwels pour la revue Planète.

Il contribue également au journal Le Libertaire où il coécrit un article avec Albert Camus, Jean-Gabriel Daragnes, Benjamin Péret sur le procès de Louis-Ferdinand Céline en 1950[1],[2].

Bibliographie partielleModifier

Sous le nom d'Alain SergentModifier

  • 1945 : Le Pain et les Jeux, roman, Jeune Parque ;
  • 1949 : Histoire de l’anarchie (avec Claude Harmel), Le Portulan ;
  • 1950 : Un anarchiste de la Belle Époque : Alexandre Jacob, Seuil (ISBN 2-914980-17-5), réédition Éditions libertaires , 2005[3] ;
  • 1951 : Les Anarchistes, scènes et portraits, Chambriand ;
  • 1951 : Barnum, roi du bluff, Horay ; rééd. 1981 ;
  • 1953 : Florilège pour toi, les plus beaux poèmes d’amour (choix par Alain Sergent), Amiot-Dumont ;
  • 1947 : Je suivis ce mauvais garçon, Jeune Parque ;
  • 1962 : De la bombe de Vaillant au poignard de Caserio : l’année sanglante de l’anarchie 1893-1894 ;
  • 1965 : L’Anarchisme et la science moderne (en collaboration avec Charles-Auguste Bontemps et Robert François), autoédition, Paris, 14 pages.

Une anecdote sur la genèse du livre Un anarchiste de la Belle Époque : Alexandre Jacob publié au Seuil en 1950, racontée par Pierre-Valentin Berthier : « Fernand Planche, que je voyais chaque fois que nous allions à Paris, m’avait écrit pour me dire : “Je suis en rapport avec un écrivain nommé Alain Sergent qui, en collaboration avec un autre, a publié une histoire de l’anarchisme dont le tome premier a paru. Avant de se mettre au travail pour faire le tome deux, cet écrivain, qui se fait appeler Alain Sergent et qui s’appelle en réalité André Mahé, voudrait pour se délasser un peu se mettre à un livre moins contraignant. Il voudrait connaître un militant de l’ancien temps de l’anarchisme qui pourrait lui donner la matière d’un livre“. Et je lui ai indiqué qu’il existait un ancien activiste de l’anarchisme qui s’appelait Jacob et qui habitait dans le Berry. Alain Sergent m’a demandé de le mettre en rapport. Sergent est venu à la maison, auparavant j’avais prévenu Jacob qui était d’accord. Sergent est allé passer quelques jours chez Jacob et il en a tiré le livre publié aux éditions du Seuil. Voilà comment les choses se sont faîtes. J’ai revu Sergent assez souvent à l’époque où nous nous sommes installés à Paris. »[4]

Sous le nom d'André MahéModifier

  • 1943 : La Fin du nihilisme (avec Georges Soulès), Sorlot, 1943 ; NEL ;
  • 1953 : Un tour de France en auberges de jeunesse, éditions de Paris ;
  • 1963 : L’Épopée de la révolte : le roman vrai d’un siècle d’anarchie, 1862-1962 (avec Gilbert Guilleminault), Denoël ;
  • 1993 : Le Secret de nos origines, Le Courrier du Livre, 156 p. (ISBN 978-2-7029-0252-3).

SourcesModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Nicolas Roberti, Raymond Abellio, 1907-1986, Un gauchiste mystique, Tome 1, L'Harmattan, (ISBN 978-2-296-55065-0), 2011, 238 pages.
  2. Albert Camus, Jean-Gabriel Daragnes, Benjamin Péret et Alain Sergent, Le procès Céline. Fin de notre enquête, Le Libertaire (1917-1956), 27 janvier 1950.
  3. Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones : Un Anarchiste de la Belle Époque : Alexandre Marius Jacob.
  4. Décès de Pierre Valentin Berthier, Forum anarchiste, 22 juillet 2008.