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Agapet Ier

prélat catholique

Agapet Ier
Image illustrative de l’article Agapet Ier
Biographie
Nom de naissance Agapetus
Naissance Date inconnue
Rome
Décès
Constantinople
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat
Fin du pontificat

Agapet Ier, ou Agapit Ier ou saint Agapet, né à Rome, pape du au .

C'est un saint chrétien fêté le 20 septembre ou le 22 avril[1].

BiographieModifier

Agapet est un pape qui régna de 535 à 536. On ignore sa date de naissance, il mourut le 22 avril 536. Il était le fils de Gordien, un prêtre romain qui avait été tué pendant une émeute au temps du pape Symmaque. Son premier acte officiel fut de brûler, en présence du clergé assemblé, l'anathème que Boniface II avait prononcé contre son rival Dioscore en ordonnant qu'on le conservât dans les archives romaines[2]. Il confirma les décrets du concile tenu à Carthage après la libération de l'Afrique du joug vandale, et selon lesquels les convertis de l'arianisme étaient déclarés inéligibles aux Ordres sacrés, tandis que ceux qui avaient déjà été ordonnés étaient réduits à l'état laïque. Il accepta un appel de Contumeliosus, évêque de Riez, qu'un concile à Marseille avait condamné pour immoralité et il ordonna à saint Césaire d'Arles qu'on accordât à l'accusé un nouveau procès devant les délégués du pape.

Pendant ce temps Bélisaire, après avoir conquis très facilement la Sicile, se préparait envahir l'Italie. Le roi des Goths, Théodat ne vit plus que la ressource de prier le vieux pontife de se rendre à Constantinople et d'exercer son influence personnelle sur l'empereur Justinien[3]. Pour payer les coûts de cette ambassade, Agapet fut contraint de mettre en gage les vases sacrés de l'Église de Rome. Il partit au milieu de l'hiver avec cinq évêques et une imposante escorte. En février 536, il parut dans la capitale de l'Orient où il fut reçu avec tous les honneurs dus au chef de l'Église de Rome. Comme il l'avait sans doute prévu, sa visite était vouée à l'échec car Justinien était trop décidé à rétablir les droits de l'Empire en Italie. Mais du point de vue de l'Église, la visite du pape à Constantinople fut en définitive un triomphe, à peine moins mémorable que les campagnes de Bélisaire. Celui qui à l'époque occupait le siège de Constantinople était un certain Anthime qui, sans l'accord des chanoines, avait quitté son siège épiscopal de Trébizonde pour se joindre aux crypto-monophysites, lesquels, de concert avec l'impératrice Théodora, complotaient pour saper l'autorité du Concile de Chalcédoine.

Malgré les protestations des orthodoxes, l'impératrice plaça finalement Anthime sur le siège patriarcal. À peine le pape fut-il arrivé que les membres les plus éminents du clergé dénoncèrent le nouveau patriarche comme un intrus et un hérétique. Le pape Agapet le somma de faire une profession de foi écrite et de revenir occuper le siège qu'il avait abandonné ; sur son refus, le pape refusa toute relation avec lui et le rejeta de sa commuion. Cette mesure canonique contraria l'empereur, qui avait été trompé par sa femme concernant l'orthodoxie de celui qu'elle protégeait ; dans ce conflit d'intérêt, il alla jusqu'à menacer le pape de bannissement. Le pape Agapet répondit avec esprit: « C'est impatiemment que j'étais venu contempler Justinien, l'empereur Très-Chrétien... Et voilà que je trouve à sa place un Dioclétien, dont les menaces, cependant, ne me font pas peur. » Ce langage intrépide arrêta Justinien, qui finit par se convaincre que la foi d'Anthime était suspecte ; il ne fit plus aucune objection quand le pape, exerçant la plénitude de ses pouvoirs apostoliques, déposa et suspendit l'intrus et, pour la première fois dans l'histoire de l'Église de Constantinople, consacra lui-même le successeur d'Anthime, légalement élu, Mennas.

Cet exercice mémorable de la prérogative papale ne devait pas être oubliée par les Orientaux, qui, tout comme les Latins, vénèrent ce Pape comme saint. Justinien, afin d'écarter de lui-même tout soupçon de pactiser avec l'hérésie, remit humblement au Pape une confession écrit de sa foi ; le Pape l'accepta en faisant remarquer, à juste titre : « Bien que je ne puisse admettre qu'un laïc ait le droit d'enseigner la religion, je remarque avec plaisir que le zèle de l'empereur est en parfait accord avec les décisions des Pères. » Peu de temps après, le pape Agapet tomba malade et mourut, après un règne glorieux de dix mois. Sa dépouille mortelle fut placée dans un cercueil de plomb, à Rome, et déposée dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, le 20 septembre, jour où l'on célèbre sa mémoire. Les Grecs le fêtent le 22 avril, jour de sa mort.

Il existe deux lettres du pape Agapet à Justinien, en réponse à une lettre de l'empereur ; dans la seconde, il refuse de reconnaître les ordinations des Ariens. Dans deux autres lettres, la première étant adressée aux évêques d'Afrique, porte sur le même sujet ; la seconde, adressée à Reparatus, évêque de Carthage, est une réponse à une lettre où ce dernier qui le félicitait de son élévation au Siège apostolique[2],[4].

Notes et référencesModifier

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d'une traduction de l'article de la Catholic Encyclopedia
  1. Nominis : Saint Agapit Ier
  2. a et b The Ancient Library
  3. Breviarium S. Liberati, ap. Mansi, Concilia, vol. IX, p. 695
  4. Mansi, Concilia, VIII, p. 846—850

Liens externesModifier

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