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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Adrienne Lecouvreur (homonymie).
Adrienne Lecouvreur
Adrienne Lecouvreur - Musée de Chalons.jpg
Portrait, Musée des Beaux-Arts de Châlons-en-Champagne, v. 1725, auteur inconnu
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
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A travaillé pour

Adrienne Lecouvreur est une comédienne française, née Adrienne Couvreur à Damery (Marne) près d'Épernay le , morte à Paris le .

Sommaire

BiographieModifier

Fille d'une blanchisseuse et d'un ouvrier chapelier (Robert Couvreur, homme violent et alcoolique)[1], elle vient à Paris, son père s'établissant dans le voisinage de la Comédie-Française[1]. Après être confiée aux filles de l'instruction chrétienne, Adrienne Couvreur intègre une petite troupe de comédiens. Elle séduit un officier de la garnison, Philippe Le Roy, avec qui elle a une petite fille, Élisabeth-Adrienne, baptisée le 3 septembre 1710. Elle entretient ensuite une liaison avec François-Joseph de Klinglin, fils du plus haut magistrat de Strasbourg,et futur Prêteur royal, dont elle aura une fille, Françoise Catherine Ursule. Adrienne se fait remarquer à ses débuts à la cour de l'hôtel de Sourdéac, rue Garancière à Paris. C'est à cette occasion que le doyen de la Comédie Française Le Grand s'entiche d'elle, lui donne des cours de diction et ajoute un article à son patronyme (Lecouvreur)[2]. Elle entre dans la troupe de la Comédie-Française et y joue pour la première fois dans Mithridate de Jean Racine le . Elle veut jouer Célimène dans Le Misanthrope, mais doit y renoncer, le public refusant de la voir dans un rôle de comédie tant elle excelle dans la tragédie. Elle innove en renonçant à la diction chantante traditionnelle dans la tragédie et adopte une déclamation « simple, noble et naturelle[3] ».

 
Gravure à l'eau forte, gravure en taille douce, 1809

Elle collectionne les amants : elle a en 1720 une liaison amoureuse avec le maréchal de Saxe, ce qui lui vaut la haine fatale de sa rivale, la duchesse de Bouillon, femme d'Emmanuel-Théodose de La Tour d'Auvergne, et avec Voltaire dont elle interprète plusieurs tragédies.

En 1730, sa santé se délabre ; elle s'évanouit pendant une représentation. Elle fait encore l'effort d'interpréter Jocaste dans l'Œdipe de Voltaire, mais meurt peu après. Le bruit court qu'elle a été empoisonnée à l'instigation de la duchesse de Bouillon. Voltaire demande une autopsie, dont les résultats ne sont pas concluants. Les comédiens étant frappés d'excommunication, l'Église lui refuse un enterrement chrétien. Elle est donc enterrée à la sauvette par des amis du maréchal de Saxe et de Voltaire, dans le marais de la Grenouillère (actuel Champ-de-Mars). Voltaire, scandalisé, exprime son indignation dans le poème La Mort de Mlle Lecouvreur :

Et dans un champ profane on jette à l'aventure
De ce corps si chéri les restes immortels !

Dieux ! Pourquoi mon pays n'est-il plus la patrie
Et de la gloire et des talents ?

PostéritéModifier

LittératureModifier

  • Dans Louis XV et sa cour, Alexandre Dumas raconte l'affaire de la duchesse de Bouillon et d'Adrienne Lecouvreur.

GravureModifier

ThéâtreModifier

MusiqueModifier

CinémaModifier

Sa vie a été plusieurs fois portée à l'écran :

RéférencesModifier

  1. a et b Dumas.
  2. Christiane Marciano-Jacob, Adrienne Lecouvreur: l'excommunication et la gloire, Editions Coprur, , p. 41
  3. René Pomeau, Voltaire en son temps, t. 1, p. 135.
  4. Harvard Art Museum, gravures par Eugène Leguay dans les collections

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

CorrespondanceModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier