Accès aux études de santé en France

En France, l’accès aux études des professions de santé : médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme et pharmacien peut se faire, à compter de 2020, après une première année de licence avec une option « accès santé » (LAS), ou bien après un parcours « accès santé » spécifique (PASS) comprenant une discipline dite mineure permettant une réorientation.

HistoriqueModifier

Après Mai 68, la loi Faure permet l’université libre d’accès pour les bacheliers. Dans le même moment, le nombre d’étudiants en médecine augmente considérablement (de plus de 35 000 en 1963, à 59 800 en 1967). La loi du 12 juillet 1971 aménageant certaines dispositions de la loi Faure permet aux ministres de l’Éducation et de la Santé d’arrêter le nombre des étudiants de première année du premier cycle des études médicales ou odontologiques (chirurgie dentaire) admis à entrer en deuxième année du premier cycle[1]. Ce sont alors les capacités formatrices des hôpitaux qui déterminent ces effectifs. Ensuite, la loi du 2 janvier 1979 précise qu’il faut de plus prendre en compte « les besoins de la population »[2],[3].

La loi du 7 juillet 2009 instaure une première année commune aux études de santé (PACES), qui concerne désormais les études pharmaceutiques et celles de maïeutique (sage-femme), à compter de 2011[4].

Pour remédier au taux d’échec élevé des étudiants aux différents concours de la PACES, la loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche de 2013 instaure plusieurs passerelles expérimentales permettant l'accès aux études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de maïeutique pour une durée de six ans, étendu à huit en 2018[5],[6].

La loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé supprime le numerus clausus à compter de la rentrée universitaire 2020[7].

Les différentes modalités d'accès à partir de 2020Modifier

Capacité d’accueilModifier

Les capacités d'accueil des formations en deuxième et troisième années de premier cycle sont déterminées annuellement par les universités. Pour déterminer ces capacités d'accueil, chaque université prend en compte les objectifs pluriannuels d'admission en première année du deuxième cycle de ces formations. Ces objectifs pluriannuels, qui tiennent compte des capacités de formation et des besoins de santé du territoire, sont arrêtés par l'université sur avis conforme de l'agence régionale de santé concernée. L'agence régionale de santé consulte, au préalable, la conférence régionale de la santé et de l'autonomie concernée. Les objectifs pluriannuels d'admission en première année du deuxième cycle sont définis au regard d'objectifs nationaux pluriannuels relatifs au nombre de professionnels à former établis par l'Etat pour répondre aux besoins du système de santé, réduire les inégalités territoriales d'accès aux soins et permettre l'insertion professionnelle des étudiants[8].

Parcours accès santé spécifique (PASS)Modifier

Le parcours accès santé spécifique est dispensée dans une université comportant une unité de formation et de recherche de santé[9]. L'étudiant devra choisir une mineure en complément, qui correspond à ses points forts (par exemple : option droit, biologie, littérature...). En clair le PASS est le nouveau nom de l’ancienne PACES, première année de médecine, pour laquelle il y avait beaucoup d’échecs. Avec la L.AS (voir plus bas) ces deux voies d’accès aux études de santé permettront de recruter les médecins, pharmaciens, dentiste et sage-femme de demain. 60% des étudiants de deuxième année proviendront d’une PASS tandis que 40% proviendront d’une L.AS.

Il faut malgré tout préciser qu’en dépit de la réforme, ces deux voies d’accès restent particulièrement sélectives. Les étudiants n’ont plus le droit de redoubler en PASS mais seront obligés, en cas d’échec, de se diriger vers une L.AS s’ils veulent retenter leurs chances en médecine. C'est pourquoi bien souvent les candidats de niveau moyen se tournent vers une prépa médecine, souvent durant un an, après l'obtention du bac, pour accéder par la suite aux études de santé en maitrisant déjà le programme de PASS.

Licence accès santé (L.AS)Modifier

La licence avec le module "accès santé" est dispensée dans une université comportant ou non une unité de formation et de recherche de santé[9].

Par exemple à Caen, les licences de droit, psychologie, mathématiques, informatique, physique, chimie, sciences de la vie, sciences pour la santé, économie et STAPS permettront de choisir le module optionnel "accès santé" et ainsi de présenter l'un des concours de santé[10].

Au terme de la première, deuxième ou troisième année de licence, l'étudiant pourra, s'il valide son année de licence, présenter le concours de médecine, odontologie, maïeutique ou pharmacie, constitué d'épreuves écrites et orales. S'il est reçu, il pourra accéder à la deuxième année de la filière qu'il aura présentée.

+11 Droit, Éco
Gestion

Agrégé
Médical
DESM
+10 Arts
Lettres
Langues

HDR
HDR Sciences
Humaines
Sociales

HDR
Sciences
Techno
Santé

HDR
+9 Dentaire
Pharmacie
DES
Niv 8
+8
Doctorat
Arts
Lettres
Langues
Doctorat
Droit
Éco
Gestion
Doctorat
Sciences
Humaines
Sociales
Doctorat
Sciences
Techno
Santé
Architecte
DSA
DPEA
Compta
DEC
+7
+6 ENM, DSN,
EHESP
EHESS EHESP ENV
ENM, ENA
HMONP
Niv 7
+5
Master
Arts
Lettres
Langues
Master
Droit
Éco
Gestion
Master
Sciences
Humaines
Sociales
Master
Sciences
Techno
Santé
DFASM
DFASO
DFASP
Sage-femme
DESF
Sciences
Po

HEC
St Cyr
EMI
ENC
ENS
ENS
HEC
ENV
ENS
DEA DSCG Musique
CA
D2CS
Écoles
Privées

MS
MSc
Arts et
Design

DNSEP
DSAA
+4 INSPE
EDJ
EDA, ENG,
ENAP
ENSP, IAE
INSPE
EDJ
CMI
Niv 6
+3
Licence
Arts
Lettres
Langues
Licence
Droit
Éco
Gestion
Licence
Sciences
Humaines
Sociales
Licence
Sciences
Techno
Santé
DFGSM
DFGSO
DFGSP
DFGSMa
DEEA DCG DNSP
DUMI
Bachelor
Diplovis
DN
MADE

DNA
Paramédical
IFPS
IRFSS
BUT
Niv 5
+2
AL
BL
LSH
ECG
D1
D2
BC
MP
PC
PSI
PT
Social et
Sports

IRTS
BTS
+1 LAS
PASS
CE, DE
DNOP
RNCP
Bac +
Universités Grandes
Écoles
CPGE Écoles IUT STS

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Textes réglementairesModifier

Liens externesModifier