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Adrien Prévost de Longpérier

archéologue et numismate français

Henry Adrien Prévost de Longpérier ( à Paris - [1] dans le 16e arrondissement de Paris) est un numismate, archéologue et un conservateur français du XIXe siècle.

BiographieModifier

Il était le fils d'Henri Simon Prévost de Longpérier un commandant de la garde nationale qui fut par la suite maire de Meaux de 1840 à 1848[2],[3].

En 1836, il entra au cabinet des médailles de la Bibliothèque royale (future Bibliothèque nationale). Protégé par Raoul-Rochette, il obtient la place de premier employé en 1842[4]. Il publia en 1840 une étude fondamentale sur la numismatique des souverains sassanides, et se consacra quelques années plus tard à la numismatique des Arsacides. Il fonde avec le baron Jean de Witte le Bulletin archéologique de l’Athenaeum français. En 1856, après le départ de Louis de la Saussaye, Adrien de Longpérier reprend avec Jean de Witte la direction de La Revue numismatique.

 
Les sculptures de Khorsabad dans leur présentation actuelle

De 1847 à 1870 il fut conservateur des antiques au musée du Louvre. En 1848 il est le seul conservateur du Louvre à n’être pas renvoyé lors du changement de régime[5]. En tant que conservateur des antiques il était responsable de collections provenant d'aires culturelles et d'époques très variées. À ce titre, il accueillit au Louvre les premières sculptures assyriennes arrivées en France depuis Khorsabad, et s'intéressa de près au déchiffrement du cunéiforme. Il fut aussi chargé de recevoir la collection Campana. Parmi des intérêts scientifiques nombreux on peut aussi citer les civilisations de l'Amérique et les antiquités nationales : Longpérier fut à l'origine d'un musée mexicain (1850) et l'un des membres de la commission de création du musée de Saint-Germain-en-Laye.

À partir de 1854 il fut membre de l'Académie des inscriptions et belles lettres. Il fut directeur de la Revue numismatique de 1856 à 1872[6]. À partir de 1858 il fut membre du Comité des travaux historiques et scientifiques.

Il meurt en 1882 au 47 rue Scheffer (16e arrondissement de Paris)[7].

NotesModifier

  1. Mort de M. Longpérier « Le Gaulois » 15 janvier 1882
  2. T. Sarmant, Le cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale 1661-1848, Droz, 1994, p.  286
  3. Lors de son élection il céda son hôtel particulier à la sous-préfecture fr.topic-topos.com
  4. T. Sarmant, 1994, p.  286
  5. T. Sarmant, 1994, p.  279
  6. Jean Lafaurie, « La Revue numismatique a 150 ans », Revue numismatique, 1986, pp. 24-25 persee.fr
  7. « Rue Scheffer », Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, t. 2 (« L-Z »), p. 506.

ŒuvresModifier

RéférencesModifier