Ouvrir le menu principal

Aigle de Suger

vase réalisé sur l'ordre de Suger vers 1140
Aigle de Suger
Aigle de Suger.jpg
Aigle de Suger
Artiste
Inconnu
Date
Commanditaire
Type
Pièce montée
Technique
Dimensions (H × L)
43 × 27 cm
Collection
N° d’inventaire
MR 422[1]
Localisation

L'Aigle de Suger est un vase en porphyre agrémenté d'une monture en vermeil prenant la forme d'un aigle aux ailes déployées. Il a été réalisé vers 1140, sur les ordres de l'Abbé Suger, par des orfèvres parisiens ou de Lotharingie, à partir d'un vase antique. Il faisait partie du trésor de la basilique de Saint-Denis.

Contexte historiqueModifier

De 1122 à sa mort en 1151, Suger, conseiller des rois de France Louis VI le Gros et Louis VII le Jeune, était abbé de la Basilique de Saint-Denis. Il s'attacha à reconstruire la basilique et à enrichir le trésor de cette église occupant une place centrale dans la symbolique royale. Il aurait trouvé dans un coffre un vase de porphyre antique et commanda une monture d'orfèvrerie pour en faire une aiguière liturgique.

Il a également fait réaliser d'autres vases somptueux qui sont parvenus jusqu'à nous : le Calice d'agate conservé à la National Gallery of Art de Washington, l'Aiguière de sardoine et le Vase de cristal de roche d'Aliénor d'Aquitaine conservés au musée du Louvre.

DescriptionModifier

L'objet, haut de 43 cm et large de 27 cm, est constitué d'un vase en porphyre rouge d'origine romaine ou égyptienne, et d'une monture en vermeil. Un piédestal formé d'une queue rigide, deux ailes déployées et une impressionnante tête d'aigle au bec entrouvert surmontant le cou qui s'ajuste à l'ouverture du vase avec une gravure nerveuse des plumes. Sur la collerette à la base du cou, une inscription : « INCLU (di) GEMMIS LAPIS ISTE MERE (t) UR ET AURO / MARMOR ERAT SED IN HIS MARMORE CARIOR EST » (Cette pierre méritait d'être sertie dans l'or et les pierres précieuses. Elle était de marbre mais elle est ainsi plus précieuse que le marbre)[2].

Le dessin de l'aigle est d'influence byzantine ; son aspect pouvait avoir été inspiré par l'étoffe byzantine du IXe siècle appelée « suaire de Saint-Germain » se trouvant en l'église Saint-Eusèbe d'Auxerre. Il annonce aussi par certains côtés les débuts de l'art gothique.

L'Aigle de Suger est conservé au Louvre, où il porte le numéro d'inventaire MR 422.

Notes et référencesModifier

  1. Notice no 5274, base Atlas, musée du Louvre
  2. Traduction proposée sur le cartel d'exposition.

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier