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Afropithecidae

famille éteinte de singes catarrhiniens

Arbre phylogénétiqueModifier

Phylogénie des familles de singes, d'après Perelman et al. (2011)[1] et Springer et al. (2012)[2] :

 Simiiformes 
 Catarrhini 
 Cercopithecoidea 

 Cercopithecidae (babouins, macaques, colobes...)


 Hominoidea 

 Hylobatidae (gibbons)



 Hominidae (orang-outans, gorilles, chimpanzés et hommes)




 Platyrrhini 

 Cebidae (sapajous, singes-écureuils, ouistitis, tamarins...)




 Pitheciidae (sakis, ouakaris, titis...)



 Atelidae (atèles, singes-hurleurs...)





EspècesModifier

La famille des Afropithecidae comprend 3 genres ne comportant chacun qu'une seule espèce[3],[4] :

  • Afropithecus (R. E. Leakey & M. G. Leakey, 1986)
  • Heliopithecus (Andrews & Martin, 1987)
    • Heliopithecus leakeyi (Andrews & Martin, 1987) : Arabie saoudite, 17 millions d'années
  • Morotopithecus (Gebo et al., 1997)

DescriptionModifier

Les espèces de cette famille présenteraient plus de caractères dérivés que les espèces de Proconsulidae. Morotopithecus bishopi semble par exemple montrer une aptitude à la brachiation, que l'on ne trouve pas chez les Proconsulidae[5]. Les Afropithecidae semblent préfigurer les Hominidae, qui leur seraient toutefois partiellement contemporains.

Afropithecus turkanensis et Morotopithecus bishopi ont la taille d'un chimpanzé. Les trois espèces d'Afropithecidae possèdent des dents à émail épais[3].

AnalyseModifier

La position phylogénétique de Morotopithecus demeure toutefois débattue parmi les spécialistes, le paléoprimatologue David Begun le classant plutôt parmi les Proconsulidae.

Heliopithecus, découvert dans la péninsule arabique et daté de 17 millions d'années, semble amorcer la sortie d'Afrique des Hominoidea, qui se répandent en Eurasie vers cette époque, à la faveur de la collision des plaques africaine et arabique avec la plaque eurasiatique.

RéférencesModifier

  1. (en) P. Perelman, W. E. Johnson et al., « A molecular phylogeny of living primates », PLoS Genetics, vol. 7, no 3,‎ , e1001342 (PMID 21436896, PMCID 3060065, DOI 10.1371/journal.pgen.1001342, lire en ligne)
  2. (en) Mark S. Springer, Robert W. Meredith et al., « Macroevolutionary Dynamics and Historical Biogeography of Primate Diversification Inferred from a Species Supermatrix », PLoS ONE, vol. 7, no 11,‎ , e49521 (ISSN 1932-6203, PMID 23166696, PMCID 3500307, DOI 10.1371/journal.pone.0049521, lire en ligne)
  3. a et b (en) Biren A. Patel et Ari Grossman, « Dental metric comparisons of Morotopithecus and Afropithecus : Implications for the validity of the genus Morotopithecus, Interdepartmental Doctoral Program in Anthropological Sciences, Stony Brook University, Stony Brook, NY 11794, USA », Journal of Human Evolution, vol. 51, no 5,‎ , p. 506-512
  4. (en) Martin Pickford (2002), New reconstruction of the Moroto hominoid snout and a reassessment of its affinities to Afropithecus turkanensis, Human Evolution, 17, 1–19
  5. (en) Laura MacLatchy (2004), The oldest Ape, Evolutionary Anthropology : Issues, News, and Reviews, 13: 90–103, lire le résumé en ligne, DOI:10.1002/evan.10133

Voir aussiModifier