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Adel al-Joubeir
عادل بن أحمد الجبير
Illustration.
Adel al-Joubeir, en 2018.
Fonctions
Ministre d'État saoudien aux Affaires étrangères
En fonction depuis le
(5 mois et 18 jours)
Monarque Salmane
Ministre des Affaires étrangères saoudien

(3 ans, 7 mois et 28 jours)
Monarque Salmane
Prédécesseur Saoud al-Fayçal
Successeur Ibrahim Abdelaziz Al-Assaf
Ambassadeur d'Arabie saoudite aux États-Unis

(8 ans, 2 mois et 30 jours)
Prédécesseur Tourki ben Fayçal Al Saoud
Successeur Abdallah ben Fayçal Al Saoud
Biographie
Nom de naissance Adel ben Ahmed al-Jubeir
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Al-Majma'ah
(Arabie saoudite)
Nationalité saoudienne

Adel al-Joubeir

Adel ben Ahmed al-Joubeir (arabe : عادل بن أحمد الجبير) né le à Al-Majma'ah[1], est un diplomate et homme politique saoudien. Il est ministre des Affaires étrangères du royaume du au .

Sommaire

BiographieModifier

FormationModifier

Né à Al-Majma'ah, au nord de Riyad, il étudie dans son pays, en Allemagne, au Yémen, au Liban et aux États-Unis où il obtient une licence en sciences politiques et économie à l’université de North Texas en 1982 et une maîtrise en relations internationales à l'université de Georgetown en 1984. Il reçoit en 2006 un doctorat honorifique en sciences humaines de l’université de North Texas[2].

Carrière diplomatiqueModifier

En 1987, il intègre le service diplomatique saoudien et est affecté à l'ambassade aux États-Unis, où il devient conseiller spécial de l'ambassadeur Bandar ben Sultan Al Saoud. Au cours de la première guerre du Golfe, en 1991, il devient porte-parole du gouvernement saoudien.

En 1991, il fait partie de la délégation du Conseil de coopération du Golfe à la conférence pour la paix de Madrid, puis de la délégation saoudienne aux discussions pour le contrôle multilatéral des armes de Washington en 1992. En décembre 1992, il est envoyé au sein des forces armées saoudiennes en Somalie avec la Force d'intervention unifiée des Nations unies.[2].

Il accède à la direction du bureau saoudien de l’information et des affaires du Congrès à Washington en 2000. La même année, il est nommé conseiller du prince héritier d’Arabie saoudite en matière d'affaires étrangères[2].

Il joue un rôle clé dans la stratégie de communication de l'Arabie saoudite aux États-Unis depuis les attentats du 11 septembre[3]. Le 29 janvier 2007, il est nommé ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington en remplacement de Tourki ben Fayçal Al Saoud. En 2011, il réchappe à une tentative d’assassinat à Washington, attribuée par Riyad aux agents iraniens de la force Al-Qods[4].

Ministre des Affaires étrangèresModifier

Le , il est nommé ministre des Affaires étrangères en remplacement du prince Saoud ben Fayçal Al Saoud, en fonction depuis quarante ans[3]. Il est le second à accéder à ce poste sans appartenir à la famille royale saoudienne, après Ibrahim ben Abdallah Al Sowayel (en), en poste entre 1960 et 1962. Pour certains, la nomination d’Adel al-Joubeir est le reflet du souhait du royaume de porter à la tête de sa diplomatie un homme capable de s’adresser à une audience occidentale, et particulièrement américaine[5].

En janvier 2017, Adel al-Joubeir participe à la conférence sur la paix au Proche-Orient organisée à Paris et présidée par Jean-Marc Ayrault[6]. En juin 2017, après la rupture des relations de plusieurs pays du Golfe avec le Qatar, il précise à l’occasion d’une visite à Washington pour rencontrer son homologue américain Rex Tillerson qu’il n’y a pas de blocus contre le Qatar[7].

Le , il est relevé de son poste par le roi Salmane et rétrogradé au rang de ministre d'État, correspondant à une fonction de secrétaire d'État[8].

Vie privéeModifier

Il est marié depuis 2009 à Farah al-Fayez, avec qui il a deux enfants[9].

Prix et récompensesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) Sa fiche biographique sur le site de l'ambassade d'Arabie saoudite aux États-Unis
  2. a b et c (en) « H.E Adel Al Jubeir Minister of Foriegn Affairs », sur Mofa.gov.sa (consulté le 13 novembre 2017)
  3. a et b « Adel al-Jubeir, le nouveau chef de la diplomatie, un as de la communication », L'Orient-Le Jour, 30 avril 2015
  4. Olaf Bruns, « Adel al-Joubeir : "Dire que les Saoudiens financent l'extrémisme, c'est absurde !" », sur Euronews.com, (consulté le 18 novembre 2017)
  5. Hussein Ibish, « Royal Reshuffle: Saudi Shakeup Consolidates King’s Power », The Arab Gulf States Institute in Washington,‎ (lire en ligne, consulté le 13 novembre 2017)
  6. Hala Kodmani, « Pour Riyad, «l’Iran doit décider s’il est une révolution ou un Etat-nation» », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 13 novembre 2017)
  7. « Riyad se défend de vouloir étouffer économiquement Doha », sur Letemps.ch, (consulté le 18 novembre 2017)
  8. « Le roi Salmane dégrade le ministre des Affaires étrangères Adel Al-Joubeir et décharge Turky al-Cheikh », sur le1.ma,
  9. (en) Gail Scott, « Spring Breaks », Washington Life Magazine, 1er mars 2009
  10. Tony Karon, « Person of the Week: Adel al-Jubeir », Time,‎ (lire en ligne, consulté le 13 novembre 2017)
  11. (it) « Commendatore ordine al merito della Repubblica italiana », sur Quirinale.it (consulté le 13 novembre 2017)
  12. (en) « Adel al-Jubeir: Saudi Arabia’s man in Washington », sur Aawsat.com, (consulté le 18 novembre 2017)

Voir aussiModifier