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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir AGV.
Structure de l'acide méthanoïque, un acide gras volatil.

Les acides gras volatils (AGV) sont des acides gras à chaîne carbonée courte (moins de six atomes de carbone).

OrigineModifier

Dans la nature ils sont produits par la flore microbienne de la panse des ruminants et de façon générale dans les premières étapes de la dégradation anaérobie de la matière organique. Ils jouent un rôle important dans l'alimentation de ces derniers (on les considère notamment comme le "carburant" des colonocytes (cellules de l'épithélium du colon)[1].

CatégoriesModifier

Les principaux acides gras volatils sont

Dans le rumen des ruminants, les trois premiers représentent respectivement 60 %, 20 % et 15 % des acides gras volatils ingérés pour une alimentation classique à base de fourrages[2], mais les proportions varient fortement suivant la ration.

Production en bioraffinerieModifier

Dans un digesteur, le contrôle de certains paramètres permet de doper la production d'acides gras volatils, pouvant ensuite être utilisés comme molécules de base pour produire des biocarburants, des bioplastiques ou d'autres molécules d'intérêt[3]. Selon une étude récente, dans le fermenteur la production est optimisée (+10 à + 25%) avec :

  • un milieu neutre à légèrement acide (6,0 à 7,0)[3] ;
  • un THS court (moins de 10 jours)[3] ;
  • des températures favorables aux bactéries thermophiles[3] ;
  • un taux de charge organique d’environ 10 kgVS / m3d [3] ;
  • l'ajout d'acides minéraux (0,5 à 3,0%), qui accroît la solubilisation des matières organiques[3];
  • un prétraitement thermique (de 140 à 170°C) qui accroît la solubilisation des matières organiques[3].

AGV et santéModifier

Les AGV sont des activateurs moléculaires. Chez les mammifères ils favorisent le stockage des graisses dans l'adipocytes (via un inhibiteur de la lipoprotéine lipase (le FIAF ou fasting-induced adipocyte factor)[4].

Suite à des déséquilibres du microbiote intestinal les AGV sont impliqués dans certaines maladies neurologiques chez l'homme (maladies métaboliques et inflammatoires)[5]. Une tendance à l'obésité a été associée chez la souris à une flore intestinale produisant trop de butyrate et de propionate[4].

Notes et référencesModifier

  1. Van Gossum, A. (2007). http://www.institut-benjamin-delessert.net/export/sites/default/.content/media/documents/JABD/Resumes-orateurs-JABD/resumes-2007/Vangossum.pdf Probiotiques et maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI)]. Nutrition clinique et métabolisme, 21(2), 81-84. Voir p2
  2. « Acide gras volatil - Définition », sur Santé-médecine.net
  3. a b c d e f et g Strazzera, G., Battista, F., Garcia, N. H., Frison, N., & Bolzonella, D. (2018) Volatile fatty acids production from food wastes for biorefinery platforms : A review. Journal of environmental management, 226, 278-288.
  4. a et b Hautier O (2010) Flore intestinale et maladies métaboliques: D’après les conférences de R. Burcelin. Congrès de l’Alfediam, Strasbourg 17–20 mars 2009. In Annales d'Endocrinologie (Vol. 71, No. 1, p. 31). http://www.em-consulte.com/en/article/244201
  5. Burcelin R & Amar J (2009) Flore intestinale et maladies métaboliques: Intestinal microflora and metabolic diseases. Médecine des maladies Métaboliques, 3(2), 159-164 (résumé)

Attention: les sources utilisées pour la rédaction de cet article sont manquantes ou peu fiables.