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Aime et fais ce que tu veux

Dilige et quod vis fac est une locution latine de saint Augustin (354-430), qui signifie « Aime et fais ce que tu veux » (littéralement « Aime et fais comme bon te semble »).

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OrigineModifier

La citation se trouve dans Iohannis Epistulam ad Parthos tractatus decem, traité VII, 8 : « Ce court précepte t'est donné une fois pour toutes : Aime et fais ce que tu veux. Si tu te tais, tais-toi par Amour, si tu parles, parle par Amour, si tu corriges, corrige par Amour, si tu pardonnes, pardonne par Amour. Aie au fond du cœur la racine de l'Amour : de cette racine, rien ne peut sortir de mauvais. Voici ce qu’est l’Amour ! Voici comment s’est manifesté l’Amour de Dieu pour nous : il a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui. Voici ce qu’est l’Amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Lui qui nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 9-10). Ce n’est pas nous qui L’avons aimé les premiers, mais Il nous a aimés, afin que nous L’aimions. Ainsi soit-il.[1] »

Remis dans le contexte de la théologie de saint Augustin, son sens est : « Si tu aimes vraiment comme Dieu aime, alors fais ce que tu veux, car tu ne pourras vouloir que le bien. Celui des autres et le tien. »[2]

« Saint Augustin a résumé la doctrine de Paul en une maxime qui devrait nous accompagner toujours : « Aime et fais ce que tu veux ». Cela veut dire que nous sommes libres de prendre des initiatives, libres d'inventer le comportement qui nous paraît le meilleur dans chaque circonstance de notre vie, mais qu'une seule préoccupation doit nous guider dans nos choix, le souci des autres : « Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l'Église de Dieu. ». »

UtilisationModifier

De nombreux auteurs reprennent l'expression « Aime et fais ce que tu veux ».

  • « « Aime et fais ce que tu veux ». Qu'y a t-il à ajouter à cette consigne de saint Augustin, ce bougnoule ? » François Mauriac, au plus fort de la guerre d'Algérie, ironise en rappelant l'immense apport de l'Afrique du Nord à la civilisation latine et catholique.

BibliographieModifier

  • Victorien Bertrand, Petits sermons où l'on ne dort pas, T. III "Nourriture du vrai chrétien", Paris, C. Dillet, 1867, Vingtième sermon : Sur l'amour du prochain[4].

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

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