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Agence universitaire de la Francophonie

réseau mondial d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche partiellement ou entièrement francophones
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir AUF.

Agence universitaire
de la Francophonie
Logo de l'organisation

Devise : « Construire ensemble le nouvel espace universitaire francophone »

Situation
Région Monde
Création
Type Association internationale d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche et opérateur pour l'enseignement supérieur et la recherche du Sommet de la Francophonie.
Siège Montréal (Canada)
Langue Français
Budget 37 millions (2019)[1]
Organisation
Membres 944 établissements d’enseignement supérieur et de recherche (universités, grandes écoles, réseaux universitaires et centres de recherche scientifique) répartis dans 116 pays (2019)[2]
Président Drapeau de la Roumanie Sorin Cîmpeanu
Recteur Drapeau de la France Jean-Paul de Gaudemar
Directions régionales Afrique centrale et Grands Lacs

Afrique de l'Ouest
Amériques
Asie-Pacifique
Caraïbe
Europe Centrale et Orientale
Europe de l'Ouest
Maghreb
Moyen-Orient
Océan Indien

Personnes clés Jean-Marc Léger, 1er secrétaire général
Michel Guillou, 1er recteur
Organisations affiliées Francophonie

Site web www.auf.org

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) est un réseau mondial d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche partiellement ou entièrement francophones. En 2019, ses 944 membres sont présents dans 116 pays[3], ce qui fait d'elle la plus importante association d’universités au monde basée sur une langue commune[4],[5]. L'AUF est présente dans 40 pays[6] et son siège est situé sur le campus de l'Université de Montréal. Depuis le , elle est dirigée par Jean-Paul de Gaudemar[7]. Le Président en exercice est Sorin Cîmpeanu.

L'AUF est également l’opérateur pour l’enseignement supérieur et la recherche du Sommet de la Francophonie. À ce titre, elle met en œuvre, dans son champ de compétences, les résolutions adoptées par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage.

MissionModifier

Dans le respect de la diversité des cultures et des langues, l’AUF agit pour une francophonie universitaire engagée dans le développement économique, social et culturel des sociétés. Conformément à sa stratégie 2017-2021, elle accompagne les établissements d’enseignement supérieur et de recherche pour relever trois grands défis : la qualité de la formation, de la recherche et de la gouvernance universitaire ; l’insertion professionnelle et l’employabilité des diplômés ; l’implication dans le développement global des sociétés.[passage promotionnel]

HistoriqueModifier

En 1961 fut créée l'« Association des universités partiellement ou entièrement de langue française » (AUPELF), qui deviendra par la suite l'« AUPELF-UREF ». L'un des initiateurs de ce projet était le journaliste canadien Jean-Marc Léger, qui en fut la cheville ouvrière en tant que secrétaire général de 1961 à 1978[8].

Lors du Sommet de la Francophonie de Dakar en 1989, les chefs d'État et de gouvernement ont décidé de faire de cette agence un opérateur direct du Sommet et de changer son appellation, dans la charte de la Francophonie, en Agence universitaire de la Francophonie.

Liste des Présidents et RecteursModifier

Présidents
  • 1961 - 1966 : Mgr Irénée Lussier (Canada/Québec)
  • 1966 - 1969 : Mohamed Ghali El Fassi (Maroc)
  • 1969 - 1972 : Claude Renard (Belgique)
  • 1972 - 1975 : Robert Mallet (France)
  • 1975 - 1978 : Seydou Madani Sy (Sénégal)
  • 1978 - 1980 : Paul Lacoste (Canada/Québec)
Recteurs


Liste des Secrétaires générauxModifier

  • 2009 - 2014 : Wanda Diebolt (France)
  • 2014 - 2015 : Nelly Fesseau (France)
  • 2016 - 2019 (en cours) : Jean-Pascal Bonhotal (France)

Implantations dans le mondeModifier

L'Agence universitaire de la Francophonie dispose de plusieurs implantations dans le monde [10] :

  • Un rectorat et son siège à Montréal
  • Un rectorat et des services centraux à Paris
  • Dix directions régionales qui pilotent ses interventions sur le terrain :
Directions régionales de l'Agence universitaire de la Francophonie
Région Ville Pays
Afrique centrale et Afrique des Grands Lacs (ACGL) Yaoundé Cameroun (CM)
Afrique de l'Ouest (AO) Dakar Sénégal (SN)
Asie-Pacifique (AP) Hanoï Viêt Nam (VN)
Caraïbes (C) Port-au-Prince Haïti (HT)
Amérique (A) Montréal Canada (CA)
Europe centrale et Europe de l'Est (ECO) Bucarest Roumanie (RO)
Europe de l'Ouest (EO) Bruxelles Belgique (BE)
Maghreb (M) Rabat Maroc (MA)
Moyen-Orient (MO) Beyrouth Liban (LB)
Océan Indien (OI) Antananarivo Madagascar (MG)

InstitutsModifier

Campus numériques francophonesModifier

Les Campus numériques francophones (CNF) ont été créés pour appuyer le développement des technologies de l'information et de la communication dans les universités du Sud.

CritiquesModifier

Dans le quotidien québécois Le Devoir en 2013, le vice-recteur et professeur de l'époque, Pierre Noreau signale ses inquiétudes quant à la publication massive de la recherche en langue anglaise au détriment du français[12].

En effet une enquête présentée par Jennifer Dion, Le défi de former une relève scientifique d’expression française : l’usage du français et de l’anglais dans la formation universitaire aux cycles supérieurs au Québec, évoque l'hégémonie de la langue anglaise dans les publications scientifiques notamment dans les secteurs du génie, de l'administration et des sciences de la santé[13].

Pierre Noreau explique que dans les domaines des sciences sociales l'utilisation de la langue implique des enjeux différents[12] : « on n’a pas de langage universel, comme en mathématique, par exemple. Par conséquent, le fait d’écrire dans une langue ou dans une autre, ça a un impact direct sur le contenu même. Il y a une plus grande compénétration des dimensions linguistiques et des modes d’expression de la pensée. Dans ces secteurs-là, on ne peut tenir compte de la production scientifique sans tenir compte du caractère linguistique[12]

Pierre Noreau évoque également la problématique de l’accessibilité et de la diffusion des publications scientifiques en langue française : « le milieu francophone de la recherche ne bénéficie pas d’un système d’indexation systématique des publications scientifiques[12]», contrairement au milieu anglo-saxon.

Il souligne en terminant que la solution pourrait résider dans la publications des recherches avec l'aide des éditions numériques contrairement aux éditeurs traditionnels, qui selon lui, sont moins sensibles à la problématique[12].

Notes et référencesModifier

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Voir aussiModifier