Adolphe Kornman

Adolphe Kornman (né le à Paris 12e-) est un survivant de la Shoah à Paris, qui sera plus tard le premier président de Radio Shalom.

Adolphe Kornman
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Biographie
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Paris

BiographieModifier

Adolphe Kornman est né le dans le 12e arrondissement de Paris. Ses parents sont originaires de Galicie (Pologne), aujourd'hui en Ukraine. Avant de venir en France, sa famille habite Vienne, en Autriche. Le père y travaille comme garçon de café.

Le PletzlModifier

Les Kornman arrivent à Paris en 1922-1923. Ils s'installent au 27 rue des Rosiers dans le 4e arrondissement de Paris. Adolphe Korman grandit dans le quartier du Marais, dans le centre même du Pletzl.

Arrivé sans le sou en France, le père fait divers métiers: travaille chez Renault, dans une usine de sièges de toilette, se met à son compte dans les habits chiffons, devient forain dans la pelleterie avant de faire de l'Import/Export en déchets de fourrure/pelleterie en 1930. Il voyage pour affaires, y compris aux États-Unis.

Adolphe Korman a 2 sœurs: Dora née le à Paris et Frida née aussi un mais en 1930 à Paris. . Dora et Adolphe Kornman sont déclarés français à la naissance. Les parents sont naturalisés français en 1928 et Frida est née française.

La famille observe un judaïsme traditionnel sans être très pratiquante : les fêtes telles le Seder, Roch Hachana, Yom Kippour sont célébrées. L'éducation juive se fait après l'école, à proximité, dans un Heder, à l'oratoire Roger Fleischman, au 18, rue des Écouffes, créé en 1931 par Armand Fleischman.

L'école que fréquente Adolphe Kornman est l'École élémentaire des Hospitalières-Saint-Gervais. Elle est située exactement en face, dans une rue perpendiculaire à son domicile du 27 rue des Rosiers, la Place des Hospitalières-Saint-Gervais, pour les enfants tout simplement La Place. Cette école, à l'origine privée mais devenue publique, a pour élèves les enfants juifs du quartier. Elle est dirigée par Joseph Migneret.

À la maison, la langue d'usage est le yiddish, langue utilisée aussi par ses amis. Ses parents parlent également l'allemand, ayant vécu à Vienne en Autriche, où ils se sont rencontrés. Il apprend le français à l'école maternelle. C'est la langue avec laquelle il s'identifie, bien que conservant ses attaches avec le yiddish, sa langue maternelle.

DéménagementModifier

Les moyens financiers s'étant améliorés, la famille déménage en 1934 dans un cadre plus spacieux et plus élégant, au 26 rue de Rivoli, en fait juste au bout de la rue des Écouffes. On est encore dans le Pletzl.

Seconde Guerre mondialeModifier

Adolphe Kornman[1],[2],[3] assiste à la rafle du Vélodrome d’Hiver en .

En , sa famille trouve un passeur pour atteindre la Zone libre avec des faux papiers fournis par Joseph Migneret. Il restera caché à Lyon jusqu'à l'occupation de la zone libre, et se cachera ensuite à Nice. Il finit par quitter la ville quand celle-ci est envahie par les Allemands en septembre 1943. Grâce au réseau de la Sixième, Adolphe Kornman franchit la frontière suisse en mai 1944. Il y demeure quelques mois, dans différents camps, dont le camp du " Bout du monde" avant de rentrer en France, après la libération du territoire.

Notes et référencesModifier

Articles connexesModifier