Agent de pénétration

ensemble de fausses informations destinées à masquer l'identité réelle d'un agent

Dans le renseignement ou la police, un agent de pénétration, ou agent d'infiltration, est un agent dont l'activité consiste à devenir membre de façon clandestine d'une organisation adverse, auxquelles il n'appartient pas initialement. Un journaliste peut également suivre la même méthode pour obtenir des informations de première main. Cette activité nécessitera parfois de choisir et développer une couverture adaptée.

Dans la policeModifier

En FranceModifier

En France, ces procédures ont été légalisées dans le cadre de la répression du trafic de stupéfiants, notamment par la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance.

Les opérations de surveillance et d'infiltration pouvant être utilisées en vertu de l'article 706-73 du code de procédure pénale.

L'article 706-81 permet à l'agent de se faire passer pour un coauteur, un complice ou un receleur. Il faut l'autorisation soit du procureur de la République soit du juge d'instruction.

L'article 706-82 lui permet de faire usage d'une identité d'emprunt et excuse la commission de certaines infractions.

Elles sont encadrées car les actes accomplis ne doivent pas inciter à commettre une infraction à peine de nullité. L'opération est limitée dans le temps : 4 mois renouvelable une fois.

Ces opérations sont menées exclusivement par les policiers, gendarmes et douaniers du Service interministériel d'assistance technique (SIAT).

Dans le renseignementModifier

Dans le journalismeModifier

Le grand maître de l'infiltration était le journaliste Albert Londres qui publie notamment en 1925 un récit, Chez les fous, dans lequel il raconte avoir tenté de se faire interner à l'infirmerie spéciale du dépôt, ancien nom de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.

Implicitement, le terme pénétration décrit l'entrée clandestine dans une organisation fermée, hostile aux journalistes, ce qui distingue ce type d'expérience de celle où des journalistes vivent avec leurs sujets comme des femmes de ménage (Le Quai de Ouistreham (2010) de Florence Aubenas) ou d'autres travailleurs précaires (Et pourtant, je me suis levée tôt... (2008) d'Elsa Fayner).

Dans la fictionModifier

CinémaModifier

Cas documentésModifier

Jacques Desoubrie, Henri Devillers, Prosper de Zitter sont des cas documentés d'agents d'infiltration (seconde guerre mondiale).

BibliographieModifier

Infiltration de journalisteModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

Catégorie:Policier