Ouvrir le menu principal

Adèle Exarchopoulos

actrice française
Adèle Exarchopoulos
Description de cette image, également commentée ci-après
Adèle Exarchopoulos lors du Festival de Cannes 2014.
Naissance (26 ans)
Paris 14e (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Films notables La Vie d'Adèle
Les Anarchistes
Éperdument
Orpheline
Les Enfants de Timpelbach

Adèle Exarchopoulos [adɛl ɛgzaʁkɔpulɔs][1] est une actrice française née le à Paris.

Elle est révélée en par le film La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche. Steven Spielberg, alors président du jury du Festival de Cannes 2013, obtient une dérogation exceptionnelle afin qu'elle reçoive la Palme d'or avec le réalisateur et sa partenaire Léa Seydoux. Quelques mois plus tard, elle reçoit le César du meilleur espoir féminin lors de la 39e cérémonie des César.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Adèle[note 1] Exarchopoulos naît d'un père français d’origine grecque, Didier Exarchopoulos, professeur de guitare (aujourd'hui cadre dans la restauration), et d'une mère française infirmière, Marina Niquet. C'est son père qui lui amène la fibre artistique[3]. Elle a deux frères, Baptiste et Émile Exarchopoulos [4].

Elle grandit à Clichy puis Paris[5] et prend des cours de théâtre de 2001 à 2005 à l'Acte 9, tout en poursuivant sa scolarité au collège Condorcet, dans le 9e arrondissement, où elle obtient son brevet, puis au lycée Racine, où elle échoue au baccalauréat, « raté à un point » précise-t-elle[6]. Elle décide de ne pas le repasser et souhaite arpenter les castings[6].

En 2005, une directrice de casting, postulant dans le théâtre où elle apprend, lui propose de participer au casting d'un long métrage, avec Jean Rochefort, dont elle n'obtient pas la place[3]. Cependant, sa vidéo fait le tour des agences et elle joue dans le moyen-métrage, tourné en Bretagne, Martha, de Jean-Charles Hue[3].

Révélation et reconnaissance critique (2006-2014)Modifier

 
La jeune actrice au festival de Cannes 2013, pour La Vie d'Adèle.

En 2006, elle est repérée par Denis Planat, agent d'un acteur ayant joué avec elle dans Martha, qui la fait débuter à la télévision dans RIS Police scientifique (2006)[4].

Elle joue ensuite dans Boxes de Jane Birkin (2006), Les Enfants de Timpelbach de Nicolas Bary (2007), Tête de turc de Pascal Elbé (2009), La Rafle de Roselyne Bosch (2010), Chez Gino de Samuel Benchetrit (2011), Carré blanc de Jean-Baptiste Leonetti (2011), Des morceaux de moi de Nolwenn Lemesle (2013), et enfin La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche[7]. Le casting s'éternise sur deux mois[3], puis le tournage reste difficile pour elle, étalé sur six mois et avec de multiples prises de la part du réalisateur[6],[3]. Si le réalisateur à l'habitude de « puiser dans l'intimité de ses comédiens[3] », elle précise toutefois que « La Vie d'Adèle, ce n'est pas du tout ma vie à moi »[6].

Le succès critique du film la rend célèbre dans le monde entier et elle reçoit, en compagnie du réalisateur et de sa partenaire Léa Seydoux, la Palme d'or du Festival de Cannes 2013. Par ailleurs, elle remporte, en 2014, le César du meilleur espoir féminin[8],[9].

Confirmation (depuis 2014)Modifier

Elle confirme son talent cette année-là avec deux projets originaux : dans le drame Qui vive, de Marianne Tardieu[6], elle joue une institutrice donnant de l'espoir à un vigile, incarné par Reda Kateb ; dans le drame franco-russe Voyage vers la mère, de Mikhail Kossyrev-Nesterov, elle incarne une Française à la rencontre de son demi-frère russe.

En 2015, elle partage l'affiche du drame Les Anarchistes, d'Elie Wajeman, avec Tahar Rahim. Elle joue également dans un clip réalisé par Louis de Caunes, Apnée, aux côtés de Jérémie Laheurte.

L'année 2016 est marquée par deux déceptions : en premier lieu, le drame Éperdument, de Pierre Godeau (qui l'oppose à un autre « césarisé », Guillaume Gallienne), est reçu fraîchement[10]. Puis l'ambitieux drame américain The Last Face, réalisé par Sean Penn, qui lui donne pourtant la possibilité de côtoyer Javier Bardem et Charlize Theron, connaît une réception catastrophique au Festival de Cannes 2016[11].

En 2017, l'actrice partage l'affiche du film-concept Orpheline, d'Arnaud des Pallières, avec Adèle Haenel. Les deux jeunes femmes (accompagnées dans ce rôle par Solène Rigot et Véga Cuzytek) incarnent l'héroïne à des âges différents. Enfin, elle évolue aux côtés de Matthias Schoenaerts dans le drame Le Fidèle, coécrit et réalisé par Michaël R. Roskam.

Entre temps, elle pose ponctuellement dans des séries de photos pour Stéphane Sednaoui, Patrick Demarchelier avec lequel elle fait la couverture du Vogue Russia en [12] ou pour David Sims[3] ; elle fait également de la publicité pour Miu-Miu[13].

Trois ans après l'échec de The Last Face, elle revient au festival de Cannes 2019 pour jouer dans le thriller Sibyl : elle y incarne une actrice obsédant sa psy, interprétée par Virginie Efira, titulaire du rôle-titre.

Vie privéeModifier

Elle a été en couple avec Jérémie Laheurte[14]. En 2017, elle a un enfant avec le rappeur Doums[14],[15],[16],[17],[18],[19].

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

DistinctionsModifier

 
Adèle Exarchopoulos lors de la cérémonie des César 2014.

RécompensesModifier

NominationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Son prénom est choisi par son père le soir où sa mère a accouché : « il a bu une bière Adelscott, il s'est dit que c'était un signe. »[2]
  2. Normalement, la Palme revient toujours uniquement au réalisateur. Mais, outre la mise en scène, l'interprétation d'Adèle Exarchopoulos et de sa partenaire Léa Seydoux a été, pour ce prix, co-distinguée par le jury et mentionnée comme l'une des principales raisons de cette victoire.

RéférencesModifier

  1. Prononciation en français de France standardisé retranscrite selon la norme API.
  2. Juliette Deboom, « Adèle Exarchopoulos dévoile l'étonnante origine de son prénom », sur parismatch.com, .
  3. a b c d e f et g Jean-Sébastien Chauvin (photogr. David Sims), « L'adulée », Vogue Paris, no 941,‎ , p. 322 à 325 (ISSN 0750-3628)
  4. a et b Morgane Giuliani, « Cinq choses à savoir sur Adèle Exarchopoulos », lefigaro.fr, .
  5. Caroline de Bodinat, « La vraie vie d'Adèle Exarchopoulos », sur next.liberation.fr,
  6. a b c d et e Gilles Médioni (photogr. Stéphane Sednaoui), « Adèle Exarchopoulos & Tahar Rahim », L'Express Styles, no supplément à L'Express n° 3253,‎ 6 au 12 novembre 2013, p. 82 à 85
  7. AlloCine, « Adèle Exarchopoulos », sur AlloCiné (consulté le 17 octobre 2017)
  8. Canal+, « César 2014 - Meilleur espoir féminin - Adèle Exarchopoulos _ La vie d'Adèle... », (consulté le 9 novembre 2017)
  9. « César 2014 : Adèle Exarchopoulos, meilleur espoir féminin », melty,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2017)
  10. https://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/eperdument/
  11. https://variety.com/2016/film/markets-festivals/sean-penn-last-face-cannes-1201779504/
  12. (en) « Vogue Russia June 2016 Adele Exarchopoulos by Patrick Demarchelier », sur fashioneditorials.com
  13. Catherine Castro, « Adèle Exarchopoulos en liberté non surveillée », sur marieclaire.fr
  14. a et b Audrey Kucinskas, « Adèle Exarchopoulos est enceinte de son premier enfant », sur lexpress.fr,
  15. « Anniversaire: Adèle Exarchopoulos a 25 ans », sur francesoir.fr, .
  16. Catherine Balle, « «Le Fidèle» : la nouvelle vie d'Adèle Exarchopoulos », sur leparisien.fr, .
  17. « Adèle Exarchopoulos en a marre d'être nue à l'écran »,
  18. Klhoé Dominguez, « Adèle Exarchopoulos est enceinte », sur madame.lefigaro.fr, .
  19. Clara Nahmias, « Adèle Exarchopoulos est enceinte », sur premiere.fr,
  20. « Cannes : la Palme d'or pour La Vie d'Adèle », sur Le Point,

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :