Adélaïde de Rheinfelden

reine consort de Hongrie

Adélaïde de Rheinfelden, aussi connue sous les noms d'Adélaïde de Souabe et d'Adélaïde de Hongrie (en allemand : Adelheid), née vers et morte en , est une reine consort de Hongrie par son mariage avec le roi Ladislas Ier de Hongrie.

Adélaïde de Rheinfelden
Titre de noblesse
Reine consort
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Activité
Reine régnanteVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Berthold de Rheinfelden
Agnes von Rheinfelden (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Autres informations
Religion

BiographieModifier

 
Saint Ladislas (Chronica Hungarorum)

Adélaïde est née vers 1065[1]. Elle est la fille Rodolphe de Rheinfelden, duc de Souabe et antiroi du Saint-Empire romain germanique et de sa seconde épouse, Adélaïde de Savoie[1]. Elle est la nièce de Berthe de Turin, épouse de l'empereur germain Henri IV et la sœur de Berthold de Rheinfelden[2].

Vers 1077 ou 1078, Adélaïde épouse Ladislas Ier de Hongrie, Saint Ladislas, de la dynastie Árpád[3]. Ladislas apporte son soutien à Rodolphe dans sa bataille pour le trône contre l'empereur Henri IV. En 1079, la mère d'Adélaïde meurt, suivie en 1080 par son père, qui meurt lors de la Bataille de Hohenmölsen[1].

En 1081, le Pape Grégoire VII écrit à Adélaïde pour la prier d'encourager son époux à soutenir les monastères et à se montrer généreux envers les pauvres et les faibles[4].

Adélaïde meurt en [5].

DescendanceModifier

 
Portrait de Sainte Irène, fille d'Adélaïde

Adélaïde a deux enfants[5]:

Elle n'aura pas de fils. Son mari n'en ayant pas eu d'une précédente union et ne s'étant pas remarié après la mort d'Adélaïde bien qu'il lui ai survécut 5 ans, il meurt donc sans héritier mâle, c'est pourquoi c'est son neveu Coloman, le fils de son frère aîné et prédécesseur sur le trône Géza Ier de Hongrie, qui lui succède.

HéritageModifier

 
La Croix d'Adélaïde

Selon le Liber constructionis monasterii ad S. Blasium (Livre de la construction de l'Abbaye Saint-Blaise)[6] et le Liber Originum Monasterij Sancti Blasij (Livre des origines de l'Abbaye Saint-Blaise) [7], elle aurait reçu de son beau-frère Géza Ier un fragment de la Vraie Croix, qu'elle offre à l'Abbaye Saint-Blaise à l'occasion des funérailles de sa mère qui s'y déroulèrent en 1079, la Croix d'Adélaïde. Elle fait le vœu d'y être enterrée également, ce qui semble être le cas, selon les recherches effectuées par Martin Gerbert[8], prince-abbé de Saint-Blaise au XVIIIe siècle.

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • (de) Hlawitschka E., « Zur Herkunft und zu den Seitenverwandten des Gegenkönigs Rudolf », dans Die Salier und das Reich, I, p. 175–220.

Liens externesModifier

RéférencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Adelaide of Rheinfelden » (voir la liste des auteurs).
(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Adelaide von Rheinfelden » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c et d (en) « Adelaide of Rheinfelden (c. 1065–?) » [archive du ], sur Women in World History: A Biographical Encyclopedia, Gale Research Inc. (consulté le 15 avril 2021)
  2. (la) Hermann Contract et Berthold de Reichenau, « Annales et chronica aevi Salici », dans Georg Heinrich Pertz et al. (éd.), Scriptores (in Folio) 5, Hannover, Monumenta Germaniae Historica, Digitalisat, , p. 450.
  3. Hlawitschka, Zur Herkunft, p. 182.
  4. (en) « Epistolae: Medieval Women's Latin Letters » [archive du ] (consulté le 15 avril 2021).
  5. a b et c Hiebl, Manfred, « Genealogie Mittelalter, Adelheid von Rheinfelden Koenigin von Ungarn » (consulté le 15 avril 2021).
  6. (la) Franz Joseph Mone, « Liber constructionis monasterii ad S. Blasium », dans Quellensammlung der badischen Landesgeschichte, Band 4, Karlsruhe, 1848–1867 (lire en ligne), p. 76–142.
  7. (de) Columban Reble, Liber Originum Monasterij Sancti Blasij In Silva Hercynia : Das ist: ein alt-geschribenes Buch vom Ursprung deß Gotts-Hauses St. Blasien auff dem Schwartzwald, Waldshut, (lire en ligne), pp. 37 et p. 227–237.
  8. (de) Martin Gerbert, Geschichte des Schwarzwaldes, vol. 1, , pp. 389.