Abus de substances

type d'abus
Abus de substances
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Comparaison d'une séquelle perçue à la suite d'une ingestion de psychotropes.

Traitement
Médicament Oxycodone, quétiapine, Buprenorphine/naloxone (en), diazépam, protoxyde d'azote, oxymorphone, hydromorphone, kétamine, mirtazapine, gabapentine, lorazépam, lopéramide, fentanyl, alprazolam, (RS)-citalopram, zolpidem, naltrexone, buprénorphine, escitalopram et Panadol Indonesia (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Spécialité Psychiatrie et narcologie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Classification et ressources externes
CIM-10 F10.1-F19.1
CIM-9 305
DiseasesDB 3961
MedlinePlus 001945
MeSH D019966

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L’abus de substances (abus substantiel ou troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psycho-actives[1]) est l'usage excessif d'une ou plusieurs drogues, c'est-à-dire de substances qui modifient le fonctionnement de l'esprit (psychotropes) et sont considérées comme entraînant une dépendance. Il s'agit en fait de ce qu'on nomme couramment toxicomanie.

La psychiatrie considère comme un trouble mental un tel usage pour des effets non-thérapeutiques ou non-médicaux. Les substances considérées incluent : alcool, amphétamines, barbituriques, benzodiazépines (en particulier temazépam, nimétazépam et flunitrazépam), cocaïne, méthaqualone et opiacés. En plus de blessures et séquelles physiques, psychiques et sociales, l'usage de ces drogues est réprimé par la loi dans de nombreux pays[2].

En 2010, environ 5 % des personnes (230 millions) consommaient une substance illicite.[3] Parmi ceux-ci, 27 millions ont une consommation de drogue à haut risque, également connue sous le nom de consommation de drogue récurrente, ce qui nuit à leur santé, cause des problèmes psychologiques et/ou cause des problèmes sociaux qui les exposent à ces dangers.[3],[4] En 2015, les troubles liés à l'utilisation de substances ont entraîné 307 400 décès, contre 165 000 décès en 1990.[5],[6] Parmi ceux-ci, les nombres les plus élevés proviennent des troubles liés à la consommation d'alcool avec 137 500 décès, des troubles liés à la consommation d'opioïdes à 122 100 décès, des troubles liés à la consommation d'amphétamines à 12 200 décès et des troubles liés à la consommation de cocaïne à 11 100.[7]

Définitions (DSM)Modifier

La première édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association Américaine de Psychiatrie (publié en 1952) groupe les abus de substances et d'alcool dans la section "Trouble de la personnalité sociopathe", à l'époque perçu comme étant un symptôme des troubles psychologiques et de la faiblesse morale.

RéférencesModifier

  1. Classification Internationale des Maladies (CIM-10
  2. (2002). Mosby's Medical, Nursing, & Allied Health Dictionary. Sixth Edition. Drug abuse definition, p. 552. Nursing diagnoses, p. 2109 (ISBN 978-0-323-01430-4).
  3. a et b « World Drug Report 2012 », UNITED NATIONS (consulté le )
  4. « EMCDDA | Information on the high-risk drug use (HRDU) (formerly 'problem drug use' (PDU)) key indicator », sur emcdda.europa.eu (consulté le )
  5. « Substance Use Statistics » (consulté le )
  6. Collaborators GBD 2013 Mortality and Causes of Death, « Global, regional, and national age-sex specific all-cause and cause-specific mortality for 240 causes of death, 1990–2013: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2013. », Lancet, vol. 385, no 9963,‎ , p. 117–71 (PMID 25530442, PMCID 4340604, DOI 10.1016/S0140-6736(14)61682-2)
  7. Collaborators. GBD 2015 Mortality and Causes of Death, « Global, regional, and national life expectancy, all-cause mortality, and cause-specific mortality for 249 causes of death, 1980–2015: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2015. », Lancet, vol. 388, no 10053,‎ , p. 1459–1544 (PMID 27733281, PMCID 5388903, DOI 10.1016/S0140-6736(16)31012-1)

Lien externeModifier