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Al-Hol
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
gouvernorat d'Hassaké
Démographie
Population 3 409 hab. (2004)
Géographie
Coordonnées 36° 23′ 29″ nord, 41° 09′ 05″ est
Altitude 451 m

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte administrative de Syrie
City locator 14.svg
Al-Hol

Al-Hol (en arabe: الهول, littéralement « marais »), également orthographié al-Howl et al-Houl, est une ville dans le gouvernorat d'Hassaké, dans le nord-est de la Syrie.

Sommaire

GéographieModifier

La ville d'Al-Hol est située à 40 kilomètres à l'est de la ville d'Hassaké, et à 13 km de la frontière irako-syrienne. Le lac Khatuniya d'environ 3 km² de superficie est situé à 6 kilomètres, à l'est d'Al-Hol.

HistoriqueModifier

Camp de réfugiés d'Al-HolModifier

Au début de 1991, au cours de la guerre du Golfe, le UNHCR a établi un camp de réfugiés dans la banlieue sud d'Al-Hol, qui a été exploité en collaboration avec le gouvernement syrien. À la suite de la guerre d'Irak en 2003, le camp a été rouvert plus tard en tant que l'un des trois camps à la frontière irako-syrienne, lorsque l'Irak sous l'occupation américaine a expulsé de force des milliers de Palestiniens, y compris ceux qui avaient fui le Koweït en 1991 pendant la guerre du Golfe.

 
Femmes et enfants réfugiés et combattants des Forces démocratiques syriennes à al-Hol, le 11 mars 2019.

Fin 2018 et début 2019, une offensive des Forces démocratiques syriennes contre l'État islamique provoque la fuit de plusieurs dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, dont de nombreux membres des familles des combattants de l'EI[1]. Alors que les hommes sont envoyés dans différentes prisons[1], les femmes et les enfants sont transportés par camions au camp de réfugiés d'al-Hol, dont la population passe de 10 000 en décembre 2018[2] à 72 000 (dont 41 000 enfants) vers la fin mars 2019[3],[4]. Selon les FDS, parmi ces derniers figurent 9 000 étrangers — 2 500 femmes et 6 500 enfants — à la mi-mars 2019, qui sont séparés du reste des réfugiés[5],[6]. Les déplacés s'entassent dans des conditions misérables, sans aide de la communauté internationale selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et manquant de nourriture et de soins[7],[8]. Selon le Comité international de secours, au moins 140 personnes, surtout des enfants, meurent entre décembre 2018 et mars 2019 lors de leur transport vers al-Hol ou juste après leur arrivée[8]. L'ONG Save the Children affirme que près d'un tiers des enfants de moins de cinq ans reçus par ses équipes souffrent d'une malnutrition aiguë[8].

Des tensions sont également observés à l'intérieur du camp, tant parmi les Syriennes et les Irakiennes que les étrangères, entre « radicales et ultra-radicales »[6],[9]. Devant les autorités kurdes et les journalistes, certaines femmes font part de leurs regrets d'avoir rallié l'État islamique, tandis que d'autres continuent d'afficher ouvertement leur soutien au califat[6],[10],[11],[12].

Le 1er avril 2019, la France annonce un million d'euros d’aide humanitaire pour les camps de déplacés du nord-est de la Syrie, et particulièrement pour celui d'al-Hol[13].

Le 11 avril 2019, les autorités du Rojava annoncent avoir conclu un accord avec le gouvernement de Bagdad pour rapatrier 31 000 réfugiés irakiens, principalement des femmes et des enfants[14].

Guerre civile syrienneModifier

Article détaillé : Bataille d'al-Hol.

Les djihadistes l'État islamique s'emparent d'al-Hol vers fin de 2013 ou début 2014. La ville est ensuite prise par les Forces démocratiques syriennes (FDS) le [15],[16].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Noémie Bonnin et Aurélien Colly, Syrie : que deviennent les jihadistes de Baghouz qui se rendent ?, France info, 14 mars 2019.
  2. Syrie: le froid hivernal a tué 29 enfants fuyant les combats contre l'EI, AFP, 31 janvier 2019.
  3. En Syrie, les forces anti-EI ratissent Baghouz avant d'annoncer la victoire, AFP, 21 mars 2019.
  4. Luc Mathieu, Le dernier bastion de l'Etat islamique est tombé, Libération, 23 mars 2019.
  5. Syrie: plus de 9.000 étrangers proches de jihadistes dans un camp de déplacés, AFP, 25 mars 2019.
  6. a b et c Le camp d'Al-Hol, poudrière jihadiste dans l'est de la Syrie, AFP, 31 mars 2019.
  7. Laure Stephan, Syrie : dans le camp d’Al-Hol, une situation « intenable » pour les déplacés, Le Monde, 23 mars 2019.
  8. a b et c En Syrie, les déplacés d'Al-Hol manquent presque de tout, AFP, 29 mars 2019.
  9. VIDEO. Syrie : entre radicales et ultra-radicales, les femmes de combattants de l'EI se déchirent dans le camp de déplacés de Al-Hol, France 2', 2 avril 2019.
  10. Des femmes évacuées de l'ultime réduit de l'EI en Syrie vantent le "califat", AFP, 23 février 2019.
  11. Sami Boukhelifa, Syrie: Baghouz toujours aux mains du groupe EI, les combats des FDS suspendus, RFI, 7 mars 2019.
  12. En Syrie, le "califat" chancèle mais ses partisans rêvent d'un retour sanglant, AFP, 8 mars 2019.
  13. Syrie : la France donne un million d’euros pour des camps de déplacés, Le Parisien avec AFP, 1er avril 2019.
  14. Paul Khalifeh, Syrie: près de 31 000 réfugiés irakiens vont être rapatriés dans leur pays, RFI, 12 avril 2019.
  15. États-Unis : les forces spéciales "très bientôt" en Syrie, Le Point avec AFP, 22 novembre 2015.
  16. Syrian Kurdish-Arab alliance captures nearly 200 villages from IS, France 24, 16 novembre 2015