Ouvrir le menu principal

Aïn Sefra

commune d'Algérie
(Redirigé depuis Ain Sefra)

Aïn Sefra
Aïn Sefra
Vue d'Aïn Sefra
Noms
Nom arabe عين الصفراء
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Naâma
Daïra Aïn Sefra
(chef-lieu)
Président de l'APC Ali Rebouh
2012-2017
Code postal 45200
Code ONS 4503
Démographie
Population 54 229 hab. (2008[1])
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 32° 45′ 20″ nord, 0° 35′ 09″ ouest
Altitude 1 070[2] m
Superficie 1 023,13 km2
Localisation
Localisation de Aïn Sefra
Localisation de la commune dans la wilaya de Naama

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Aïn Sefra

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Aïn Sefra

Aïn Sefra (en arabe: عين الصفراء), est une commune de la wilaya de Naâma en Algérie, située dans le Nord-Ouest du pays. Elle compte en 2008 une population de 54 229 habitants.

Sommaire

GéographieModifier

Aïn Sefra est le chef-lieu d’une daïra algérienne ; c’est une oasis située dans les monts des Ksour, près du djebel Mekter[3] et au pied d’une haute dune[2], à la limite du Sud et des hauts plateaux, dans un secteur où poussent des grands arbres, des palmiers et des vergers[4].

Aïn Sefra se situe sur la route nationale 6, à 65 km au sud de Naâma, à 101 km de Mecheria et à 338 km de Tlemcen[2].

La ville moderne, aujourd’hui réunie à l’ancien ksar, a gardé l’aspect d’une ville de garnison[3], elle est bâtie en bordure de l’Oued el Breidj[2].

Communes limitrophes de Aïn Sefra
Aïn Ben Khelil,Naâma,
Sfissifa   Tiout
Djeniene Bourezg, Moghrar

FloreModifier

Les espèces les plus répandues a Ain Sefra en vu des sols calcaires et sableux de la région sont:

le Genévrier (Juniperus communis dit عرعار), le Romarin (Romarinus officinalis ,اليزير),l’Armoise (Artemisia vulgaris , الشيح),la Tagète citronnée (Tageta tenufolia), le cactus raquette (Opunita صبار الصحراء).

Du fait du recul de certaines populations de Ain Sefra (les tribus nomades) des structures sanitaires , la médecine traditionnelle reste très pratiquée, en ayant recours aux plantes citées :

Le RomarinModifier

Parmi ses actifs[5],[6]:

- Activer et favoriser les fonctions digestives.

- Faciliter le travail de la vésicule biliaire car il est surtout prisé pour son action de cholagogue .

- On peut aussi en extraire son huile essentielle pour, son action stimulante sur le dispositif nerveux en traitement des divers cas d’asthénie.

- Sur des compresses chaudes qu’utilisent les nomades pour soigner leur rhumatismes.

- Très facile a sécher on retrouve ses propriétés dans un grand nombre de plats dans la cuisine méditerranéenne et celle de la région de Ain Sefra.

Le GenévrierModifier

 
bouquet de genévirer au marché de ain

[7]Outre les propriétés aromatiques des feuilles et les propriétés colorantes des baies du Genévrier commun , les jeunes pousses mais en particulier les cônes ont des effets diurétiques , stomachiques et digestives , il agit sur les digestions paresseuses ,qu’entraine l’alimentation riche en graisses des habitants de la région (Guachouche, crêpes feuilletés frites (Msemen) , beurre artisanal) .

On l’utilise pour lutter contre l’asthénie mais aussi l’arthrose , la goutte et autres forme d’arthrites.


L’ArmoiseModifier

 
bouquet d'armoise au marché de ain

[8],[9] Aussi appelée absinthe du désert, à Ain Sefra on la Sèche (racines , fleurs , mais surtout les sommités fleuris) pour l’utiliser en infusion ,ajoutée au thé et au café , préparation symbolique de la région , l’armoise sert dans le traitement des agressions réitérées du système immunitaire (grippe , rhume , infection induisant des fièvres) ou des inconforts communs de l’organisme (ballonnements intestinaux , et douleurs gastriques).

Chez les éleveurs de la région ,accrochées aux mur des fermes , elle sert à attirer les mouches et donc à les éloigner des bêtes .

 
Tagétes Tenufolia dans un parc de ain sefra

La Tagète citronnéesModifier

[10]Retrouvées partout dans la région, celle-ci ne supportant pas l’ombre ,entoure de ses coloris jaune orangés et de son parfum citronné les petites maisons d’Ain Sefra.

Mais les agriculteurs et fermiers de la région l’utilisent pour ses propriétés insecticides et nématicide : ses racines sécrètent des substances nocives pour les insectes et les nématodes contenus dans le sol.Souvent cultivée en alliance avec les tomates.On peut aussi l’utiliser en décoction, puis en pulvérisation diluée contre les pucerons.

Cactus raquette, opuntiaModifier

Cette plante qui pousse dans les altitudes, est emblématique des climats arides , comme celui de la région de Ain Sefra.

On l’y retrouve planter pour lutter contre les vents, en amont des autres végétaux.

ToponymieModifier

Le nom de la localité vient de aïn (source) et safra (jaune) : « la source jaune »[11].

HistoireModifier

La ville a été construite autour du mausolée de Sidi Boudkhil par les descendants du saint, en 1586.

La ville moderne remonte à l'époque coloniale française ; initialement, en 1882, un poste de garnison militaire stratégique conséquent à la révolte de Cheikh Bouamama parti de son bastion de Figuig. Les troupes françaises ont établi en effet un poste militaire pour contrôler cette porte du Sahara[4]. La région où se situe Aïn-Sefra était l'un des bastions de la résistance populaire contre la conquête coloniale française dans le Sud Oranais.

Une voie ferrée atteignit Aïn Sefra dès 1887, elle est prolongée jusqu’à Béchar en 1906 et Kenadsa, à la fois pour des raisons économiques et stratégiques[3].

Durant la période coloniale, elle est une importante sous-préfecture et un territoire militaire, mais également un foyer d'importantes activités politiques (PPA, MTLD, FLN), culturelles et économiques[12].

DémographieModifier

Selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2008, la population de la commune d'Aïn Sefra est évaluée à 52 320 habitants contre 34 962 en 1998[13]

ÉconomieModifier

Les ksouriens sont des sédentaires qui vivent difficilement de leurs cultures irriguées. L’agriculture se limite dans la production de dattes, de qualité médiocre et en quantité insuffisante, et de cultures vivrières des petites oasis[3].

La région est encore traversée par des populations nomades et semi-nomades qui vont, en été, pâturer sur les flancs des monts des Ksour. Les déplacements se font aujourd'hui en camions[14].

PatrimoineModifier

 
Gravure de la station de Tiout.

La région d'Aïn Sefra est riche en stations d’art rupestre. En bordure de la route d’El Bayadh, se situent les gravures du Djebel Mahisserat, connues sous le nom de station du Rocher et la station de Tiout. Ces gravures sont les premières au monde à avoir été signalées comme des œuvres préhistoriques (1847)[3].

La ville est située au pied de dunes célèbres pour leur couleur dorée et en partie fixées aujourd'hui[14], qui ont fait la réputation de la ville[2]. Mais, elle est également entourée de verdures[4].

La ville abrite d'immenses casernas, rassemblant à un palais mauresque[4]. La tombe d'Isabelle Eberhardt se situe dans le cimetière musulman[4].

CoutumesModifier

Le fond de cette section est à vérifier (décembre 2018).

Coutume traditionnelle du mariageModifier

Comme dans beaucoup de régions en Algérie, les fêtes de mariages duraient traditionnellement 7 jours à Ain Sefra. De nos jours, les mariages durent au maximum 3 jours.

Pour le premier déjeuner, les plus proches sont conviés pour un repas avec “merga” (plat en sauce). Par la suite, un couscous est servi aux convives lors des repas suivants.

Durant toute la fête du mariage, la mariée ne quittait pas son nouveau domicile. Une fois le mariage fini, elle prenait son seau d’eau, sortait pour le remplir à la source et le rapportait au domicile. Pendant ce temps, le marié achetait les fruits et légumes au marché sans sac ni couffins. Il les transportait dans son burnous. Il remettait les achats à la mariée qui remettait le tout aux cuisinières.

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. « Wilaya de Naâma : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. a b c d et e Marc Côte, Guide d'Algérie : paysages et patrimoine, Média-Plus, , 319 p. (ISBN 9961-922-00-X), p. 46
  3. a b c d et e G. Camps, « Ain SefraA122. AIN SEFRA », in Encyclopédie berbère, 3 | Ahaggar – Alī ben Ghaniya En ligne, mis en ligne le 01 décembre 2012, consulté le 25 décembre 2014.
  4. a b c d et e Daniel Babo, Algérie, Éditions le Sureau, coll. « Des hommes et des lieux », (ISBN 978-2-911328-25-1), p. 138
  5. « https://www.ponroy.com/plantes/le-romarin »
  6. Frédéric Médail & Pierre Quézel, Conséquences écologiques possibles des changements c1imatiques sur la flore et la végétation du bassin méditerranéen
  7. Falcon Michel, Traité d’aromathérapie scientifique et médicale-fondements et aide à la description.,
  8. Le guide des plantes medicinales et aromatiques.
  9. « armoise blanche »
  10. « Tagete Tenuifolia »
  11. « La toponymie de l'Algérie », (consulté le 29 août 2011)
  12. Une ville, une histoire : Aïn Sefra, la source jaune, Info Soir du 23/12/2012.
  13. (en) the People's Democratic Republic of Algeria - (Geohive)
  14. a et b Mon beau pays : Aîn Sefra (I), Info Soir du 12/12/2006.