Adrien-Sébastien de Jessaint

Adrien-Sébastien de Jessaint
Fonctions
Préfet du Gard
-
Conseiller d'État
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
TrannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
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Archives conservées par
Archives nationales (F/1bI/164/4)Voir et modifier les données sur Wikidata

Adrien-Sébastien de Jessaint ou Adrien-Sébastien Bourgeois de Jessaint, né le à Bar-sur-Aube, mort le au château de Beaulieu à Trannes dans l'Aube est un haut fonctionnaire français, conseiller d'État et préfet sous la monarchie de Juillet.

BiographieModifier

Adrien-Sébastien est issu d'une dynastie de préfets. Il est un fils du préfet Claude-Laurent Bourgeois de Jessaint[1] et le père du préfet Henri Fernand Bourgeois de Jessaint et un cousin du préfet Ernest Bourlon de Sarty[2].

Il commence sa carrière dans le corps du Conseil d'État, où il est auditeur à partir d'[1]. Il entre ensuite dans l'administration préfectorale comme sous-préfet de Troyes en , puis de Genève à partir de [1].

Promu maître des requêtes au Conseil d'État en , il est nommé sous-préfet de Soissons en . Il réintègre le Conseil d'État en « service ordinaire » à partir de 1822. Il est ensuite sous-préfet de Saint-Denis de au [1] où il est responsable de la reforme de la Gendarmerie Nationale et de l'Instruction publique[3].

Adrien-Sébastien de Jessaint est installé préfet de la Lozère en . Il est préfet du Gard, d'octobre 1834 à 1843. Il s'occupe beaucoup de l'enseignement: il fait construire des écoles et il fonde Le Journal des écoles primaires du Gard, journal qui a existé de 1835 à 1839[4], il subventionne des orphelinats protestants et catholiques et il crée un service d'inspection des enfants trouvés. Il fait beaucoup pour le désenclavement du département par la construction de ponts, routes et chemins de fer. Après avoir envoyé sur place un nombre de commissaires-voyers pour les chemins vicinaux, il installe un service permanent de commissaires-inspecteurs de chemins. Il joue un rôle actif dans réalisation des chemins de fer du Gard[5].

Il est promu conseiller d'État en , mais continue à être en « service extraordinaire », comme préfet.

Il est préfet d'Eure-et-Loir en . Le département lui doit l'établissement d'un dépôt général d'enfants trouvés et impotents[6]. Il est préfet de la Haute-Marne à partir de janvier 1848. Il est révoqué le de la même année, à la suite de la révolution de 1848[1].

HonneursModifier

À Paris, la rue de Jessaint, ainsi baptisée en 1829, lui doit son nom[7]. La commune de La Chapelle faisait à l'époque partie de l’arrondissement de Saint-Denis (département de la Seine) : en 1860, la rue de Jessaint fit partie de territoire annexé par Paris et la commune de La Chapelle disparut. La place de Jessaint a été incorporée à la place de la Chapelle en 1877[8]. Ouvert par la suite, le square de Jessaint tient son nom de celui de la voie publique. En 1873, l'impasse d'Isly est rebaptisée impasse de Jessaint[9] ; cette voie, qui longeait le faisceau ferroviaire de la gare du Nord, est supprimé lors de l'élargissement de ce dernier[10],[11].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  • C. Meyer, « Jessaint (Adrien-Sébastien Bourgeois de) », Dictionnaire de biographie française (DBF), tome 18 (Humann-Lacombe), 1994, colonne 657
  • « Bourgeois de Jessaint (Adrien, Sébasten », Archives nationales (France) (répertoire nominatif par Christiane Lamoussière, revu et complété par Patrick Laharie ; répertoire territorial et introduction par Patrick Laharie), Le Personnel de l’administration préfectorale, 1800-1880, Paris : Centre historique des Archives nationales, 1998, 1159 pages, 27 cm, (ISBN 2-86000-271-5), page 137.
  1. a b c d et e « Bourgeois de Jessaint (Adrien Sébastien) », dans Les Préfets du 11 ventôse an VIII au 4 septembre 1870, Paris, Archives Nationales, La Documentation française, 1981 (ISBN 2-86000-064-X), p. 62-63.
  2. Les préfets de la Marne, des dynasties à l'E.N.A.
  3. Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët
  4. Anne-Marie Duport, L'enjeu de l'école dans le Gard de la Révolution à la monarchie de Juillet, dans: Annales historiques de la Révolution française, vol 297, 1994, page 491
  5. Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations - Conseil général du Gard 1837
  6. L. Chevalier, Histoire de Bar-sur-Aube, 1851, page 296
  7. Marquis de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris, XVIIIe Arrondissement 1910, page 5.
  8. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), « Arrêté du 1er février 1877 », p. 412.
  9. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), « Arrêté du 10 novembre 1873 », p. 400.
  10. Atelier parisien d'urbanisme, L'évolution physique du quartier de La Chapelle, février 1999 [lire en ligne]
  11. Plan parcellaire municipal de Paris (fin XIXe), 71e quartier Goutte d'Or, 123e feuille, côte PP/11788/C