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Alain Péréa

personnalité politique française

Alain Péréa
Illustration.
Alain Péréa en novembre 2017.
Fonctions
Député de l'Aude
Élu dans la 2e circonscription
En fonction depuis le
(2 ans et 1 mois)
Élection 18 juin 2017
Président Emmanuel Macron
Législature XVe
Groupe politique La République En Marche
Prédécesseur Marie-Hélène Fabre (PS)
Maire de Villedaigne
En fonction depuis le
(5 ans, 3 mois et 21 jours)
Prédécesseur Robert Lois (PS)
Conseiller Communautaire du Grand Narbonne
En fonction depuis
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Béziers
Nationalité Française
Parti politique PS (jusqu'en 2012)
LREM
Profession Haut fonctionnaire territorial

Alain Péréa, né le 5 juin 1971 à Béziers, est un cadre de la fonction publique territoriale[1] et un homme politique français membre de La République en marche ! (LREM). Il est député de la 2e circonscription de l'Aude depuis le 21 juin 2017.

Sommaire

BiographieModifier

JeunesseModifier

Alain Perea est né le 5 juin 1971 à Béziers d'une mère éducatrice spécialisée et d'un père agent technique d’origine espagnole. Il vit à Narbonne depuis son enfance. Il a tout d’abord pratiqué très jeune la boxe comme sport familial, puis plus tard il s’oriente vers le cyclisme. Il participe notamment aux championnats de France Cadet à Cluny (Saône et Loire) où il finit 6e et participe également par la suite aux Championnats de France par équipe Junior. Il a dans un premier temps couru sous les couleurs du Vélo Sprint Narbonnais pour une période de 2 ans avant de rejoindre le Vélo Club Cuxanais pendant 5 ans. À 21 ans, il se tourne vers le rugby, sport local. Il joue essentiellement à l’Aviron Gruissanais en fédérale 2 avant de faire un passage par l’Étoile Sportive Vinassanaise et finit sa carrière à l’Union Sportive de Montredon à 35 ans. Dès son arrivée à l’Assemblée Nationale il signe pour jouer au sein du XV du Parlement.

En 1993, il fait son service militaire au sein du 13e Régiment des Dragons Parachutistes alors basé à Dieuze en Moselle. À l’issue de son service il est décoré de la médaille de bronze de la défense nationale des troupes aéroportées.

ÉtudesModifier

Il étudie au lycée Louise Michel de Narbonne où il obtient son Baccalauréat F1 en 1989. Il décide postérieurement de poursuivre ses études en Maths Sup au sein du lycée Jean-Baptiste-Dumas à Alès en 1990, avant de décrocher un BTS en maintenance industrielle en 1991 au lycée Louise Michel de Narbonne.

Il ressort de l’université Via Domitia de Perpignan en 2004 avec une maîtrise en droit.

Il acquiert un Diplôme Universitaire en gestion des territoires et développement durable en 2005 à l’université Paul Valery de Montpellier.

Carrière professionnelleModifier

Alain Perea fait son entrée dans la fonction publique en 1992, il gravit tous les grades de la filière technique en réussissant les concours de la fonction publique territoriale. Il devient donc agent de maitrise en 1994 puis technicien territorial en 1995 avant de passer le concours externe d’ingénieur subdivisionnaire en 2000 et le concours externe d’ingénieur en chef en 2012.

Alain Perea est à partir de 1992 directeur du SIVOM de Vinassan jusqu'en 2003, il devient ensuite directeur du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de la Narbonnaise jusqu'en 2008.

Il est nommé Directeur Général des Services de la ville de Narbonne de 2008 à 2011 sous la mandature de Jacques Bascou, puis Directeur Général Adjoint de la communauté d’agglomération du Grand Narbonne de 2011 à 2012.

À partir de 2012 et jusqu'en 2017, il est directeur du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée[2].

Depuis 2006 Alain Perea est intervenant à la Faculté Via Domitia de Perpignan sur l’antenne de Narbonne. Il assume le cours de « Management et Communication interne ». Il a par ailleurs donné de nombreuses conférences et formations sur le thème de l’Aménagement du territoire et de la notion de service public.

Dans ce cadre il a participé en 2010 à la rédaction d’un ouvrage sur la comparaison de la politique de la Ville en France avec l’Allemagne. 

Après son entrée dans la fonction publique territoriale il commence à s’intéresser très tôt à l’action publique locale, d’abord avec un regard technique puis progressivement plus politique.

Parcours politiqueModifier

Alain Perea adhère au Parti Socialiste en 2007 suivant le sillage de Ségolène Royal alors candidate à l’élection présidentielle. À la suite en 2008 il devient directeur de campagne de Jacques Bascou, ancien député de la deuxième circonscription de l’Aude et tête de liste du Parti Socialiste lors des élections municipales pour la ville de Narbonne. Il est considéré comme le stratège de cette campagne municipale par ses compères. 

Dans le même temps le maire sortant de Villedaigne Robert Lois lui demande de rejoindre sa liste pour les élections municipales. Il est donc élu en 2008 conseiller municipal de Villedaigne.

En février 2011, le maire de Villedaigne se retire pour des raisons de santé et Alain Perea lui succède. 

En 2012, il décide d’apporter son soutien au Maire de Gruissan Didier Codorniou candidat aux élections législatives face la candidate Marie-Hélène Fabre investie par le Parti Socialiste. La commission départementale des conflits du Parti Socialiste décide alors de l’exclure pour 2 ans. En appel auprès de la commission nationale, cette sanction est ramenée à 6 mois mais il refusera de rejoindre à nouveau le parti.

En 2014, il se représente dans sa commune de Villedaigne comme tête de liste mais cette fois ci sans étiquette. La liste est élue à 93 % des suffrages exprimés. Il est dans le même temps élu Vice-Président de la communauté d’agglomération du Grand Narbonne chargé de l’aménagement du territoire.

Quelques mois plus tard, il est élu 1er Vice-président de la fédération nationale des SCOT. Dans ce cadre il est désigné pour siéger au sein de la Commission Mixte des Inondations.

Dès Février 2016, il rejoint la dynamique autour d’Emmanuel Macron et dès Septembre 2016 il est clairement affiché comme un des leaders politiques audois du mouvement du futur candidat élu à la présidence de la République.

Il est désigné par la commission nationale d’investiture comme le candidat de La République En Marche ! dans la 2ème circonscription de l’Aude pour les élections législatives. Il arrive en tête des suffrages exprimés au premier tour avec 27,32 %. Il obtient 58,46 % des suffrages exprimés au second tour et devient donc député le 18 juin 2017 en battant le candidat du Front National[3].

Il démissionne de ses fonctions de Maire et de Vice-Président de la communauté d’agglomération mais reste conseiller municipal et conseiller communautaire.

Mandat de députéModifier

Il est nommé membre de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable. Lors de la séance du 29 Juin, il est élu Vice-président de cette commission.

À la suite de la publication au Journal officiel du 3 août 2017, il est nommé membre de la délégation de l’Assemblée nationale composée de trois députés à l’Assemblée Parlementaire de la Méditerranée (APM).

Il est également co-président du groupe d'études Chasse[1].

En juillet 2019, à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité, il se porte candidat à la présidence de la commission du Développement durable et de l'aménagement du territoire[4].

AutresModifier

Passionné de chasse, il est intronisé au sein de plusieurs confréries dont celles de Las Clouas de La Palme, des consuls de Leucate, le Cercle des initiés de la Siranière et Mesnie des Chevaliers du Fitou. En 2018, il génère une vive polémique[5] en demandant d'interdire la pratique du VTT pendant les quatre mois de la saison de la chasse afin d'éviter les accidents de chasse[6],[7], propos qu'il dira « regretter » par la suite mais sans les démentir ni les condamner.

PolémiquesModifier

Il est cité sur le site Lemonde.fr dans un article consacré aux « entorses des candidats LREM à la moralisation de la vie publique » pour avoir été épinglé en 2010 par la chambre régionale des comptes (CRC) de Languedoc-Roussillon pour une rémunération sans rapport avec la mission prévue lors de la signature d'un contrat[8].

Selon le Nouvel Obs, lors de la création de cet article Wikipédia le 19 juin 2017 à la suite des élections législatives, des « tentatives de censure » et des interventions « visiblement partisanes » ont été enregistrées[9].

En octobre 2018, alors que le débat autour de la chasse est intense à la suite de la mort d'un cycliste anglais tué par accident par un chasseur de 22 ans en Haute-Savoie le 13 octobre 2018, le député Alain Péréa déclenche une vive polémique en proposant qu'on interdise le VTT plutôt que la chasse afin d'éviter ce type d'accident. Cette proposition fera réagir vertement les internautes sur les réseaux sociaux[10].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « M. Alain Perea - Aude (2e circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 19 octobre 2018)
  2. « Alain Péréa, la première ligne d'En Marche », sur La Dépêche, (consulté le 20 juin 2017).
  3. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  4. Clément Pétreault, « L'Assemblée nationale et le bal des ambitieux », sur lepoint.fr, (consulté le 13 juillet 2019).
  5. « Accidents de chasse: un député crée la polémique en proposant d'interdire le VTT », FranceSoir,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2018)
  6. https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/pour-repondre-aux-anti-chasse-un-depute-lrem-propose-d-interdire-le-vtt-en-foret-6026650
  7. « Un député pro-chasseurs veut-il vraiment interdire les VTT en forêt ? », leparisien.fr,‎ 2018-10-19cest18:16:15+02:00 (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2018)
  8. « Les entorses des candidats de La République en marche à la moralisation de la vie publique », sur Lemonde.fr, (consulté le 20 juin 2017).
    « Alain Peréa a été épinglé en 2010 par la Chambre régionale des comptes (CRC) de Languedoc-Roussillon, qui a relevé qu’il avait été rémunéré 9 000 euros sur six mois pour rédiger une étude sur les harkis et le logement… qui n’a finalement jamais vu le jour. Celui-ci s’est défendu en expliquant qu’il avait effectué d’autres missions à la place, ce qui n’a pas convaincu la CRC, qui a souligné 'l’inadéquation entre le contrat passé et la mission exercée'. »
  9. « Wikipédia : coups de gomme avantageux sur les pages de députés », sur Le Nouvel Obs,
  10. « Cycliste tué par un chasseur : un député LREM veut interdire le VTT plutôt que la chasse », (consulté le 19 octobre 2018).

Liens externesModifier