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Adolphe-Auguste Lepotier

Adolphe-Auguste Lepotier
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Officier de marineVoir et modifier les données sur Wikidata
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Adolphe-Auguste Lepotier (Nantes, -Paris, ), est un officier de marine et écrivain français.

BiographieModifier

Il entre dans la marine comme matelot en . Quartier-maître de la canonnière Batailleuse à Rochefort, il devient en , second maître et entre en 1919 à l’École des élèves officiers de marine.

Enseigne de vaisseau de 2e classe (), il embarque sur le croiseur cuirassé Marseillaise dans l'Atlantique puis passe sur l'aviso hydrographe Beautemps-Beaupré en Syrie.

Promu enseigne de 1re classe (), il sert en sur le Lapérouse à la mission hydrographique de l'Indochine et à celle de Madagascar () sur l'aviso Bellatrix. Il y obtient des félicitations du ministre.

En , il est sur le Quentin-Roosevelt à la station de la Manche puis fait en 1926 l’École supérieure d'électricité. Lieutenant de vaisseau (), il est breveté transmetteur et devient chef du service transmissions sur le croiseur La Motte-Picquet en escadre de l'Atlantique en .

Professeur de navigation à l'École navale (), il est félicité par le ministre pour la qualité de son enseignement. En , il est nommé chef du service transmissions du Dupleix puis sert à l'état-major de la 1re escadre (1932) avant d'entrer en octobre de la même année à l’École de guerre navale dont il sort breveté avec un témoignage officiel de satisfaction. Il est alors envoyé à l'état-major de la 8e division légère sur le Chacal (1933) puis à la 6e division sur le Bison (1934).

Officier de manœuvre sur le cuirassé Provence (), affecté au 3e bureau de l’État-major général où il est chargé des questions de tactique et d’entraînement, il est promu capitaine de corvette en . En , il commande le torpilleur Trombe et se fait remarquer durant la campagne de 1940 où il est cité pour son excellente défense contre les attaques aériennes des 12 et .

Le , il parvient à quitter Mers el-Kébir après l'attaque britannique. Capitaine de frégate (), il travaille à la direction du port de Casablanca et passe à l'état-major de la marine au Maroc. Commandant de la Tempête et de la 6e division de torpilleurs en Méditerranée, il se distingue pendant les opérations de libération de la Corse en assurant la responsabilité de quarante convois.

Le , il réussit brillamment par ses manœuvres et son tir précis, à éparpiller les formations de bombardiers allemands qui l'attaquaient et sauve les passagers du paquebot torpillé El-Biar. En août, il prend part au débarquement de Provence.

Capitaine de vaisseau (), chef d'état-major de l'inspection générale des forces maritimes, il commande en le croiseur Montcalm puis est nommé en , chef du 3e bureau de l’État-major général.

Chef de la section militaire de l'Institut des hautes études de la défense nationale (), il est chargé d'y enseigner les opérations combinées et la géostratégie.

Conférencier renommé, il est promu contre-amiral en , commande le secteur de Brest, est nommé major général dans la même ville en et prend sa retraite en .

Il meurt le au sein de l'Hôpital Notre Dame Du Bon Secours dans le 14e arrondissement de Paris[1].

ŒuvresModifier

Élu à l'Académie de marine en , on lui doit de nombreux ouvrages :

  • Corsaire du Sud, 1936
  • Mer contre terre, 1945
  • La Guerre moderne dans les trois dimensions, 1949
  • Cap sur la Corse, 1952
  • Raids sur la mer, 1953
  • Commando dans la Gironde, 1957
  • Les Russes en Amérique, 1958
  • L'Aventure aéro-polaire, Editions France-Empire, Paris, 1958
  • La Bataille de l'or, 1960
  • Les Fusiliers marins, 1962
  • Le Premier Tour du monde sous les mers, 1963
  • Bateaux-pièges, 1964
  • Les Derniers Cuirassés, 1967
  • Les Derniers Torpilleurs, 1969

Lepotier est aussi l'auteur de nombreuses études historiques sur les grands ports : Bizerte, Brest, Lorient, Toulon, Cherbourg, Dunkerque et Marseille.

Récompenses et distinctionsModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Archives de Paris 14e, acte de décès no 2495, année 1978 (vue 20/31)
  2. Dossier absent de la Base Léonore. Ses nominations sont rappelées dans Journal de la marine marchande, vol. 52, 1970, p. 1485

Liens externesModifier