Ouvrir le menu principal

Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Académie de Caen.
Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen
SceauAcademieCaen.png
Sceau de l’Académie
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Siège social
Pays
Langue
Organisation
Fondateur
Président
Jean-Pierre Marin
Secrétaire général
Godefroy Kugel
Affiliation
Publication
Mémoires de l'Académie
Site web

L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen est une société savante fondée en par Jacques Moisant de Brieux. C’est la première académie littéraire en France après l’Académie française.

Elle a compté Samuel Bochart, Pierre-Daniel Huet, Jean Regnault de Segrais et Garaby de la Luzerne parmi les premiers de ses membres. Elle créera ensuite, en , quatre ans avant la fondation de l’Académie des sciences de Paris, la première Académie de Physique de France.

HistoireModifier

Les honnêtes gens de Caen avaient pour habitude de s’entretenir des affaires publiques au carrefour Saint-Pierre, le lundi, qui était le jour de l’arrivée de la poste. Comme ils étaient fréquemment dérangés par les intempéries, Moisant de Brieux remédia à cet inconvénient en mettant l’hôtel d'Escoville où il demeurait à leur disposition.

Se contentant, à ses débuts, de lire La Gazette et de discuter les nouvelles, l’assemblée en vint bientôt à débattre de sujets littéraires et scientifiques. Dès , l’Académie de Caen était devenue une société réglée aux destinées de laquelle Moisant de Brieux présidera jusqu’à sa mort en . Les réunions se réunissent sous la protection de François de Goÿon sieur de Matignon, lieutenant-général du roi en Normandie, qui réside dans l'hôtel d'Escoville. Après la mort de ce dernier en 1675, l'académie se disperse[1].

Jean Regnault de Segrais prend la relève en accueillant à son tour l’Académie chez lui de jusqu’à sa propre mort survenue en .

L’Académie subit alors une interruption de quatre ans jusqu’en , date à laquelle le beau-frère de Jean Regnault de Segrais, Jean-Claude de Croisilles, lui offre asile chez lui. L’existence de l’Académie se voit également confirmée cette année-là avec la réception de lettres patentes de création du roi sous le nom d’Académie royale des Belles-Lettres[2]. Ayant connu une nouvelle interruption à la suite d'un désaccord avec son hôte, l’Académie doit attendre l’hospitalité de l’évêque de Bayeux, Paul d'Albert de Luynes, qui met une salle de son palais à sa disposition, pour se réunir à nouveau. Une nouvelle interruption sera causée par un nouvel affront fait par ce même évêque qui, mécontent de ce que l’Académie avait admis des protestants en son sein, lui fit un grave affront en négligeant de se rendre à une assemblée extraordinaire qu’il avait convoquée lui-même sous prétexte d’une importante affaire qui s’avéra être une simple partie d’échecs.

À la Révolution, l’Académie de Caen connaît le sort de toutes les Académies de France. Il faudra attendre le pour qu’elle soit finalement rétablie par le général Dugua, alors préfet du Calvados, sous le nom de « Lycée de Caen » puis de « Société académique » et enfin d’« Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres » en 1801.

L’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen a été reconnue d’utilité publique par un décret en date du [3].

Lieux de réunionModifier

 
L'hôtel d'Escoville.

Membres de l'Académie de CaenModifier

Voir la catégorie : Membre de l'Académie de Caen.

André-Marie Ampère - Robert Angot de l'Éperonnière - Pierre Beljambe - Samuel Bochart - Jean-Jacques Boisard - Nicolas Brémontier - Adolphe Brongniart - Jacques de Callières - Pierre Chaunu - François Coppée - Guillaume-Martin Couture - J. Hector St John de Crèvecoeur - Jean-Claude de Croisilles - Pierre Daru - Paul Deschanel - René-Nicolas Dufriche Desgenettes - Jules Dumont d'Urville - Pierre Samuel du Pont de Nemours - Léonce Élie de Beaumont - Charles-Michel de L'Épée - Octave Feuillet - Camille Flammarion - Augustin Fresnel - Antoine Galland - Antoine Garaby de la Luzerne - Henri Joseph Eugène Gouraud - Georges Goyau - André Graindorge - Émile Guépratte - Martial de Guernon-Ranville - Émile Guimet - François Guizot - Jean-Baptiste Haillet de Couronne - Claude-Adrien Helvétius - Gilles Henry - Célestin Hippeau - François Honorat de Beauvilliers - Pierre-Daniel Huet - Charles Joret - Gervais de La Rue - Jean de La Varende - Bernard Germain de Lacépède - Alphonse de Lamartine - Pierre-Simon de Laplace - Jacques-Louis Le Noir - Théodore-Éloi Lebreton - Chrétien-Siméon Le Prévost d'Iray - Guillaume-François Le Trosne - Urbain Le Verrier - François Magendie - Henry de Magneville - Étienne-Jules Marey - Louis Mexandeau - Lucien Musset - Pierre-Joseph Odolant-Desnos - Outhier - Henri Poincaré - Charles-Gabriel Porée - François-Joseph Quesnot - Jean Regnault de Segrais - Jean II Restout - Henri François Anne de Roussel - Jean-Henry Roussel de la Bérardière -René-Norbert Sauvage - Léopold Sédar Senghor - Charles-Timoléon de Beauxoncles, sieur de Sigogne - Jules Simon - Alexis de Tocqueville - Raymond Triboulet - Jacques-Christophe Valmont de Bomare - Antoine Yart

Notes et référencesModifier

  1. Formigny de La Londe, Arthur Richard Rouxelin de, Documents inédits pour servir à l'histoire de l'ancienne Académie royale des Belles-Lettres de Caen, 1854, Caen p. 16 [lire en ligne]
  2. Lettres patentes avec les statuts pour l'Académie des belles-lettres établie en la ville de Caen. Enregistrées au Parlement de Normandie le . [lire en ligne]
  3. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d'État, 1853, p. 408 [lire en ligne]

AnnexesModifier