Affaire des films de la FNAC

L'affaire des films de la FNAC est une affaire criminelle française jugée devant la 15e chambre correctionnelle du tribunal de Paris le 30 mars 1979.

HistoireModifier

L'affaire des films de la FNAC concerne le jugement de Gérard Roussel, arrêté en septembre 1977 à la Fnac, où il venait retirer des films mettant en scène une fillette. L'employé de la FNAC alerte la police, qui trouve au domicile du suspect les documents qui lui permettent de retrouver les jeunes filles avec lesquelles il sera accusé d'avoir eu des rapports sexuels[1].

Le 23 mars 1979, une lettre est publiée dans le « Courrier des lecteurs » du journal Libération, en soutien au suspect et accusant la «morale d'Etat»: «Ce que vise l'ordre moral, c'est le maintien de la soumission des enfants-mineur(e) s au pouvoir adulte.»[2] Le texte est signé par 63 personnes, dont Pascal Bruckner, Georges Moustaki, et Christiane Rochefort[2].

Le suspect est inculpé d'attentat à la pudeur sur des enfants. Les juges décident de « correctionnaliser » l'affaire[1] en transformant les accusations d'« attentats à la pudeur commis sans violence contre des enfants de moins de quinze ans » en « violences et voies de fait commises contre des enfants de moins de quinze ans »[1], ce qui réduit les délais et la peine maximale de 10 ans à 5 ans de réclusion criminelle, bien que l'on « puisse contester que des violences contre des enfants soient plus répréhensibles qu'un attentat à la pudeur commis avec leur consentement », estime alors, début avril 1979, Le Monde[1], qui cite par ailleurs un appel en faveur de Gérard Roussel[1],[3][réf. à confirmer] : « Donner de l'amour à un enfant et en recevoir de lui par une présence, de la tendresse, des caresses, est un délit, voire un crime. On sait aussi que deux mineurs, qui font l'amour ensemble, se détournent l'un l'autre aux termes de la loi. Le caractère anachronique de cette législation est renforcé par le fait qu'une jeune fille de moins de quinze ans peut se procurer une contraception, sans l'autorisation de quiconque. »

Gérard Roussel comparaît le 30 mars 1979, finalement accusé d'avoir eu des rapports sexuels avec des fillettes de 6 à 12 ans[1]. Le suspect ne conteste pas les faits mais rejette toute accusation de violence et nie qu'il y ait eu « pénétration réelle »[1].

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g Bertrand Le Gendre, « M. Gérard Roussel, pédophile », Le Monde, 2 avril 1979.
  2. a et b « Le devoir d'inventaire », sur LExpress.fr, (consulté le )
  3. Ambroise-Rendu 2014, p. xxxvi

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Article connexeModifier